‹ Généalogie de BideranChapitre 8 sur 91 · Garcie-Arnaud de Bideran, qui suit · texte numérisé non relu

Garcie-Arnaud de Bideran, qui suit

2. Hélie de Bideran, auteur de la branche de Saint-Surin qui viendra en son rang.

3. Gailhard de Bideran, seigneur de Roussille et commandeur de la commanderie du Saint-Esprit, à Bergerac, en 1489 4.

(1) Fonds Périg. 48, f. 348.

(s) id. iss, f. 3.

(3) Carrés de d’Hozier, 92, f. 16, r. — Lespine (122, f. 3.) la nomme Magne de Chaumont ou Montlouis de Labatut. Il peut confondre en tant que Chaumont avec sa belle-fille, mais avoir raison en tant que Montlouis , ancienne Maison des bords de la Dordogne. — Il y avait cependant dans les environs de Rousille une famille de Labatut, car nous voyons dans la généalogie Taillefer par Saint-Allais, Raymond et Aymeric de Labatut, habitants de la paroisse de Villamblard, consentir une reconnaissance le 25 novembre 1309 en faveur d’Armand de Taillefer. Alors que nous ne connaissons en Périgord pas de famille noble du nom patronymique de Labatut, nous relevons ce nom dans la bourgeoisie de Bergerac au xve siècle.

(4) Fonds Périg. 48, f. 406. r. — L’Hôpital de Bergerac était un des plus anciens du royaume. Une bulle de l’année 1198, constate qu’il appartenait aux Frères du Saint-Esprit. Longtemps appelé Maladrerie ou Léproserie, desservi par des religieux hospitaliers

4. Jean de Bideran, donzet, lieutenant gouverneur de Biron pendant que son père en était gouverneur * 1 . Il fut capitaine de Cahuzac en 1482. Dans une acense de 1461 il est dit frère de Garde- Arnaud ; en 1489 son frère Hélie l’institue tuteur de ses enfants avec Hélie de Roffignac. Ce qui prouve l’estime qu’on avait de lui, c’est que Jean d’Estissac le choisit également comme exécuteur testamentaire2.

5 . Catherine de Bideran. Elle épousa par contrat reçu J. de Montemedio et Guy Pellete notaires, le 15 octobre 1446, Charles Gérald ou Géraud , damoiseau en Estissac, fils de feu Rogier, donzel du même lieu, et de Marguerite de La Peyre, et frère de Catherine Gérald, mariée le 16 mai 1440 à Pierre, ditPérinet, Garel, de Bordeaux, et de Géraude et Bertrande Gérald3. Elle eut en dot 30 francs bordelais. Le contrat fut passé dans «r l’hospice noble » de Malrigou à Estissac, en présence de nobles Charles de Talleyrand, seigneur de Grignols, Jean Merland, prieur de Mareuil, Poncet de Solminihac, damoiseau en Grignols, Hélie Grimoard dit Taillefer, Jean Gaufier, chapelain d’Estissac. Charles Giraud était seigneur dans la viguerie d’Estissac, il rendit hommage à son

de l’Ordre de N.-D. du Mont Carmel et de Saint-Lazare, il était administré par un commandeur, ou un de ses délégués, portant le nom de commandeur du Saint-Esprit. Gailhard de Bideran avait eu pour prédécesseur Jean de Clermont; Hélie Arnaud lui succéda en 1492, puis Bertrand de La Baume.

(1) Carrés de d’Hozier, 92, f. 20, r.

(2) Fonds Périg. 16, f. 304; 122. f. 23.

(3) Fonds Périg., 132, f. 23.

BRANCHE DE LA PONCIE

beau-père des biens qu’il y possédait, le 9 mai 1452 1 ; il mourut avant juillet 1456, et sa femme avant octobre 1458, laissant comme fils Garcie-Arnaud, qui était le 19 de ce mois sous la tutelle de son grand-père Amalric de Bideran 2.

