‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 196 sur 339 · PLATEAU CENTRAL DEL'ASIE · texte numérisé non relu

PLATEAU CENTRAL DEL'ASIE

NOMliNCLATURE PHYSIQUE

Latitude. — Europe méridionale, — États- Unis.

Climat. — Les hautes montagnes qui l'environiient et ai-rêtenl les ■vents de la mer rendent le climat très sec. Chaleurs et froids extrêmes excepté dans le Tibet où l'été est assez tempéré. Partout ailleurs steppes et désci'ts du Go/ji et de la Mongolie.

Montagnes du pourtour. — I. Au Nord, Massifs du Baïkal : monts Sayansk (3 500 m.) etJablonoï (2 500 m.).

II. Au Nord-Ouest et à l'Ouest : Massifs juirallèlez de l'Alta'i (3 300 m.) ; de la Dzoungarie ou monts Tarbagata'i (3 000 m.) el de l'Ala-Tau (4000 m.); — des Thian-Chan ou monts Célestes (Pic Kaufmann 6 500 m., KhaJi-Tenrji-i 7 300 m.); — de l'Indou-Kouch.

Entre les Thiaa-Chan et l'Indou-Kouch, plateau de Pamir avec le lac Kara-Koul (5 050 m.).

III. Au Sud-Ouest et au Sud : Massifs de l'Himalaya : D/ia!«a/fl,r/H'j (8170 m.), Gaourisankar (8 810 m.), Kitcliindjinga (8 582 m.).

IV. A l'Est, Massifs du fleuve Bleu (monts Yun-Ling, 5 800 m.); — Massifs du fleuve >/«;«!e (In-Chan, etc., 3500 m.); — Monts de Mandchourie ou monts King-Gan (-1900 m).

Montagnes intérieures : Monts Karakoroum et montagne du Crtc/ie?«(re (Dapsang, 8623 m.); Monts Kouen-Lun (hauteur moyenne supérieure à celle de l'Himalaya); — Montagnes Tihétaines (hauteur moyenne 1500 m.).

Fleuve intérieur du plateau : Tarim.

Lacs intérieurs du plateau : Lob-noor (670 m.), Koukou-noor (3 200 m.), Dala'i'-noor (600 m.), Tengri-noor (4 690 m.).

Fleuves qui s'échappent du plateau :

Brahmapoutre, — Mé-Kong ou Cambodge, — Yang-tsé-Kiang — Kérouloun (Amour supérieur), — Selenga (al'fl. de l'Iénissé'i), — Irtych (ain.de l'Obi), — Indus.

Cotes d'altitude des principales villes du plateau : Iihet : Lhassa, 3 630 m.; — Turkestun oriental: Yarkand, 1197 m., Kachgar, 1232 m., Khamil, 85G m.; — Mongolie : liarkoul, 1 550 m., Ourga, 1 290 m.

NOMENCLATURE POLITIQUE

Voir la Chine, p. 165.

-j-^ Ceinture montag:neuse tic l'Asie centrale. — Le centre de l'Asie forme un ensemble de terres élevées, dont

la masse domine toutes les autres aspérités de la surface du globe ; elle occupe en étendue une superficie presque aussi vaste que celle de V Europe.

C'est véritablement le dôme autour et au-dessous duquel se groupent toutes les autres régions de cette partie du monde, la Chine, l'Indo-Chine, l'Inde, l'Iran, les plaines du Turkeslan et de la Sibérie.

De toutes parts, des massifs montagneux l'environnent, auprès desquels nos Alpes mêmes sembleraient médiocres.

Au Sud, l'Himalaya, « le séjour des neiges, » presque aussi long que la Méditerranée, étage ses gigantesques murailles de la plaine de l'Indus et du Gange aux sommets du Gaourisankar ou du Dhawalaghiri, qui atteignent près de 9 000 m.

A l'Est, les montagnes chinoises, pressées les unes contre les autres, vont rejoindre vers le Nord-Est, en Sibérie, les monts de Stanovoi (p. 150).

