‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 264 sur 339 · III. COLONIES EUROPÉENNES · texte numérisé non relu

III. COLONIES EUROPÉENNES

L'Angleterre vient d'occuper Berbera et la 'côte des Çoraalis.

LaFrance possède labaie d'Adulis et la baie de Tadjoura, où Obok est un port de relâche, avec dépôt de charbon pour la marine.

L'Italie possède son unique colonie kAssah, à l'extrémité méridionale de la mer Rouge.

L<'És:yi>te et la crue du IXîl.

— L'antiquité a représenté le Nil sous les traits d'un vieillard couclié et entouré d'innombrables enfants. C'est c^u'cn effet, le Nil est le père de l'Égypte : elle est contenue tout entière dans line étroite vallée d'alluvions, entre deux hautes falaises parallèles, cl se termine près de la mer par un larf(e delta. Vallée, alluvions, délia, sont l'œuvre du Nil cl de ses crues.

Vers le 20 juin, l'eau du fleuve se colore en vert cl commence à croître. La crue inonle peu à peu, les eaux blanchissent; vers le 20 julllel, elles sont rouf,nes, puis brunies par le limon qu'elles charrient. Dans les premiers jouis d'août, le Nil atteint la inaUié de sa bailleur, 17 coudées au uilomélro du Cuire ; on coupe

alors, au milieu des réjouissances, la digue qui retenait les eaux. Arrivée à son maximum, vers le 25 septembre, la crue se maintient jusqu'au 20 octobre ou aux premiers jours de novembre.

Alors la décroissance commence, fort rapide jusqu'en janvier, plus lente après, finissant qu'en juin. Les eauxsepwnfient à mesure qu'elles baissent, en déposant peu à peu les limons et les sables qu'elles transportent.

'VAAA. Le i*ésrime et le cours du iva. — La régularité et la bienfaisance de ces crues frappaient d'autant plus les anciens qu'ils en ignoraient les causes. Les sources du Nil étaient inconnues.

Les Égyptiens dominèrent la Nubie, où leurs monuments sont nombreux; mais ils ne dépassèrent jamais les marécages et les forêts de roseaux du Bahr-el-Ghazal.

Il était réservé au dix-neuvième siècle de percer le mystère qui environnait les sources du Nil. Cette découverte appartient à l'Anglais Speke, qui arriva le premier, le 30 juillet 18o8, au bord du lac Oukéréoué ou Victoria Nyanza (1 300 mètres au-dessus du niveau de la mer). Le Chimcynic et le Karjuera, qui sont les affluents les plus méridionaux de ce lac, peuvent être considérés comme les sources du Nil, qui aurait ainsi une longueur totale [le 0400 kilomètres (distance du Caire !i. A.rkan<jcl).

Tandis que la plupaiides praiids lleuves, lels que l'Amazone ou leCongo, parcourent une seule zone, et ne cessent do s'accroî-

tre jusqu'à leur embouchure. Je Nd, orienté du Sud au Nord, traverse successivement plusieurs zones, et, grossi dès sa naissance par les pluies équatoriales, il coule, à partir de Berber, sans recevoir aucun affluent pendant 2 800 kilomètres, dans une région sans pluies, où l'évaporation l'appauvrit.

Son cours se divise ainsi en trois parties :

i° Dans la zone des pluies, sous l'équaleur, il sert d'écoulement aux lacs Oukéréoué et l.outa N'sigé, et, sous le nom de Bahr el Abiad (Nil blanc), il draine ses plus grandes masses d'eaux dans l'immense région spongieuse du Bahr-el-Ghazal, où le lac No devient à chaque saison de pluies un gigantesque marécage;

2» Dans une zone intermédiaire, il reçoit h Khartoum le Bahr-el-Asrak (Nil bleu), et à Berber l'Atbara, nés tous deux dans le massif alpestre de Y Abyssinie ;

3» Dans la zone sèche, il ne reçoit plus que des torrents intermittents, et son cours est coupé par près de 20 cataractes.

Le commencement de sa crue, vers le 20 juin, est déterminé par l'A^^ara, que gonflent les premières pluies; le Bahr-el- Ghazal elles débris végétaux qu'il entraîne colorent ensuite ses eaux en vert ; il devient enfin rouge, puis fcran, par l'afflux du Bahr el Asrak, tout chargé des débris arrachés au sol volcanique de l'Abyssinie.

Les cataractes et les rapides, qui entravent la navigation, ont du moins l'avantage do rclciiu', de retarder les eaux, et

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