DE GRAND-LAC
(quercy)
Sur cette branche les documents que nous avons eus entre les mains et les renseignements , qui nous ont été obligeamment donnés par diverses personnes , ont été trop peu nombreux pour que nous établissions une filiation suivie et prouvée des seigneurs de Grand-Lac. M. Sérager , héritier de ces Bideran , n'a pas trouvé dans ses papiers ceux les concernant . Dans un voyage que l'un de nous fit exprès à Martel , il constata que les minutes des notaires de cette ville et que les registres paroissiaux de Muret (où se trouvait Grand-Lac), déposés à la mairie de Martel , ne remontaient pas au delà de 1750. Si l'on voulait faire des recherches ultérieures il serait inutile de consulter ceux des registres paroissiaux de Muret dont le double se trouve au greffe du tribunal de Gourdon , car il n'y a là que les années postérieures à l'an m ; il n'y aurait à effectuer ces recherches que dans les minutes des notaires des environs de Martel. La petite sénéchaussée , dont cette ville était le cheflieu, dépendant de la vicomté de Turenne , ses gentilshommes n'eurent ni à produire lors des Recherches de la noblesse , ni à se présenter aux convocations des bans et arrière-bans. C'est donc encore une source d' informations qui nous a fait défaut.
François de Bideran, écuyer, seigneur du Noyer et de la Fortonie *, est le premier auteur connu de cette branche.
Nous supposons qu’on peut l’identifier avec François de Bideran, quatrième fils de Louis de Bideran, seigneur de la Fortonie, et de Jeanne d’Estissac. (Voirp. 139.) Ce nom terrien de la Fortonie est une présomption en faveur de notre supposition. Nous savons que François, quatrième fils de Louis, fut revendiqué par les Bideran du Poitou comme l’auteur de la branche de la Martinière, mais nous savons aussi combien les documents fournis à l’appui de leur thèse étaient faux. En outre ces Bideran donnent à leur François le fief du Noyer, et justement nous trouvons les Bideran de Grand-Lac, qualifiés de seigneurs du Noyer.
François de Bideran passa une transaction avec Bertrand, son frère aîné, le 17 juillet 1568 1 2 ; puis il alla se fixer à l’extrémité nord du Quercy, soit par son mariage, soit autrement. Il eut le fief du Noyer dans Saint-
(1) Nous ne savons s’il s’agit de la Fortonie en Lamonzie-Montastruc, dont il pouvait avoir la co-seigneurie, ou du fief de Sarrazac, en Saint-Michel-de-Banières, baptisé La Fourtonie en souvenir du premier. (Voirp. 15.)
(2) Fonds Périg., 146, ut supra .
BRANCHE DE GRAND-LAC
Michel-de-Banières, consistant en un repaire et en une maison noble, pour lesquels il rendit hommage comme co-seigneur au vicomte de Turenne, le 20 décembre 1600 l. Il s’agit certainement de lui dans la transaction de 1597 citée plus loin à propos de François, seigneur de la Martinière, seulement d’Hozier a mis « seigneur du Noyer, demeurant à Saint-Michel en Touraine »,au lieu de : en la vicomté de Turenne .
François de Bideran vivait encore en 1618. D’une femme inconnue il fut, selon toutes probabilités, père du suivant.