LE NIL ET LES PAYS ÉGYPTIENS
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et r Relig-ions
de
L'AFR IÇUE
par conséquent de modérer et de prolonger la crue en favorisant le dépôt des limons fertilisants.
v^-^A. Les points impoi^tants tlii cours du Kil. — Les points les plus importants de la moyenne vallée du Nil, sont ceux qui sonl les plus rapprochés de la mer Rouge, et qui le mettent en communication avec la grande artère com-
merciale unissant la Méditerranée à l'océan Indien par le canal de Suez.
De Khartoum, au confluent des deux Nils, à Kenneh,non loin des ruines de l'ancienne Thébes, le fleuve décrit un grand S qui oblig-e les caravanes à traverser en voie directe le désert Nubien. Berber et Kenneh, sont reliés par des roules, à travers le dé sert, aux ports de Souakim et de Kosséir
Dans la région basse, le Caire et Alexandrie tiennent la première place.
L'une est située à la naissance du delta et non loin de Suez; l'autre, débouché de toute la vallée, concentre dans son port tout le commerce de la Méditerranée, une partie du transit avec le Soudan parle Nil, et les relations avec la mer des Indes et l'extrême Orient par le canal de Suez.
Un chemin de fer les relie avec l'isthme et le canal de Suez el avec la haute Egypte.
■vwv làO, domination xna.hométane et ctn^Isiise sur le NO. —
Maîtres du cours inférieur du Nil, les Égyptiens arabisés au septième siècle se sont efforcés d'en dominer le cours supérieur. Seule YAbyssinie guerrière et chrétienne leur a victorieusement résisté. Dès 1S23, secondés par des instructeurs militaires/"rançais, ils avaient fondé Khartoum ; en ils s'avancèrent jusqu'à Gondokoro. Dans ces vingt dernières années, deux Anglais, Baker et Gordon-Pacha, ont conquis, au profit du vice-roi, les pays du Soudan situés le long du haut Nil, jusqu'aux grands lacs.
Les progrès de la religion musulmane parmi les nègres de ces régions n'ont pas été moins rapides.
Dans le même temps, la prédominance de la France et de l'Angleterre parvenait à soustraire presque entièrement l'Égypte à la suzeraineté du sultan, et en faisait en apparence un pays européen. Mais une recrudescence du fanatisme musulman, s'y est manifestée en 1882 par les massacres d'Alexandrie.
L'Angleterre, profitant de notre inertie, s'est alors implantée seule en Égypte, et ce pays plein des souvenirs de la croisade de saint Louis, de l'expédition de Bonaparte, de notre longue alliance avec Méhémel-Ali, transformé par l'ouverture du canal de Suez, œuvre de M. de Lesseps, habité par un grand nombre de nos nationaux, habitué déjà à notre langue, ouvert à notre commerce et à nos idées, menace d'échapper complètement à notre influence. La révolte du Soudan contre le vice-roi soumis au protectorat anglais complique encore cette grave situation.
Le canal de Suez. — Le roi d'Égypte Nékos avait entrepris d'établir une communication entre le Nil et la mer Rouge. Ce canal continué par Darius, aclievé par Ptolémée II, fut abandonné avant l'arrivée des Romains, puis rouvprt, au temps des Arabes, par Auirou, mais bientôt comblé.
Lors de l'expédition d'Égypte, Bonaparte projeta de nouveau l'union des deux mers, mais par un canal à écluses, entre Alexandrie et Suez. L'idée fut reprise par des ingénieurs français vers le milieu de ce siècle et enfin par M. de Lesseps en 1854.
Une commission internationale d'ingénieurs se prononça pour l'établissement d'un canal sans éclu- Bi;s joignant directement Suez à la Méditerranée. Le vice-roi Mohammed-Saïd concéda le terrain en 1856. Une Compagnie formée surtout de capitalistes français fut fondée en 1858. Malgré l'opposition aveugle et jalouse de l'Angleterre, le canal a été exécuté en dix ans (18.'i9-60). Il rapproche Marseille de Bombay de plus de 3 000 lieues.
Il a son emboncbnre sur la Méditerranée à Port- Saïd, ville improvisée dans le désort et dont le port est protégé par deux immenses jetées dont le développement total dépasse quatre kilomètres. Il se dirige droit au Sud, traverse les lacs Amers, francliit le seuil du Serapeuni, le lac Timsah, le seuil d'I'll-Ouisr, le lac lirallah, le lac Mcnz.'ileli et ab(ji)til à Suez. Au milieu se trouve la ville d'ismaïliali alimentée par un canal d'eau douce. Des travauisoiit entrepris pour l'élargir et l'améliorer.
Après l'avoir passioryiément combattu, l'Anglel' rre depuis 1083 s'efforce de l'a'-raparer.
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