Au Nord-Ouest se succèdent trois groupes de chahies parallèles : ■ — les Tian- Chan et YAla Tau qui s'élèvent jusqu'à 4 et 6 000 mètres ; — au delà de la dépression de la Dzoungarie, où passe Vlrtych, et qui est la porte occidentale du plateau, Y Altaï qui atteint 3 500 mètres ; — enfin les Jablonoï dont la direction est marquée par le Baikal, une de leurs vallées submergées, le plus vaste lac de montagnes du monde.

La rencontre des Thian-Cban avec l'Himalaya forme, à la pointe occidentale du grand plateau, le Pamir, région relativement basse, d'une élévation moyenne de •2o00 mètres.

Le Tibet. — Le plateau central asiatique est partagé en deux étages très dilFérenls par les monts Kouen-Lun, qui le traversent de YEst à l'Ouest, du Pamir au fleuve Hoang-ho.

Entre l'Himalaya et les Kouen-Lun, le plateau du Tibet, dont le relief tourmenté est sillonné par les plissements parallèles des Karakoroum a une élévatio7i moyenne égale à celle du moH< B/anc. Les pluies abondantes qu'il reçoit du golfe du Bengale et surtout de la mer d'Oman, ruissellent dans ses Ipcs toujours pleins, comme le Tengri-noor, dans ses fleuves qui comptent parmi les plus grands du monde: l'Indus, le Brahmapoutre, le Sulouen, le Mc-Kong, le Yang-tsé-Kiang, le Hoang-ho.

Mais son altitude arrête au passage

t^ute l'humidité des vents marins. Tandis que, sur le flanc méridional du Tibet, dans l'Himalaya, de colossales forets côtoient les neiges éternelles, que les glaciers, les chutes d'eau déchirent, percent la montagne, y pratiquent les routes naturelles; au Nord, les Kouen-Lun, au contraire, sont demeurés une muraille massive, nue, et quoique moins haute, moins accessible que l'Himalaya.

^ L<es steppes et les déserts au l^ord des monts Koueu>L.un.

— Au Nord du Kouen-Lun, une immense dépression, sorte de Méditerranée desséchée, est partagée en deux bassins par le rapprochement de l'éperon oriental des Thian-Chan et des monts Kouen-Lun. C'est le désert de Gobi.

Sa partie occidentale ou turke s'appelle le désert de Takla Makan : c'est un steppe plutôt qu'un désert.

Les eaux qui descendent des pentes intérieures des Thian-Chan et du revers oriental du Pamir, se réunissent dans le lit du Tarim qui les perd par évapoi ation et n'en porte qu'une faible partie à la lagune du Lob-noor, dépression centrale située à 670 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer.

La partie orientale du Gobi est le Gobi proprement dit; la pluie et la végétation y sont rares : c'est le véritable désert.

Ainsi dans l'Asie centrale, la vie se développe progressivement du Nord au Sud avec l'humidité. Elle atteint toute son intensité sur le haut Indus, dans la région agricole et industrielle de Cachemire, et sur le haut Brahmapoutre où Lhassa est le centre religieux du Tibet et de tout le monde bouddhiste.

Rôle iiistorique de TAsic centrale. — Le plateau central de l'Asie a exercé une inlluence considérable sur l'histoire de l'humanité.

Il a isolé par une grande muraille naturelle la Chine de l'Inde et du monde grécoromain.

Ce n'est que fort tard que les Chinois, protégés au Nord par leur g'j'aîirfe /«î/rfl/ï/*; artificielle contre les incursions des nomades du désert, purent conquérir la région agricole du Tarim où ils trouvèrent l'industrie de la soie, et franchissant le passage de la Dzoungarie, arrivèient à l'Inde, en tournant l'extrémité occidental? du plateau central.

Kouen-Lun M- HIMALAYA

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Plaine de la Sibépie

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