‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 249 sur 339 · V. ILES SANDVICH · texte numérisé non relu

V. ILES SANDVICH

{Royaume indépendant de Havaï)

Superficie. — 16 946 kil. car. (France : 529 000).

Population. — 80000 hab. (France : 38 millions).

Ville principale. — Honolulu, capitale du royaume.

Principal produit. — Le sucre.

Commerce extérieur. — 60 millions de francs (France : 10 milliards).

Tonnage de la marine. — 10000 tonneaux (France : 1 million).

Chemins de fer. — 51 kil. (France : 32 000).

Voir le chapitre sur la Distribution générale des terres océaniennes (p. 171 et (12).

•^-^ IVouvelle-Guliiée et arcliipcls voisins. — Les terres qui forment à l'Australie une bordure insulaire analogue à celle des côtes orientales de l'Asie sont généralement très élevées, et, si l'on en excepte la Nouvelle-Zélande située à peu près aux antipodes de l'Espagne, c'est-à-dire dans une région tempérée, elles présentent un aspect tropical très prononcé.

La plus vaste de ces terres est la Nouvelle-Guinée; c'est là que se trouvent les hautes montagnes dont la principale cime, le mont Owen Stanley, dépasse 4 000 mètres. Puis viennent des îles assez vastes et allongées en chapelet vers le Sud-Est : Nouvelle-Bretagne ou archipel Bismarh, archipel Salomon et Nouvelles-Hébrides.

L'une des Salomon renferme un volcan qui a 3000 mètres. Toutes sont couvertes d'une admirable végétation et renferment probablement de grandes richesses minérales ; mais elles sont peuplées d'anthropnphages : les Allemands ont pris possession des trois plus grandes.

Les Hollandais, les Anglais et les Allemands se sont établis à l'Ouest, à l'Est et au Nord-Est de la Nouvelle-Guinée.

Les Nouvelles-Hébrides sont convoitées à la fois par les colons anglais de VAzistralie et par les Français établis dans la grande île voisine de la Nouvelle-Calédonie. Ceux-ci y dominent actuellement, bien qu'un traité conclu avec l'Angleterre n'en permette pas l'annexion.

Nouvelle-Calédonie. — La NouveUe-Calédonie n'est guère connue que comme colonie pénitentiaire française; on sait que les forçats y sont déportés en grand nombre dans la presqu'île Nou et surtout dans l'ile des Pins.

Ce qu'on connaît moins ce sont les grandes espérances qui s'attachent à cette colonie, grâce à la fécondité et à la richesse minérale de son sol, grâce surtout à l'initiative hardie des colons qui l'habitent au nombre de 7 000. Le port de N'iitméa est déjà très actif, les principaux objets d'exportation sont le cuivre et le nickel.

Nouvelle-Zélundc. — La

borne méridionale de la ceinture insulaire de l'Australie est formée par la Nouvelle- Zélande, colonie anglaise depuis 1840.

Cette colonie a eu un développement plus rapide encore que celles de l'Australie. Il y a déjà plus de 500 000 habitants d'origine européenne, et les Maoris indigènes ne tarderont pas à disparaître comme les Australiens, bien qu'ils appartiennent à une race plus élevée. La ville principale, Bitnedin, a 43 000 habitants.

Plusieurs causes contribuent à la prospérité extraordinaire de cette jeune colonie. Comme l'Australie, elle recèle beaucoup d'or ; comme elle et mieux qu'elle môme, elle olfre pour Vélevage des mout'ins et des bétes à cornes de vastes pâturages, que son climat insulaire n'expose janiais à de désastreuses sécheresses.

Enfin et surtout, elle se prête beaucoup mieux à la culture des céréales et elle est destinée à jouer à l'égard des villes australiennes de Sydney et de Melbourne le même rôle que les Etats-Unis etl'Hindoustan à l'égard de l'Europe : elle les approvisionne déjà de blé.

Arcliipels dispersés. — Au delà de cette bordure de grandes îles que leur disposition géographique rattache directement au continent australien, les petites lies dispersées dans le Pacifique sont destinées surtout à servir de stations aux navires qui le traversent.

Les plus importantes pour le moment sont le groupe volcanique des îles Havaï, étape de la route de San-Francisco au Japon. Leur indépendance nominale, sous un roi constitutionnel, ne les empêche pas de subir l'influence prépondérante des Etats-Unis,

Ceux-ci ont aussi planté leur pavillon sur un certain nombre des archipels plus méridionaux qui sont sur la route de San- Francisco et de Panama à l'Australie, à la Nouvelle-Calédonie et à la Nouvelle- Zélande.

