‹ Généalogie de BideranChapitre 24 sur 91 · Charles-François de Bideran qui suit · texte numérisé non relu

Charles-François de Bideran qui suit

6. Etienne de Bideran, écuyer, né 3 à Castillonnès le 26 septembre 1763. Baptisé le lendemain, Etienne de Chalvet fut son parrain

et Marie de Grelot, sa marraine . Le 24 octobre 1772, il fit ses preuves de noblesse, devant le juge d’ Armes de France, pour être admis à l’Ecole militaire; il en sortit le 20 mars 1779 en <4ua“ lité de cadet-gentilhomme dans la compagnie de l’Ecole militaire de Paris et fut nommé souslieutenant au régiment de Piémont-Infanterie le ier juillet 1785. Promu lieutenant le 30 août 1789* * 4, il mourut à Besançon deux mois après sans avoir contracté d’alliance.

7 . Catherine-Françoise de Bideran, demoiselle de Saint-Surin, dite en famille Saint Surine . En 1794, elle fut instituée légataire par Françoise de Vassal, femme de Charles de Bideran. Elle décéda sans alliance.

8. Marguerite-Marie de Bideran, dite Bironne en famille, née le 17 février 1768, fut présentée au baptême, le lendemain à Castillonnès, par Jean-Marc de Baillet, capitaine au régiment de Normandie, et par Marguerite de Bideran deBelonde. Elle fit ses preuves de noblesse, le 10 novembre 1775 pour être admise à Saint- Cyr5, et mourut après 1820 à Castillonnès sans avoir été mariée.

(1) Arch. de la famille de Lard, au château de Tizac.

(2 et 3) Reg. par. de Castillonnès.

(4) Arch. du ministère de la Guerre.

(5) Nouveau d’Hozier, f. 14.

BRANCHE DE SAINT-SURIN

Charles-François de Bideran, écuyer, sieur de Marcou.

Il naquit à Castillonnès, le 6 août 1762*. Après avoir fait des preuves de noblesse pour être admis à-l’Ecole militaire, il servit d’abord comme cadet-gentilhomme (brevet du 6 mars 1778), au régiment d'Auxerrois où commandait son oncle, Martial -Charles de Bideran. Le 21 janvier 1778, il fut promu souslieutenant au même régiment, servit à la Martinique jusqu’en 1783, obtint le Ier août 1782, le grade de lieutenant en 2e, et passa lieutenant en ierle 12 février 17851 2. Sa carrière promettait d’être brillante, mais ne voulant pas servir la Révolution, qu’il désapprouvait, il brisa son épée et démissionna le Ier avril 1791. Peu de temps après il émigra, prit du service dans l’armée des Princes, et fut de la malheureuse expédition de Quiberon, en 1795. Pendant cette fatale journée, plusieurs émigrés qui avaient essayé de rejoindre les barques anglaises, durent revenir à terre parceque, trop surchargées, elles ne pouvaient recueillir tout le monde. Beaucoup de ces malheureux n’ayant plus de force se

(1) Reg. par. de Castillonnès.

(a) Arch. du ministère de la Guerre.

noyaient. M. de Bideran, excellent nageur, en avait déjà ramené huit à terre. Il revenait pour la neuvième fois, mais, à bout de forces et passant près d’une embarcation anglaise, il appuya sa main sur le bordage pour se reposer; un matelot, croyant qu’il voulait monter, la trancha d’un coup de hache, instinctivement il appuya l’autre main qui fut à l’instant coupée. Il lui resta cependant assez de force pour revenir sur le rivage. On ne sait s’il y mourut de sa cruelle amputation, ou si, fait prisonnier par les troupes du général Hoche, il fut fusillé avec la plupart de ses compagnons d’armes. Son nom est gravé sur le magnifique tombeau que la Restauration a fait élever en 1824 à la mémoire des héros de Quiberon, dans la prairie même où eut lieu l’exécution *.

(1) Nous devons à l’obligeance de Mademoiselle M. de Lard, les détails concernant la courageuse fin de M. de Bideran; ce souvenir a été pieusement conservé par la famille,

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