V. Amérique centrale contincnfale
Isthmes. — De Téhuantépec, de Honduras,
de Cosia-Rica, Ae, Panama, deUarien.
Golfes — G. du Mexique: de Campêche. — Mer des Antilles: : de Honduras, de Darien, de Maracavbo; — Pacifique: de Paiiaina.
Caps. -Catoche, Gracias a Uios, Gallinas, tous dans la mer des Antilles.
fresqu'ïlea. — Mer des Antilles : du Yucatan, (,iia|ira, PurUi. — Pacifique : Azuera.
Montagnes. — Volcans du Guatemala (Fue^o, laou m.); — Montagnes duVénézuéla (400U m.).
Fleuves. ■- San Juan (lacs Managua et Nicaragua), Atrato, Magdalena (Sabanilla), affluents de la mer des Antilles.
Lacs. — Managua, Nicaragua (fleuve San Juan).
Orientation écpiatoriale de rAmérlcuie centrale, — Entre les deux Amériques du Nord et du Sud dont le puissant relief a une orientation méridienne, s'interpose une région très différente, l'Amérique centrale, qui leur sert de trait d union et dont le relief est dirigé dans le sens de Véquateur.
Le de latitude Nord forme l'axe de cette région maritime, entre la côte méridionale des grandes Antilles, et celles du Véné/.uéla et de la Colombie.
■^^^ Les montagrnes du Vénézuéla. — F/Amérique centrale con<men<aZe se compose do deux parties : — la série d'isthmes comprise entre ceux de Téhuantépec et de Darien; — les massifs montagneux du Vénézuéla orientés de l'Est à l'Ouest, bordant la mer des Antilles et dominant au Nord la vallée de l'Orénoque.
Ces deux parties sont séparées l'une de l'autre par les vallées du rio Magdalena et
de son affluent le rio Cnuca établies entre les ramifications septentrionales des Andes qui se prolongent du Sud au Nord, jusqu'à la mer des Antilles.
Les montagnes du Vénézuéla, dont la direction contraste avec celle des Andes Colombiennes, sont très élevées (sierra de Caracas, près de 3 000 mètres ; pic de Sainte-Marthe, dans la sierra Nevada (plus de 5 000). Elles se continuent sous les Ilots jusqu'à l'île de la Trinité.
Les deux systèmes opposés se rencontrent autour de la grande lagune de Maracaybo, environnée de toutes parts par des cimes très hautes.
-^-^ Les istlimes américains.
— A leur extrémité occidentale les montagnes du Vénézuéla sont rejointes parles Andes et se soudent ainsi à l'ossature générale de l'Amérique du Sud. Le système orographique des isthmes en est beaucoup plus nettement isolé par la longue vallée de VAtralo, qui abaisse lereliel jusqu'à moins de cent mètres d'altitude.
Les isthmes comprennent trois massifs montagneux et volcaniques distincts, dont l'oi ientation moyenne est de l'O.-N.-O. à l'E.-S.-E.
4» Celui de Darîen s'étend de l'Atrato à l'islhme de Panama (80 nètres d'altitude), que traverse le chemin de fer et où passera le canal interocéanique.
2" Celui de Panama et de Costa-Rica, dominé par le volcan Irazu (3 500 m.) est borné au Nord-Ouest par la dépression des lacs de Nicaragua et de Managua, entre la baie de Fonseca et l'embouchure du san Juan.
3° Les plateaux du Honduras et du Guatémala auxquels se soude la péninsule basse du Yucatan, sont séparés vers la mer des Antilles par le golfe de Honduras et la vallée du rio Motaqua; ils sont reliés du côté du Pacifique par une longue série de volcans, la plupart en activité.
La dépression de Téhuantépec (200 mètres) qui relie l'Amérique centrale au plateau mexicain marque l'extrémité occidentale du système des isthmes.
■•^ Lies Antilles. — La série des grandes Antilles se rattacha aux montagnes Vénézuéliennes par le double chapelet volcanique des petites Antilles, à la péninsule de la Floride par les lies plates de Bahama, à celle du Yucatan par l'extrémité occidentale de Cuba.
Le relief des grandes Antilles se compose de chaînes parallèles qui ne se trouvent réunies que dans Haïti, où l'on en compte jusqu'à cinq; l'une d'elles se prolonge à l'Est par Porto-Rico el les îles Vierges, à l'Ouest, par la Sierra Maestra extrémité orientale de Cuba ; une autre a son complément dans la Jamaïque.
La plus grande partie de Cuba et l'archipel de I3ahama semblent les débris d'une vaste masse calcaire détachée par leGulf-Stream du Yucatan et delà Floride.
Lie Gulf-Stream. — Le grand courant équatorial déjà dévié au Nord Ouest par les côtes de l'Amérique méridionale s'intléchit plus nettement dans cette direction lorsqu'il rencontre la muraille des petites Antilles. Une faible partie de ses eaux seulement franchissant les brèches de cette muraille, visite la mer des Antilles ; l'un de ses bras y entre par le canal qui sépare la Trinité du Yénézuéla, et ressort parle passage de Mona, entre Saint- Domingue et Porto-Rico; un autre bras s'engage entre Haïti et Cuba, puis par le canal du Yucatan, pénètre dans le golfe du Mexique, dont les eaux denses et généralement froides' le rejettent à l'Est: c'est le Gulf-Stream.
En sortant du golfe du Mexique par le canal de la Floride, les eaux du Gulf-Stream viennent se joindre à toute la masse du grand courant équatorial, qui n'a cessé de se diriger vers le Nord-Ouest au large des Antilles. C'est ce grand courant équatorial qui longe la côte des États-Unis, traverse tout l'Atlantique et vient réchauffer les côtes de l'Europe. Il est le grand chemin de ces cyclones dont le télégraphe nous annonce fréquemment l'approche.