‹ Généalogie de BideranChapitre 56 sur 91 · HUITIÈME BRANCHE · texte numérisé non relu

HUITIÈME BRANCHE

SEIGNEURS

DE LA FORTONIE.

(périgord)

Louis de Bideran, écuyer, seigneur de la Fortonie, dernier fils d’Hélie de Bideran et de Rixende de Chaumont (voir p. 45), est l’auteur de la branche de la Fortonie.

Il dut naître en 1490, car il est à présumer qu’il est l’enfant dont était grosse Rixende lors du testament d’Hélie de Bideran, son père. Comme on l’a lu dans l’introduction, la fidélité des Bideran aux puissants sires d’Estissac devait être récompensée par une alliance du sang; le 10 ( alias 16) janvier 1523 Geoffroy d’Estissac, évêque de Maillezais, traita le mariage de Louis de Bideran avec Jeanne d’Estissac, fille de Bertrand, chevalier, baron d’Estissac et de Saussignac, seigneur de Coulonges-les-Royaux, etc., et de

Catherine de Chabot 4. Le contrat fut retenu par Deshordes, notaire 1 2.

Nous le trouvons en 1536 au ban de la noblesse du Périgord 3 4. Il mourut, ainsi que sa femme avant février 1565, laissant :

1. Jean de Bideran, l’aîné, chanoine, sous-doyen de l’église de Saint-Hilaire de Poitiers. Il serait décédé en 1586 4.

2. Jean de Bideran, le cadet, également chanoine de Poitiers, où il était en 1597 doyen du chapitre. Il fut en outre abbé de la célèbre abbaye de Celles en Poitou; on le croit du moins, car ni le Gallia Chrisiiana , ni G. Lévrier dans son Historique de V abbaye de Celles n’en parlent. S’il eut ce bénéfice, il le dut certainement aux Estissac, dont deux membres en furent abbés de 1516 à 1569.

Le 21 février 1565 il aurait abandonné à son frère Bertrand tout ce qu’il pouvait prétendre sur l’hérédité paternelle et mater-

(1) Bertrand d’Estissac avait épousé par contrat du 5 juillet 1506 Catherine de Chabot; il était fils de Jean de Madaillan, baron d’Estissac et de Marguerite d’Harcourt. Cette illustre maison portait : pàlê d'argent et d’azur de six pièces , et, comme nous l’avons dit, elle s’est fondue dans une branche delà non moins vieille race des Madaillan de Lesparre, éteinte à son tour et substituée dans les La Rochefoucauld. ( Essai génial, sur la Maison d’Estissac, en préparation par R. de Manthé.) — Jeanne n’est cependant pas nommée dans le testament de son père analysé au Fonds Périgord, vol. 13a.

(a) Fonds Périg., 146, dossier Larmandie, f. 3, v. — Arch. dép. du Lot-et-Garonne, Fonds Raymond, 4a.

(3) Arch. dép. des Basses-Pyrénées, E, 671.

(4) Cabinet de d’Hozier, 1097. — Arch. dép. de la Vienne, sup. E, 150.

BRANCHE DE LA FORTONIE

nelle. 1 Là encore nous avons des doutes; ou l’abbé de Lespine se trompe de date, ou il faut supprimer le mot « maternelle », car, comme on le verra à l’article concernant Bertrand, Jeanne d’Estissac vivait encore le 11 janvier 1568 (n. s.).

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