L'AMÉRIQUE DU SUD
Pai*a,IIélisnie «les Andes.
— Les Cordillères des Andes, gigantesque épine dorsale de l'Amérique du Sud, sont volcaniques d'une extrémité à l'autre.
Leurs nombreux massifs parallèles sont parfois très rapprochés, parfois très éloignés les uns des autres, de manière à envelopper de hauts plateaux assez larges.
Nulle part les Andes ne forment véritablement des nœuds (Quito, Cuzco), nulle part leur jonction n'est complète : là même où elles sont le plus resserrées, entre les crêtes de leurs énormes sillons, subsistent toujours une ou deux vallées longitudinales très profondes.
Andes de Pata^onie, du Cliîlî, de Bolivie. — Dans la Patagonie les îles de la côte occidentale ne sont elles-mêmes qu'un massif parallèle à celui du continent, mais à demi-détniit par l'action des eaux.
C'est au Nord de la Patagonie, dans le Chili, que les Andes atteignent leur plus grande élévation, avec le volcan de l'Aconcagua (6 830 mètres). Plus au Nord encore, dans le Pérou et la Bolivie, elles offrent leur plus grande lai'geur, et étalent sous le tropique les arides plateaux du Despoblndo (carte p. 217).
Puis les deux murailles, hautes de plus de 6 000 mètres, se rapprochent : au Snlama (6 415) font face Vlllimani (6 410) et le Sorata{6 550) dominant de leurs cimes neigeuses la haute vallée intérieure où les lacs Aullagas et Titicaca unis par le Desaguadero forment un bassin fermé à près de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Andes d»i Pérou, de l'Eciuateui>, de Colombie. — Dans le Pérou proprement dit et dans la région des pluies équatoriales, les Andes sont sillonnées d'innombrables vallées parallèles orientées du Nord au Sud et dont les eaux s'échappent à l'Est et à l'Ouest par d'étroits passages d'érosion .
Mais du côté de l'Ouest, il ne sort que de très courtes rivières, tandis que les cluses transversales de l'Est livrent passage à l'Amazone et aux aftluents de son cours supérieur.
Sous l'Equateur, autour du plateau de Quito (2 850 mètres), se dressent quelquesuns des volcans les plus formidables du monde, le Pichincha, VAntisana, le Cotopnxi, le Chimborazo (6 510 mètres).
Enfin dans la Colombie, les masses septentrionales des Andes, où se trouve le volcan de ToUma (5 400 mètres), renferment les vallées fertiles et profondes du Cauca et du Magdalena, et s'unissent autour de la lagune de Maracaibo aux mas-
sifs latîtudinaux de l'Amérique centrale. Lia Guyane et le Brésil. —
Les montagnes qui bordent l'Amérique du Sud du côté de l'Atlantique sont beaucoup plus considérables que celles de l'Amérique du Nord.
Elles se divisent en deux grands plateaux inégaux et mal connus, celui de la Guyane et celui du Brésil qui couvre à lui seul un sixième du continent, — sorte d'iles énormes environnées de tous côtés par des eaux marines ou fluviales.
Ils semblent correspondre l'un au Labrador, l'autre au massif des Alleghanys.
De même que l'Orénoque et l'Amazone sont unis par le Cassiquiare et le Rio Negro, de même les affluents du Madeira et du Paraguay mêlent les eaux de leur cours supérieur à l'époque des pluies, et communiquent encore par de grandes lagunes marécageuses pendant la saison sèche.
Dans la Guyane, les hauteurs les plus élevées se trouvent dans Yintérieur (Sierra de Parime, 2 500 mètres); au Brésil, les plus importantes longent la côte de l'Atlantique (Sierra de Mantequeira, 2 700 mètr.).
Lia plaine et les grraiids fleuves. — La plaine centrale de l'Amérique du Sud s'étend sur une superficie plus énorme encore que celle de l'Amérique du Nord.
Trois grands fleuves s'y ramifient et communiquent les uns avec les autres; leur ensemble forme le plus vaste réseau navigable du monde, et l'un d'eux, l'Amazone, dépasse en longueur tous les autres fleuves terrestres; seul le Congo africain, situé également sous l'Equateur, peut rivaliser avec lui pour l'abondance des eaux.
L'Amazone paraît correspondre au Saint-Laurent, le Paraguay et le Parana font pendant au Mississipi et au Missouri. Ils sont orientés de même.
Enveloppés d'immenses forêts, ces cours d'eau gigantesques n'ont point encore acquis la même importance économique que le Mississipi.
Ils se prêteront moins facilement à l'établissement de ports riverains, car leurs marécages sont plus vastes encore etleurs inondations plus redoutables.
Mais, lorsque la civilisation aura pénétré plus avant dans l'intérieur du continent et défriché une partie des épaisses selvas , ces bras de mer intérieurs, accessibles aux plus grands navires, seront d'admirables routes navigables conduisant du pied des Andes à l'océan Atlantique et de la mer des Antilles à l'estuaire de La Plata.
NOMENCLATURE PHYSIQUE
Montagnes. — I. Cordillères des Andes :
— Colombie : Tolima (5 400 m.);— Équateur: Chimborazo (6 510 m );— Pérou : Sajama (6 415 mètres), Iliimani (6410 m.);— Chili: Aconcagua (6 8a0 m .) ; — Plateau bolivien : lac Titicaca (3 800 m.); lac Aullagas.
AMÉRIQUE
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