Autre Marie de Bideran, appelée Mion en famille
5. Marguerite, en famille Margoulen, de Bideran. Elle fut unie religieusement à Cahors, le 29 juillet 177S, avec noble Jean-Raymond de J eauffreau-Bla^ac , fils de noble Gabriel de Jeauffreau et de Jeanne de Guiscar. L’abbé Jean-Louis de Dablanc de Labouisse leur donna la bénédiction nuptiale dans l’église de Notre- Dame-de-Soubiroux. Jean-Raymond de Jeauffreau décéda le 27 août 1783, et Marguerite de Bideran lui survécut jusqu’en 1819; son acte de décès, au 19 janvier de cette année-là, la dit âgé de 66 ans 3.
De ce mariage provinrent trois filles: Gabrielle de Jeauffreau , mariée à N. .. du Cluzeau; Marie de Jeauffreau , femme de Philippe de Galabert de Lapeyre d’Hautmont ; Catherine de Jeauffreau , morte jeune ; puis un garçon '.Jean- Louis-Ignace de Jeauffreau deBla^aCj filleul sans nul doute de son oncle de Bideran. M. de Jeauffreau, né en 1782, mort en 1847, n’a laissé qu’un fils pour continuer son nom : Jean-Louis-
(1) Minutes de Lagarrigue, etc.
(2) Reg. par. de Saint-Cirq.
(3) Etat-civil de Puy-l’Évêque (Lot.)
BRANCHE DE SAINT-CIRQ-LAPOPIE
Philippe de J cauffreau-Bla^ac , uni en janvier 1847 à Antoinette Chanet et décédé le 28 août 1 893 , père : i° de Gabriel , mari de Gabrielle Dubois, dont postérité ; 20 d 'Henri, commissaire de la marine, marié en Périgord à Henriette Jacquinot de Presle ; et y de Marie , femme de M. Armand Cochy de Moncan *.
6. Marie- Jeanne de Bideran, dite Jeanneton en famille. Elle naquit et fut baptisée à Saint-Cirq le 25 octobre 1753.
Le 27 septembre 1778, elle fit ses preuves de noblesse pour être reçue religieuse hospitalière de l’Ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem, vulgo Malte. Les témoins qui déposèrent devant MM. de Montgey et de Castellan 1 2, furent : Etienne-Alexandre de Laporte, baron de Larmagol, chevalier d’honneur à la cour des Aides de Montauban ; le vicomte Jean de Corneilhan; le comte de Cruzy-Marcillac ; J. F. de Pomairol, seigneur de Gramont; J.-E. de Guilleminet, chevalier; J. J. E. de Campmas, baron de Saint-Rémy 3 4. Jeanne de Bideran fut reçue novice à l’hôpital de Beaulieu le 14 janvier 1779*.
Elle se retira à Cahors pendant la Révolution et elle y mourut peu d’années après son frère.
(1) Ces détails nous ont été donnés par MM. de Jeauffreau- Blazac, dont les armoiries sont : d'argent à la bande de gueules .
(a) Ces noms ne figurent pas dans la liste des Chevaliers de Malte, dressée par Louis de La Roque.
(*) Arch. dép. des Bouches-du-Rhône, H, 608, Malte.
(4) Note de M. Champeval.
Joseph de Bideran de Saint-Cirq., docteur en Sorbonne, chanoine du chapitre de Moissac.
Le 17 février 1776 il était au séminaire Saint-Louis, à Paris ; sa mère, pour lui constituer 100 livres de pension annuelle et viagère à titre clérical, hypothéqua ce jourlà une pièce de terre au territoire de la Conque ; l’acte fut passé en présence de noble Jean de Montagut, lieutenant-colonel d’infanterie, par Lescure, notaire royal apostolique1. Dès 1783 Joseph figure avec le titre de chanoine de Moissac, où il résidait ; il avait le droit de boursier au séminaire de Cahors.
Le 20 septembre 1785, par acte passé à Geniès, paroisse de Saint-Martin-Labouval, devant Vedrenne, notaire, le chanoine de Bideran fit donation à sa sœur Marie, femme du seigneur de Geniès (qui fit enregistrer l’acte le 16 décembre suivant), de tous ses biens, consistant en la seigneurie de Saint-Cirq estimée 55,000 livres et en 5,000 livres de valeurs mobilières 2.
Ayant refusé de prêter serment à la consti-
(1) Minutes de l’Étude de M. Dois.
(2) Arch. dép. du Lot, B, 325.
BRANCHE DE SAINT-CIRQ.-LAPOPIE
tution civile du clergé, son nom figure en l’an v parmi les prêtres réfractaires du Quercy sujets à la déportation 4. Il avait été porté également sur la liste des Emigrés. Craignant que ses biens ne fussent saisis, une réclamation fut adressée à l’administration du Lot par les enfants héritiers de sa sœur Marie (sa donataire) : Jean-Louis-Amédée, Louis - Marie - Barthélemy et Jeanne Salgues, frères et sœurs, cette dernière épouse de Jacques-Louis Vinel. Sur le vu de certificat de la non-émigration de l’abbé, l’administration, par arrêté du 16 nivôse an vu, déclara Joseph de Bideran déporté et non émigré, et ordonna que ses biens seraient rendus à la famille Salgues de Geniès. Cette dernière vendit alors à des particuliers de Saint-Cirq la plus grande partie de cette fortune.
Le bon chanoine, qui n’avait pas été déporté, ou qui était rentré en France, intenta une action à ses neveux pour être réintégré dans la jouissance de ses biens. Le 5 thermidor an vin il fut débouté de sa demande ; il allait faire appel quand une transaction intervint le 24 prairial an ix (12 juin 1801) entre lui et les héritiers de sa sœur. Il fut stipulé devant Benèche, notaire à Saint-Cirq, que Joseph de Bideran renoncerait à tous ses biens moyennant 6,000 francs de capital, et une rente annuelle de 750 francs, dont 400 réversibles
(1) Note de MM. de Flaujac et de Roumejoux.
sur la tête de sa sœur Jeanne, ex-religieuse, en cas de décès1.
L’abbé de Bideran hérita de 3.000 francs que lui légua Louise-Marguerite-Antoinette de Rodarel, sa parente, femme de M. de Barrau, par son testament mystique ouvert le 31 août 1803, lendemain de sa mort, à la requête de J. -B. Dufaure de Prouilhac2 3.
Joseph de Bideran de Saint-Cirq décéda le 29 septembre 1813 9, ayant laissé le petit capital qui lui restait et la maison qu’il habitait à Cahors, aux enfants de sa sœur, Madame de Jeauffreau.
(1) Minutes de l’Étude de M. Dois.
(2) Arch. du chât. du Rocq d’Allas, au comte de La Tour.
(3) Registre nécrologique de l’évêché de Cahors.
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