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Bertrand de Bideran, qui a continué la postérité

4. François de Bideran, que les membres de la branche de la Martinière (arguée de faux), donnée en dernier lieu, revendiquent comme leur auteur, et que nous serions davantage disposés à croire auteur de la branche de Grand-Lac. Ces Bideran restés en Poitou prétendaient que ledit François était fils aîné de Louis de Bideran, or il est formellement dit frère cadet de Bertrand dans une transaction qu’il passa avec lui, le 17 juillet 1568. Nous trouverons, dans la suite, bien d’autres inexactitudes dans les prétentions de cette branche poitevine de la Martinière.

Bertrand de Bideran, écuyer, seigneur de la Fortonie.

Il épousa par contrat portant filiation de père et de mère, et reçu Devigier, notaire royal, au château de Cugnon ou Cunian (?) en Périgord, Catherine de La Faye, fille d’Odet de La Faye, écuyer, seigneur de

(1) Fonds Périg., 140, ut suprà.

Mareuil en Quercy. La date du contrat de mariage est du 14 septembre 1567 4, et son insinuation en la sénéchaussée de Périgueux, du 5 mai 1568 1 2. (Voir aux Pièces Justificatives). Le 11 janvier précédent, Jeanne d’Estissac avait fait abandon à son fils de la moitié de sa dot et de ses acquêts. Catherine était sœur de Guy de La Faye, écuyer, co-seigneur de Mareuil et sieur du Traval, qui, en sa qualité de fils d’Odet et d’époux de Marguerite de Loubérie, passa divers actes en 1581 et 1592.

Les preuves de Malte de Marie-Jeanne de Bideran de Saint-Cirq disent qu’Odet de La Faye était seigneur de MureJ et non de Mareuil , en Quercy. Les deux noms se ressemblent et ont pu être confondus, surtout parles copistes qui ont vu les descendants de Bertrand de Bideran vraiment seigneurs d’un Mareuil. Maispuisqu’à cette époque des Bideran de la F ortonie possédaient le fief de Grand- Lac dans la paroisse de Murel, les preuves de Malte n’auraient-elles pas raison en disant

(1) Cette date est formelle puisqu’elle est exprimée en lettres dans Y insinuation de l’acte, Si cette insinuation n’avait été découverte par M. de Bellussière, qui nous en a transmis la copie, il eut fallu accepter celle du 14 septembre 1565, puisque cette dernière est donnée au volume 469 du Cabinet des Titres , au n® 337 des Pièces Originales , au volume 146 du Fonds Périgord. Cependant aux Archives dép. des Bouches-du-Rhône, H, 608, il y a 1567. Nous supposons que Catherine appartenait à la vieille race chevaleresque des La Faye, du Périgord, jqui portait : de gueules à une croix ancrée d’argent , accompagnée en chef d'un lambel de cinq pendants du meme.

(a) Arch. dép. de la Dord., B, Insinuations, 34 provis.

BRANCHE DE LA FORTONIE

Murel et non Mareuil ? Et Bertrand, ou son fils, n’auraient-ils pu céder de leurs droits en Murel, venant des La Faye, au François de Bideran, premier auteur des Grand-Lac, ou à son fils, en échange des droits de ce dernier sur laFortonieen Périgord, qui resta l’apanage de Louis de Bideran ? Cependant, comme nous le disons plus loin en note, Grand-Lac put venir aux Bideran par les Galard.

Bertrand, comme nous l’avons vu, reçut le 21 février 1565 une donation de son frère Jean, qualifié dans l’acte d’aumônier de la collégiale Saint-Hilaire de Poitiers. Le 17 juillet 1568 il transigea avec François, son frère cadet1. Catherine de La Faye, veuve de Bertrand de Bideran, testa devant Marty, notaire, le 21 octobre 1616, instituant François, son deuxième fils, et lui substituant Jean, son troisième 2. Enfants :

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