‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 156 sur 339 · LE RHIN · texte numérisé non relu

LE RHIN

NOMENCLATURE

Villes principales. — Si/isso .- Coire, Cons tanci; (ville l);ii|ijjs(;j, ScliallViuso, /W/c.

Al/.i;rna;/7iK : Sjilrc;, Maiiiiiioirn, Worms, Mayciirc, Coblonz, Hoiin, Coloipic, Dusseldorf.

.Ilcilliindr; : Nirni'f,'ii(;, Utrucht, Loyde, lioticrihiiii .

Affluents de droite : 1° Nucknr (TubinKf!, Sliill'^arl, lIcidclhorK). — 2" Main (lîairoiilli, liariiliij'p-, \VMrl/ljoiji'^(, l'')-aiii:fort, ^{fossi à (jaiichc di; la iiitz). — 3° ImIih. — Sit'f/. -- W W'vpjicv (liarrncn et Elberfold). — O"

liiihr. 1" .

Affluents de gauche. — 1" Am- fHc^rnc et. Soluurci, grossi à g. des lacs de liiinivc et

Neuchûtel, à dr. de la Limmat (hc do Zurich) de la lieuss (lac des Quatrc-Caiitons). — 2° /// (Mulhouse, Strasbourg). — S' Nahe. — 1° Moselle (Épiiial/roul, Met/., Trêves), grossie à droile de la Meurt/ie {Nancy} et de la Sarrp.. — 5" Meuse, qui unit ses bouches à celles du Uhin et do l'Escaut (Verdun, Sedan, M6zières, Namur, Liôge), grossie à g. de la Samôre (Cliarleroi).

■^■^ Importance |»oliti<iiic «lu

Itliin. — Le Rhin barre du Sud au Nord toute la parlic de l'Europe qui s'étend au Nord des Alpes; il a servi aiitreTois de frontière au monde barbare cl au inonde romain ; dans les temps modernes, c'est la limile naturelle que la France a lento de conquérir pour assurer sa sécurité et

celle de sa capitale, Pai'is ; enfin il relie directement par ses affluents les diverses régions naturelles de V Allemagne : c'est pourquoi cette puissance s'est efforcée de nous en écarter le plus possible.

Variété clu cours du Rbin.

— Peu de fleuves ont triomphé de plus d'obstacles naturels pour échapper au bassin primitif que lui avait préparé le relief du sol, aucun ne traverse dans un cours plus restreint autant de régions différentes.

Né au cœur des Alpes au mont Adula, dans le massif du Saint-Gothard, au pied du glacier de l'Enfer, il coule d'abord dans une des grandes vallées longitudinales des Alpes; puis décrit un coude brusque pour s'échapper de la montagne par sa lisière septentrionale.

Il forme le lac de Constance, traverse le plateau de Suisse et de Souabe et franchit le Jura par les célèbres chutes de Schaffouse [10 mètres).

A Bâle s'ouvre, devant le fleuve, une large route, dirigée du Nord au Sud, entre la double muraille desYosges et de la Vorèt- Noii'e; il s'y engage et arrose les riches plaines de l'Alsace et duPalatinat; nulle part sa vallée n'est plus largement ouverte.

A Mayence, il se heurte aux hauteurs du Taunus, et, forcé de se replier vers l'Ouest pour chercher une issue, il s'est frayé à travers le plateau schisteux, qui est le prolongement oriental des Ardennes, un long et étroit corridor, bordé de roches pittoresques, couronnées de vieux burgs féodaux (fig. 71). Il n'en sort qu'à Bonn, où sa rive gauche se dégage, tandis que 1 1 rive droite est encore dominée par des hauteurs jusqu'à Bi sseldorf.

Fig. 71. — Burg féodai.

Il n'a plus alors, pour arriver à la mer, qu'à traverser l'extrémité occidentale de la plaine allemande : ['inclinaison du sol est si faible, que ses eaux se divisent près de la mer en d'innombrables bras retenus dans leurs lils par des digues : VYsscl se dirige au Nord vers le Zuyderzée ; le Lerh et le Wahal tournent à l'Ouest; le premier confondant ses eaux avec celles de la Meu.se; le second envoyant le Veclit h Utrccht et au Zuyder/.ée, le vieux nhin h Leyde et aux eûtes rcctiligm s de la hollande.

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