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TROISIÈME PARTIE

GÉLATINISATION ET SOLUBILITÉ DE LA NITROCELLULOSE.

Influence du taux d’azote sur la gélatinisation et la solubilité.

On peut dire qualitativement, que la dinitrocellulose est plus soluble que la trinitrocellulose. Mais peut-on trouver une relation précise entre la solubilité et le taux d’azote?

Troeus, Tomoxart et Hess (5) ont constaté qu'avec l’acétone en solution dans la ligroïne on atteignait une valeur limite de l'absorption d’acétone pour trois molécules d’acétone par groupe G,; ce rapport est atteint juste avant la destruction ou la dissolution des fibres. Ces expériencés étaient faites sur de la trinitrocellulose à 13,6 p. 100 d’azote, pour laquelle le nombre n des groupes NO, est égal à 2,79. Il semble donc que l’on dépasse quelque peu la proportion de 1 mol. de gél. par groupe NO. Les auteurs ajoutent que si l’on remplace la ligroïne par d’autres solvants la limite varie et apparaît moins nettement.

Dans les premières études (9) entreprises sur l’acétone puis sur la cyclopentanone, nous avions observé deux stades dans la transformation des fibres : lorsque la concentration de une molécule de gélatinisant par groupe NO, était atteinte (soit environ 2,19 gél./1 GC, pour la dinitro et 2,75 gél./1 G, pour la trinitro employée alors), il y avait disparition de la structure fibreuse, mais la matière conservait encore une certaine rigidité»; puis pour 3 gél./1 GC il y avait disparition totale de la structure. Pour la dimtro, dès la concentration de 1 gél./1 G;, la structure fibreuse était déjà très attaquée et ne donnait plus de diagramme X convenable. i

En poursuivant ces études, en particulier sur toute la série des esters et des nitrates, nous avons employé, comme nous l'avons dit au début, une trinitroramie à 14,0 p. 100 d’azote (très voisin du maximum théorique). Nous avons constaté alors que l’on pouvait poursuivre les courbes et même les diagrammes : au delà de 3 gél./1 G. L'état fibreux se conserve bien plus loin.

En faisant agir l’acétone en vapeur sur ces fibres à 14 p. 100, nous avons constaté qu'elles pouvaient garder leur aspect fibreux, même en présence d’acétone pure, et fixer jusqu'à neuf molécules d’acétone par groupe G, (sur la : courbe N, — 0,91). Bien entendu, si l’on plonge ces fibres à 14 p. 100 dans l’acétone liquide, elles s’y dissolvent. Cette dissolution est d’ailleurs difficile, nécessite une agitation énergique et donne des solutions de grande viscosité.

On peut donc conclure qu’il y a, au point de vue de la solubilité, une très grande différence de solubilité entre une nitrocellulose à 13,5 p. 100 et une à 14 p. 100 d'azote.

Au cours d’une étude faite actuellement à la Faculté des Sciences de Marseille, M. E. Casver (19) a constaté que sur une ramie à 14 p. 100 d’azote, la chaleur dégagée par l'absorption de la vapeur d’acétone est simplement proportion-

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