C. Lignes de la Méditerranée orientale et de la mer Noire
De Marseille
V,n Grèce et Tur yuie
A la mer Noire et au Danube
Aux Échelles Ltvant
du
Coustanliiiople (600 I. en 6 j.), par Syra, Smyrne et Dardanelles; — par Naples, le Pirée cl Dardanelles ; — par Gênes , Naples, le Pirée, Volo, Salonique, Dédéagach, Dardanelles, Gallipoli, Hodosto ; — avec transbordement à Syra ; par Zante, Céphalonie, Coi'fou, La Canie, Héthynio, Candie, Prevesa, Saluhora, Smyrne, Mételin, Dardanelles. Ligne annexe de Cunslaulinopic eu '1 hessalie.
Odessa, par Constanliuople. Lignes annexes du Danube : de i.onatantinople à Kusteiidje , Sulijia, Tuischa, Galalz, Ibraïln ; — d'Arjnéuie : Trébizc/iide et Haloun.
Sinyinc, par Alexandrie, l'ort, S''iïd, Jaffa, lieyroulh, Tripoli lie Syrie, Larn;ica, Latlaquié- Alcxandietle, Mcraina, Rhodes.
NOMENCLATURE
Commerce général delà France. — 10 milliards environ.
Les 6/10 du commerce de la France se font par mer. L'importation l'emporte toujours sur l'exportation. C'est le cas de tous les grands pays de l'Europe, sauf l'Allemagne et l'Autriclie- Hongrie. — C'est aussi le cas des Etats-Unis, malgré la sévérité de leur régime douanier.
Commerce spécial. — Importation. —
Objets de consommation : 2 milliards. — Matières premièi^es : 2 milliards. — Objets manufacturés: 600 millions.
Pays de provenance. — Angleterre (700 millions). Etats-Unis (400). — Belgique (iSO). — Allemagne (450). — Italie (400). — Espagne (350). — Russie (200). — Turquie et Grèce (150). — Indes Anglaises (200).— République Argentine (150). —Algérie (lOU).
— Pays Scandinaves (100). Chine (100).
Commerce spécial. — Exportation. —
Objets de consommation : 1 milliard. — Matières premières : 700 millions. — Objets manufacturés : 1 milliard 700 millions.
Pays de destination. — Angleterre (1 milliard). — Belgique (500 millions). — Allemagne (35P), Etats- Unis (300). — Suisse (200). — Italie (200). Espagne (150).
Un tiers seulement des marchandises françaises est exporté par notre marine, les deux autres tiers sont exportés par des navires étrangers (anglais, allemaiids, italiens, norvégiens).
Marine marchande. — Voiliers: 400000 tonnes. — Vapeurs : 500 000 tonnes.
Comparaison avec. l'étranger. — Voiliers : Angleterre et colonies : 5 millions de tonnes. — Etats- Unis ; 2 millions 1/2. — Norvège : I million 1/2. — Italie : 850 000 — Allemagne : 800 000.
La France ne vient donc qu'au sixième rang.
Après elle, il faut signaler: L'Espagne: liOO 000 tonnes ; la Rus.sie : 400 000 ; la Suède : 400 000 ; la r.rèce : 250 000; la Hollande : 250 000; l'Autriche : 200 000 ; le Danemark : 150 000 ; le Portugal: 50 000.
Vapeurs : Angloterrn et colonies ; 4 000 000 tonnes.
— Etats-Uni»! : 400 000.
La France vient *u second rang. Après elle, il faut citer :
L'Allemagne : 400 000 tonnes.
Les Etats-Unis : 400 000 .
L'Espagne : 250 000 »
La Hollande : 130 000 »
La Russie : 100 000
L'Italie: 100 000 »
Puissance maritime exacte de la France.
— 4e rang.
Pour classer la France à son rang exact parmi les puissances maritimes, il faut tenir compte de ce fait qu'une tonne vapeur représente une puissance de transport 3 fois 1/2 plus forte qu une tonne voiles.
Si donc on multiplie par 3 1/2 le chiffre des tonnes vapeur et qu'on l'ajoute aux tonnes voiles on obtient le classement suivant :
20 millions de tonnes.
4 millions > 2 millions 100 000 tonnes.
1 800 OÛO tonnes
nooooo
1 600 000 ■> 1 iOO 000
Angleterre :
Etats-Unis ; Allemagne : Italie :
Norvège :
Espagne :
Mouvement des ports français. —
20 000 000 tonnes {entrées: 12 000 000 tonnes, sorties: 8000 000).
Marseille : 6 150 000 tonnes. — Le Havre : 3 200 000.
— Bordeaux : 1 900 000. — Dunkerque : 1 189 000. — Calais : 975 800. — Cette : 923 000. — Rouen : 888 400
— Boulogne : T53 200. — Dieppe : 716 500. — Saint- Nazaire: 689 800. — Bayonne : 105 800. — Nantes 100 200.
Comparaison avec l'étranger. — Angleterre : 60 millions de tonnes. — Etats-Unis : 33. — Allemagne : 15.
Douanes. — Produits : 300 millions. Principaux ports français. — Marseille, .'Ï500U00 tonnes ; Le Havre, S 000 000 ; Bordeaux 1 700 000 Dunkerque, 950 OOu; Calais, 550 000; Cotte, 900 000; Rouen, 800 000 ; Boulogne, 800 000; Dieppe, 700 000 ; Saint-Nazaire, 500 000 ; Nantes, 150 000.
La prétendue balance du commerce.
— Une erreur ercore aujourd'hui très répandue, consiste à croire qu'une nation ne s'enrichit que par les marchandises qu'elle vend aux étrangers, et qu'elle s'appauvrit au contraire par les achats qu'elle leur fait; — que, par conséquent, il est avantageux d'e.xporter le plus possible, et d'importer le moins possible;
— enfin, que la différence entre l'importation et l'exportation donne la mesure exacte du bénéfice fait ou de la perte subie. C'est ce qu'on a appelé la balance du commerce.
Les économistes, et en dernier lieu M. Levasseur (voir Précis d'économie politique, Commerce), ont aisément réfuté cette doctrine erronée.
i< Elle suppose, dit-il: l°que l'on peut exporter sans importer, vendre sans acheter ; ce qui est faux ; 2° que l«s métaux précieux sont la seule richesse désirable : ce qui est faux; 3" que les chiffres d'exportation et d'importation représentent exactement la réalité du mouvement commercial, et qu'il faut solder le compte annuel avec une somme d'or et d'argent précisément égale au reste de la soustraction ; ce qui est faux. »
En réalité, quand un commerçant fait un achat au dehors, aussi bien que lorsqu'il fait une vente, il entend bénéficier et, sauf erreur dans ses calculs, il relire un bénéfice de cette opération. Les importations peuvent donc être tout aussi avantageuses que les exportations. Tout dépend de l'habileté des commerçants et du résultat final de leur spéculation.
FRANCE. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE (COMMERCE)
VALÊDH CES PRINCtPAUX OBJETS D'IMPORTATION