‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 179 sur 339 · PORTUGAL · texte numérisé non relu

PORTUGAL

NOMENCLATURE POLITIQUE

Superficie. — Environ 93000 kil. car. y compris les îles Açores et Madère (France: ,5->9 000).

Population. — Un peu plus de 4 millions 1/2 d'hab. (France: 38 millions); 51 hab. par kil. car. (France: 11).

Divisions administratives- — Les anciens gouvei'nements d'Alemtejo, d'Algarve, de Beira, d'Estremadure, d'Entre-Minho eDouro, de Traz-oz-Montes, sont aujourd'hui divisés en

19 provinces auxquelles il faut ajouter les îles Açores et Madère qui ne comptent pas parmi les colonies.

Budget. — 200 millions. (France : 3 milliards et demi ; — Paris : 440 millions). Dette. — 2 milliards et demi. (France :

20 milliards).

Armée. — 80 000 hom. (France : 1800000.) Marine militaire. — Cuirassés : 1 (France : 70).

Colonies. — En Afrique: les îles du Cap- Vert, des comptoirs en Guinée, les îles du Prince G\. de San-Thomé, les comptoirs côtiers et intérieurs de VAngola et de Mozambique; — en Asie: Goa, Damao et Diu (carte, p. iGj), dans l'Hindoustan, et Macao, en Chine (carte, p. 167) ; — «i Océanie: une partie de Timor. — Superficie: 1 825 000 kil. car. avec une population de 3 335 000 hab. (France : plus de 2 millions de kil. car. avec 30 millions d'habitants en comprenant les États protégés).

Principales villes. — Lisbonne (250), rade adiuii-able et beau port sur l'Atlantique, à l'embouchure du Tage, capitale du royaume (distance de Paris : 560 lieues) ; — Porto (100), sur le Douro, port commerçant, centre du commerce des vins dits d'Oporto.

Religion dominante. — Le catholicisme.

KOMENCLATURE ÉCONOMICTUE

Commerce extérieur. — 300 millions environ (l'raiice: 10 milliards).

Commerce avec la France. — 40 millions.

Mouvement des ports. — 15 000 entrées et sorties de navires (France : 80 000).

Tonnage de la marine marchande. — 1000 0 tonneaux (France : 1 million).

Chemins de fer. — 1700 kil. (France:

Caractère africain «le l'Espagrne. — Tandis que les deux autres péninsules méditerranéennes de l'Europe, î'Ilalie et la Turquie, se relient par leur relief à celui de l'Europe, l'Espagne forme un tout presque isolé et se rattache plus à Y Afrique qu'à l'i-iurope. Les Pyrénées, en effet, sont séparées du inassil central français par les vallées de l'Aude et de la

Garonne, et par la trouée de Naurouse qui forment une grande vallée naturelle entre l'Océan et la Méditerranée. Le canal unissant les deux mers suit cette dépression, qui s'étend de Narbonne à Bordeaux.

Au contraire, le détroit de Gibraltar, est comme le Bosphore ou le Sund, une percée relativement récente; et les eaux de la Méditerranée ont été autrefois retenues dans un bassin fermé par une barrière qui s'étendait des rochers de Gibraltar (Espagne) à la pointe às C.enta (Afrique).

^/ws. C^est on plateau bordé montagnes «le toutes parts. — L'Espagne est donc une péninsule africaine rattachée à Y Europe. C'est un vaste plateau de (iOO mètres au moins en moyenne au-dessus du niveau de la mer, et bordé de toutes parts par des terrasses montagneuses parfois très élevées.

L'Espagne, dont les cartes ont donné longtemps une idée fausse, n'est point parcourue par une chaîne ibérique, séparant nettement les versants de la Méditerranée et de l'Océan, avec des ramifications embrassant les bassins du Douro, du Tage, du Guadiana et du Guadalquivir. En réalité, les côtes de la Péninsule (réduction du grand continent africain) sont bordées par des montagnes que chacun de ses lleuves a dû percer avant d'aboutir à la mer. Quelques-uns mêmes y sont engagés tout entiers comme le Mondego et le Minho.

Tantôt ces montagnes bordent immédiatement la mer [Canlabre, Galice, Catalogne, Sierra Nevada); tantôt elles laissent à leurs pieds une plaine étroite {Murcie, Valence), ou des plages sablonneuses (Portugal) ; mais elles enserrent de toutes parts le plateau ibérique, et la vallée du Guadalquivir s'ouvre seule largement sur la mer.

■•■r^ Les rides montag'neuses du plateau. — La surface du plateau est ridée par des montagnes dont la hauteur absolue est considérable, mais qui paraissent peu élevées, à cause de l'altitude générale du sol.

Entre le Douro et le Tage, une série de Sierras, dont la principale est celle de Guadarrama, sépare la Vieille de la Nouvelle Castille. Le principal passage est celui de Somo Sierra, que garde YEscurial.

La vallée du Jalon ouvre de même un passage de Madrid à l'Aragon. Le Tage et le Guadiana, au moins dans leur cours supérieur, sur le plateau dénudé de la Manche, ne sont pas plus séparés l'un de l'autre que la Seine et la Loire entre Paris et Orléans.

Le Tage va se heurter en Portugal à la Sierra da Esirella ; le Guadiana, romion- Irant celle d'Ossa, descend du plateau vers la mer par de sombres défilés.

La .Sierra Morcna marque la vraie lisière de ce plateau au Sud, et la Sierra

Nevada, ou plutôt l'ensemble des petits massifs isolés et parallèles appelé Sierra Nevada, est une terre africaine par excellence.

Toute la péninsule, par la pauvreté et le caractère torrentiel de ses fleuves, par ses surfaces désertes ou couvertes seulement d'herbes que le soleil dessèche, a un aspect africain; la Sierra Nevada semble un lambeau de l'Atlas isolé par la mer du reste du massif.

Division et nijtité de FEspagrne. — Ainsi la péninsule ibérique est divisée comme un échiquier en un certain nombre de compartiments isolés, où se sont développés des êtres politiques différents : les Asturies, la Galice, le royaume de Léon, les deux Castilles, Y Aragon, la Navon'e, la Catalogne, les

Fig. 77. — L'Alhambra de Grenade.

royaumes de Valence et de Murcie, YAndalousie, les Baléares.

Les Espagnes, aujourd'hui réunies en un seul royaume, encore distinctes par l'organisation administrative et les dialectes, sont peuplées par une seule et même race, la race espagnole.

Sortie de souches multiples, 'Ligures, Ibères, Celles, Phéniciens, Grecs, Romains, Vandales, Wisigoths, Arabes; façonnée par le climat et les croisements; fîère d'un passé héroïque, la race espagnole a un patriotisme exalté.

Fig. 78. — Courses de taureaux.

Elle a à un haut deg-ré le goût des aventures, des spectacles brillants (courses de l.iureaux, fig. 7>i ), le scnlinient des arts et la pa!<sion de l'honneur.

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