CULTURES FOURRAGÈRES
■j-^. Caractères des prairies artificielles. — Parmi les plantes fourragères, les unes, telles que le trèfle, la luzerne, le sainfoin, nécessitent un labour, des la fumure, un ensemencement, et font place l'année suivante à une autre culture. Les autres, désignées sous le nom générique de foin, n'exigent aucune main-d'œuvre, poussent d'elles-mêmes et occupent indéfiniment le môme terrain. Les premières constituent les prairies urtifirAelles, c'est-à-dire les prairies dues au travail de l'iiomme; les secondes sont les prairies naturelles, dont il sera parlé plus loin.
Les prairies artificielles prennent chaque année un nouveau développement; elles occii- (jent aujourd'hui 1 millions d'hectares (sur les 44 millions du sol agricole.)
^/w<. Toutes les régions de plaines et principalement la région du Nord, sont riches en prairies artificielles.
Autrefois, sous prétexte de faire i reposer la terre » , les agriculteurs laissaient leurs champs improductifs pendant une année ou deux. Ce préjugé tend à disparaiti e (le plus eu plus, car il est prouvé que la terre n'a pus besoin de repos : l'assolement (succession sur une même lerrede cultures ■variéesl(l) combiné avec un emploi judicieux de bons engrais, compense les pertes que chaque récolte fait subir à la terre.
Il y a mieux : les plantes fourragères, qui empruntent à l'atmosphère les principes nutritifs nécessaires à leur ■végétation, ne demandent rien au sol ; elles lui fournissent même un engrais par les racines qu'elles y laissent.