VIII AVIS DU TRADUCTEUR
notre étude et de nos préoccupations; la seconde présente les rapports qni existent entre cette science et la Révélation, et à ce titre, elle offre un intérêt particulier : la question des jours génésiaques y est traitée fort au long.
Il ne sera pas inutile de prévenir ici le lecteur que nous avons, avec la permission de l'auteur, accompagné notre traduction de quelques notes dont le but est de combler des lacunes et au besoin de mettre en garde contre des opinions qui nous paraissent peu admissibles. Nous avons renvoyé et réuni à la fin du volume celles qui exigeaient un certain développement. Quant aux notes d'une moindre étendue, nous les avons placées au bas des pages dans le corps de l'ouvrage. Sans doute, des questions aussi graves que celles qui y sont traitées auraient besoin d'un plus long développement ; mais on comprendra que ce n'est pas dans des notes qu'il est possible d'être complet.
Nos espérances se sont réalisées. L'ouvrage du docteur MoUoy a retrouvé en France l'accueil qu'il avait reçu en Angleterre. La première édition s'est écoulée avec la même rapidité et a été l'objet, de la part de la presse J des mêmes recommandations élogieuses. L'épiscopat français a montré également qu'il n'était pas indifférent aux efforts que fait la science religieuse pour lutter contre la science impie, et il
AVIS DU TRADUCTEtJE. IX
nous l'a prouvé par de nombreuses lettres dont Jes appréciations flatteuses ont été pour nous la plus précieuse des récompenses. Nous devons remercier tout spécialement, après Son Éminence le cardinal-archevêque de Kennes, NN. SS. les évêques d'Orléans, de Châlons, d'Autun, de Saint- Brieuc, de Quimper, etc., des félicitations et des sympathiques encouragements qu'ils ont bien voulu nous adresser. Afin de nous rendre digne, s'il est possible, de ces éloges, et aussi pour répondre à de bienveillantes critiques , nous avons cru devoir ajouter quelques notes à celles qui se trouvaient déjà dans la première édition de cet ouvrage. Nous avons insisté davantage sur la cause de la période glaciaire, sur l'hypothèse avtigénèsiaque du docteur Buckland, sur les travaux relatifs aux montagnes de notre grand géologue français Élie de Beaunront ; enfin nous ^vons résumé les connaissances géologiques de notre temps dans un tableau détaillé des terrains de sédiment qui entrent dans la composition de l'écorce terrestre. Ce tableau suppléera, nous l'espérons, au silence J)resque complet de l'auteur sur la description des terrains; il donnera au lecteur une idée des nombreux étages dont l'étude constitue la Géologie proprement dite, et surtout il lui facilitera l'intelligence des travaux spéciaux sur cette matière.
L'ABBé H.