‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 235 sur 339 · L'Australie est étudiée à part, p. 175 A · texte numérisé non relu

L'Australie est étudiée à part, p. 175 A

OCEANIE.

taie de l'Australie, comme le Japon et la majeure partie de la Malaisie forment celle de l'Asie.

Ils renferment 1 es plus grandes îles de l'Océanie, îles montagneuses, pleines de cimes volcaniques, reliées à l'archipel Malais dont elles rappellent les dispositions de détail.

Elles s'appuient, aux deux extrémités sur deux terres considérables, la Nouvelle- Guinée et la Nouvelle-Zélande.

Entre les deux, s'échelonnent l'archipel de la Nouvelle-Bretagne, les Louisiades, les îles Salomon, l'archipel Santa Cruz (Sainte- Croix), les Nouvelles-Hébrides, la Nouvelle- Calédonie; c'est ce que l'on appelle \a.Mélanésie.

li'Océanie lnsulali*e. — Au

delà de cette bordure commence l'Océanie insulaire proprement dite, répartie en trois groupes distincts, mais également remarquables par un caractère commun :

l'extrême petitesse des îles.

Le premier groupe, dirigé vers l'Est à partir de l'archipel Malais, comprend les îles Pelew, les Mariannes, et les Carolines; c'est ce qu'on appelle d'ordinaire la Micronésie, à cause de l'extrême petitesse de ces îles.

Le groupe du milieu, dirigé du Nord au Sud, est composé des îles Marshall, Gilbert et Fidji.

Dans le troisième, orienté au Sud-Est, sont : les îles Samoa ou des Navigateurs, l'archipel Tonga, le grand archipel clairsemé de Cook, les îles de la Société ou Taiti, l'archipel Toubouat et les îles Marquises.

Au Nord de ce dernier groupe, les îles Chrîstmas, Malden, Walker, etc., forment les Sporades océaniques, perdues dans l'immensité du Pacifique ; et, plus au Nord encore, le massif volcanique important des îles Sandwich est situé sur la même faille volcanique que les îles Revlllagigedo et les cratères mexicains.

Toutes ces îles forment ce qu'on appelle la Polynésie.

Le travail des coraux. — Une bonne partie des îles de l'Océanie doivent leur origine au travail des pohjpes qui produisent le corail. Les polypes, ces « faiseurs de mondes, » ne construisent leurs coraux que dans les mers de la zone torride. Aussi ne sont-ils nulle part plus nombreux et plus actifs que dans l'océan Pacifique, qui présente sous cette zone un développement bien plus considérable que l'Atlantique et l'océan Indien.

Partout où le fond de la mer n'est pas à plus de f)0 mètres au-dessous delà surface, ces animaux microscopiques commencent leurs constructions. Le sol sous-marin esl-il soumis à un mouvement de lent exhaussement, leurs édifices atteignent la surface ; sur la créle du mur qu'ils ont construit, qu'il soit longitudinal, ou circulaire (comme dans les atolls, fig. 00) la vfiguc amasse des débris qui émergent bientôt : il s'y forme une mince couche

de terre végétale sur laquelle germent les graines de plantes apportées par le vent.

Le cocotier dont les racines 5'accommodent de l'eau salée y apparaît le premier, ses débris augmentent l'épaisseur de la terre, ses feuilles et ses racines attirent et reçoivent les eaux douces, et l'île devient habitable pour les oiseaux et pour les hommes. Les grandes îles de corail du Pacifique sont au nombre de 290, et leur superficie totale dépasse 90 000 kilomètres carrés. Quant aux petites, elles sont innombrables, et l'on n'a même pas essayé de les compter.

Fig.90. — Atoll (île de corail).

Entre la Nouvelle-Guinée et l'Australie, les coraux ont déjà construit une ligne de récifs de I 500 kilomètres de longueur, dont les passes sont d'un abord difficile pour les navires; ils combleront fatalement le détroit de Tonnés.

^^wN. Conclusion. — S'il est vrai que dans les flots du Pacifique dorme un continent ancien qui se serait afiaissé, l'Australie en marquerait le principal plateau; sa ceinture orientale d'archipels serait la bordure de ce plateau, et, grâce au travail des polypes, une partie du continent submergé serait peut-être destinée à reparaître un jour.

Le Polype du Corail. — Qui ne connaît ces

êlres en forme de fleurs qu'on appelle vulgairement anémones de mer ? Le corps de l'animal est un sac charnu de forme plus ou moins cylindrique ; ce sac est fermé à une de ses extrémités formant la base au moyen de laquelle l'anémone s'attache à tout objet solide. A l'extrémité opposée se trouve une bouche environnée d'un grand nombre de tentacules disposées en une série de cercles concentriques ayant l'aspect d'une fleur. L'anémone de mer peut donner une idée du polype du Corail, elle est d'ailleurs ellemême au nombre des polypes, dont le nom signifie qu'ils ont un grand nombre de pieds ou tentacules. Cependant il y a cette différence entre l'anémone de mer et le Polype du corail que celui-ci possède une charpente très dure. Cette charpente étant formée par la solidification de la base et des parois latérales du corps, affecte nécessairement la forme d'un calice. Ce durcissement est l'œuvre du carbonate de chaux qui se dépose dans la substance mémo de l'animal et est extrait de l'eau de mer dans laquelle celui-ci vit et se développe. Tôt ou tard le polype de corail meurt ; alors les tentacules et toutes les parties molles du haut du corps se dissolvent ; la charpente subsiste, et ce sont toutes ces charpentes de polypes morts superposées les unes uux autres qni constituent la corail.

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