DE CAUSE
(périgord)
1535. — Existe actuellement .
Jean de Bideran, écuyer, seigneur de Cause ou du Causé, deuxième fils de Jean, seigneur de Saint-Surin et de Jeanne des Martres (voir p. 50), est l’auteur de la branche de Cause encore représentée de nosjours.
Né vers 1525, il servit en qualité d’homme d’armes dans la compagnie du seigneur du Lude. Il épousa : i° par contrat du 9 mai 1549 Jéanne de Chants, dame de compagnie d’Isabeau de Ségur, dame de Génissac ; le contrat fut passé à Génissac par Jean Sérelier, notaire royal, en présence d’Alain de Bideran, écuyer, seigneur de la Mongie, son cousin1; 20 en secondes noces, par contrat reçu Valée, notaire royal, le 17 décembre 1562, Annè de (Touchebœuf) de Beaumond, fille de feu noble Jacques de (Touchebœuf) Beaumond,
(x) Carrés de d’Hozier, f. 83.
écuyer, seigneur du Piquet (mort en 1544 d’un « coup de trait reçu à la procession de la Fête-Dieu, à Doudrac ») et d’Antoinette de Loubreyrie *. Ce dernier contrat fut rédigé en présence de Louis de Bideran de Saint-Surin, de François de Montgueiral, écuyer, seigneur dudit lieu, et de Jean Le Bigot, aussi écuyer, seigneur de Saint-Quentin1 2 3.
Jean de Bideran testa devant Etienne Cordier, notaire à Sarlat, le 26 novembre 1578. Dans ce testament il parle d’un fils posthume dont est grosse Anne deBeaumond, sa seconde femme. Celle-ci ayant accouché d’un fils, qu’on appela Antoine, Jean fit un
(1) Anne de Beaumond, appartenait à l’ancienne maison chevaleresque de Touchebceuf connue en Quercy et en Périgord dès le
xi«ne siècle. Bernard de Touchebceuf, damoiseau, seigneur de La Roche, eut plusieurs enfants de son mariage contracté en 1380 avec Galienne de Beaumond : l’aîné, Pierre, continua la postérité (branche de Clermont), le second, Jean, héritier du nom et des biens de sa mère, fut auteur de la branche de Beaumond. Ses descendants cessèrent de porter leur nom patronymique de Touchebœuf durant plusieurs siècles ; ils ne l’ont repris que vers le milieu du xvume siècle, après production de titres. Anne de' Beaumond appartenait au rameau du Piquet éteint en 1627 et issu de la branche de Beaumond qui portait comme cadette : d’a\ur, au lion léopardé d'or , lampassé et armé de gueules , en chef, et une vache d'argent accornée, colletée et clarinée d’a\ur , en pointe , sommée de trois épis d’or rangés. La branche aînée dite de Clermont portait : d’azur, à deux bœufs passants d’or. (Saint- Allais, généalogie Touchebœuf.)
(3) Carrés de d’Hozier, f. 73. — Cabinet des Titres, 279, f. 71. — La Maintenue de noblesse de 1667 donne pour date de ce mariage le 17 décembre 1563; le Nouveau d’Hozier, 853, f. 21, donne pour date le 17 octobre 1562, mais une copie aux Arch. du chat, de Canteranne donne, comme les Carrés, le 17 décembre
BRANCHE DE CAUSE
codicille en sa faveur le 9 avril 1585, devant Moret, notaire royal *.
Du premier lit, sont provenus :
1 . Louis de Bideran, écuyer, sieur de Veyrines. Il assista au contrat de mariage de son frère Antoine en 1625 2 : sa destinée est inconnue, mais il est à présumer qu’il mourut sans postérité.
2 . Louise de Bideran. Elle fut mariée à Jean-François de La Salle , écuyer, seigneur de Péchauld (en la juridiction d’Issigeac), lequel donna quittance à son beau-père, de la somme de 200 livres tournois, le 5 juin 1 567 «1 * 3.
Du deuxième lit naquirent :
3. Jeanne de Bideran, nommée dans le testament de son père; elle épousa Jean Merle , sieur de la Ramade, fils de Jean Merle et d’Alix Guérin, et frère de Catherine, mariée à Antoine de Bideran. C’est ce Jean Merle, ou un de ses frères prénommés Jean, qui se remaria avec Jeanne Bretenesche. (Voir ci-dessus, p. 59).
4. Catherine de Bideran, nommée dans le testament de son père.
5 . Isabeau de Bideran, nommée comme ses sœurs dans le testament de Jean, son père.