Mais, de ce côté, les plus importantes stations sont les îles Samoa où les Allemands tentent de s'établir officiellement, les îles anglaises de Viti et les archipels français des Marquises et de Taîti. L'excellence du port de Taïti en fera peut-être Vélape la plus importante du Pacifique, lorsque le Canal de Panama aura été creusé.

La faune de la Nouvelle- Guinée. — Cette grande ile a beaucoup d'analogies avec l'Australie, à laquelle elle semble se rattacher par sa constitution géologique. Gomme en Australie les groupes les plus élevés des mammifères y font complètement défaut. Cependant on j" trouve le cochon, ni.iis il a dû être importé des grandes îles de l'archipel Malais. Parmi les kangourous néo-guinéens une espèce présente cette particularité qu'elle s'est moilifiée à la longue pour vivre dans les arbres. Iv s perroquets sont nombreux. L'animal le plus rciiiarquahle et tout à fait particulier à l'ile est Yiiixr'aii ilit Paradis : aucun n'a de plus riches couh iii s, et par un contraste singulion, il ne vit que d iiis les solitudes les plus élevées elles plus sauva f,'es des monts Arfak.

Races de l'Océanie.

Les Malais.— Le plus élevé des types océaniens est le type malais.

La langue des Malais s'est répandue au loin et ses dialectes prédominent de Madagascar aux îles de Pâques : mais la race malaise ne dépasse guère les nmites de l'archipel qui en a reçu le nom de Malaisie.

Elle se partage en deux branches distinctes quoique rapproctiées par des croisements.

La première est la branche malaise proprement dite originaire de la presqu'île de Malacca (Asie) ; elle a peuplé les côtes des îles de la Sonde; la seconde est celle des Indonésiens qui occupent Vintérieur de Sumatra, Bornéo, Celèbes, les Moluques.

Les uns et les autres ont été profondément modifiés par l'influence du brahmanisme, du bouddhisme, du mahométisme, envoyés successivement de l'Inde. Les Indonésiens, les moins avancés en civilisation, comme les Battaks de Sumatra ou les Dayaks de Bornéo, sont aussi restés de race plus pure.

Ce sont à la fois des civilisés et des barbares; agriculteurs, groupés en tribus autonomes et en familles biens constituées, ils sont pourtant à peine vêtus, et le cannibalisme n'est pas toujours le défaut des plus sauvages.

Les Polynésiens. — Partis des Moluques aux temps préhistoriques , les Polynésiens se sont répandus dans les îles Samoa, Tonga et Fidji, et, de là dans les archipels orientaux jusqu'aux îles de Pâques et dans la Nouvelle-Zélande, où ils ne sont établis que depuis le quinzième siècle.

Plus clairs de peau que les Indonésiens et surtout que les Malais, ils ont poussé au dernier degré l'art du tatouage . Guerriers et cannibales avec passion, ils n'en sont pas moins relativement avancés en civilisation.

Us ont une aristocratie et une religion fondée sur le polythéisme; navigateurs de premier ordre, c'est grâce à leurs embarcations capables de porter cent ou deux cents personnes qu'ils ont pu entreprendre des voyages au long cours, et s'étendre sur une aire immense. Us ignorent l'art de travailler les métaux et l'araile.

Les Mélanésiens. — Au-dessous des Polynésiens viennent les nègres Océaniens ou Mélanésiens. On les divise en Négritos et en Papouas. Il y a des Négritos à Sumatra, à Timor, à Bornéo, à Gilolo, aux Philippines.

Les indigènes des îles Andaman en ont conservé le type presque pur; ceux qui s'en rapprochent le plus sont les jEtas des Philippines.

Ce sont des êtres gais et hospitaliers, qui ne connaissent ni la polygamie, ni l'anthropophagie; et vivent de chasse ou de pêche. La tribu est chez eux à peine constituée et leurs habitations ne sont que des huttes de branchiiges.

Les Papouas répandus dans la Nouvelle-Guinée et dans la première ceinture d'îles qui environne l'Australie, leur sont, suivant les régions, inférieurs ou supérieurs.

Ont-ils subi l'influence des Malais et des Polynésiens, ils en ont accepté les mœurs et appris les arts; sont-ils demeurés abandonnés à eux-mêmes, ils n'ont pas dépassé l'âge de pierre. Ce sont des anthropophages féroces. Comme les Négritos ils sont absolu-

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