‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 190 sur 339 · PRINCIPAUTÉ DE MONTÉNÉGRO · texte numérisé non relu

PRINCIPAUTÉ DE MONTÉNÉGRO

Superficie. — 9 030 kil. car.

Population. - Près de250 000 hab.

Budget. — 1250 000 francs (France : 3 milliards et demi).

Dette. — 2 500 000 francs (France: 20 milliards).

Armée. — Pas d'armée permanente. Tout Monténégrin valide prend les armes en cas de guerre.

Ville principale. — Cettigne (2 000 hab.), capitale de la principauté.

Ports. — Un seul, Ântivari, qui a été donné au Monténégro en 1878, par le traité da Berlin.

Religion dominante. — Christianisme grec.

•w>/^ Incertitiide de l'oro§rrapliie de cette rég^ion. — Rattachée aux Alpes par les hauteurs médiocres du Karst Illyrien (Carte, p.l3l) et aux Karpathes par les roches que le Danube a percées près d'Orsova, la péninsule des Balkans est en même temps séparée du

Fig. 81. — Vue de Constantinople.

reste de l'Europe (comme la plupart des péninsules) par une vaste plaine, celle de la Valachie, où. coule le Danube inférieur.

Le relief de cette presqu'île est d'ailleurs des plus troublés et des moins bien connus qui existent.

Tout ce qu'on sait provient des expéditions des Français en Grèce, des Russes i n Bulgarie, des Autrichiens en Bosnie. Les relations et les travaux de quelques voyageurs isoles, n'ont permis de s'en former qu'une idée générale sujette à bien des erreurs de d('lail.

•wv^ L,a. ^'i*aiide i>o<itc de Coiisittaiitlnople. — Taudis que les Balkans sont orientés de ÏUucst il VEst et parallèles

LA PÉNINSULE DES BALKANS

nu Danube, le relief occidental de la i La séparation entre les deux massifs

péninsule a une direction générale du Nord-Ouest au Sud-Est.

montagneux est marquée par la vallée de la Maritza qui aboutit à l'archipel dans la

direction de Constantinople (fig. 82), par le cours supérieur de Vlskcr qui rejoint le Danube en forçant l'obstacle des Balkans,

EUROPE

et par la vallée de la Morava serbe qui se rend au Danube vers le Nord-Ouest.

Cette grande dépression est le vrai chemin de Constantinople à la Hongrie, et Sofia, la capitale de la Bulgarie, garde aujourd'hui, sur l'Isker, le nœud stratégique autrefois défendu par les portes Trajanes.

Une voie ferrée suit déjà la Maritza jusqu'aux portes Trajanes, atteint Sofia et doit rejoindre la ligne de Nich à Belgrade qui se poursuit sur Pcst et Vienne.

Lia. route de Salonique. —

Un autre chemin de fer remontant le Vardar, traverse les- défilés du Char- Dagh, atteint déjà Mitrovitza au milieu de la plaine deKossovo, la clef de la Serbie et de la Bosnie, le champ de bataille oîi succomba au quinzième siècle, sous les coups des Turcs, l'indépendance des Slaves du moyen Danube.

L'Autriche, aujourd'hui maîtresse de la Bosnie, se propose de rattacher celte ligne à la Save, par la vallée de la Bosna et par Novi-Bazar et de s'ouvrir ainsi la route de Salonique qui la rapprochera de l'Égyple, de l'Inde et de l'extrême Orient.

^■^^ Multiplicité «les races. —

Un très grand nombre de races diverses habitent la péninsule Turko-Hellénique.

Les Albanais descendent probablement des anciens Pelages.

Les Grecs qui avaient colonisé les côtes de l'Archipel y sont restés, et les Romains qui s'étaient établis sous Trajan dans la Mœsie et dans la Dacie, ont été, dans la vallée inférieure du Danube, la souche d'une race latine très vigoureuse, les Roumains.

Les anciens Thraces ont disparu et ont fait place aux populations Slaves:

Serbes, Albanais et Bulgares.

La race Turque, très peu nombreuse, après avoir subjugué toute la péninsule, au quinzième siècle, s'est énervée peu à peu, et les anciens peuples soumis ont recouvré en partie leur indépendance (Roumanie, Serbie, Grèce, Monténégro).

Les Bulgares, soulevés en 1876, et d'abord partagés entre une principauté vassale, la Bulgarie, et une province autonome, la Rouméiie orientale, sont maintenant unis.

Los Slaves de la Bosnie et de l'Herzégovine ont été rattachés par le traité de Berlin h ceux de l'Autriche.

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