6. Peut-être Françoise de Bideran mariée à Pierre de Rib'eyreix , écuyer, fils de Guillaume et de Marie-Louise de Geyse de Vaucocour, qui devenu veuf se remaria en 1459 à Jeanne- Louise Adhémar, fille de François, damoiseau, et de Jeanne-Louise de Sufferte 3 4.

ni

Garcie-Arnaud de Bideran, damoiseau, puis écuyer, seigneur de Roussille, de la Ponde et du repaire de Balbeyre.

Dans une transaction successorale passée le Ier janvier 1480 avec son frère noble Hélie de Bideran, damoiseau en Saussignac, il est qualifié : damoiseau du seigneur d EstissacK.

(1) Fonds érig., 132, f. 23.

(2) Fonds Périg. 151. — Il y avait dans la châtellenie de Montpon, voisine de celle d’Estissac, des Gérard ( alias Girard ou Gérald) qui portaient : parti de gueules à j chevrons d'or ; et d’azur au chevron d'or accompagné en chef des deux fleurs de lys d'or sans pied et en pointe d’une fleur de lys aussi d'or. Çette famille est représentée de nos jours par M. de Gérard de Lafût

(3) La famille de Ribeyreix d’après La Chesnaye-des-Bois remonte au xii® siècle, elle porte : d'azur à 3 lions couronnés d'or armés et lampassés de gueules , celui de la pointe passant.

(4) Copie d’une production de titres, vidimée en 1771, aux Arch. du chât. de Canteranne.

Il prit part aux côtés de son père à la dernière campagne qui signala en Périgord la fin de la guerre de Cent-ans..

Au cours de l’article précédent, nous avons vu que Garcie-Arnaud et son père Amaury avaient reçu du comte de Périgord la seigneurie de Roussille. Dans la suite, ils vécurent sans bruit dans cette terre, au milieu de leurs tenanciers et de leurs domestiques. Tout en s’occupant de leurs affaires privées, ils obligeaient aussi leur suzerain dans les siennes; ils acensaient, inféodaient, achetaient ou vendaient des terres en son nom.

Le ier février 1460 ils sont nommés tous les deux procureurs généraux et spéciaux de noble et puissant homme « mossen » Jehan d’Estissac, seigneur d’Estissac, Montclar, la Barde, Saussignac, Pineuilh, Cahuzac et autres places * *. Garcie-Arnaud passe quelques jours après, une transaction avec le syndic de l’Eglise Saint-Front 2. Comme procureur de Jehan d’Estissac, il paraît dans deux arrentements du 8 novembre 1460 et du 26 juillet 1463. Il paraît encore avec le même titre dans une acense consentie par lui en faveur d’un habitant d’Issac, paroisse de la Monzie- Saint-Martin, le 6 juin 1461, acte dans lequel son frère Jean de Bideran, damoiseau, figure

(1) Fonds Périg., 132, f. 163, r. — Guy d’Abzac, seigneur de la Douze et de Reilhac est nommé procureur dans ce même titre.

(*) Bibl. nat. Fonds Doat, 241, f. 136.

BRANCHE DE LA PONCIE

comme témoin 4. En juin 1462, il reçut de Bardin de Beylie, paroissien d’Estissac, une reconnaissance féodale suivie d’hommage avec 30 sols, 2 poules et 2 journées d’acapte, en présence d’Antoine Gentil, chapelain d’Estissac et d’Hélie de Lespinasse*.

Le 29 septembre 1463, il eut des difficultés avec la Communauté de Bergerac pour sa maison noble de la Poncie qu’elle voulait imposer. « Los cossols a may metz e talhat Grassiarnaut de Biderenc per nom de la Ponsia a ung franc, e per lod. mage Bertrand de Paleyrat demandât plussors.... e lod. Grassiarnaut de Biderenc a respons e dit qu’el erat noble, e non paguaria point de talh, e ni de pougezas, quaz los senhors nobles, coma lo senhor de la Forsa, e lo senhor de Longa e lo senhor de la Roqua e plussors autras gentils ne pagan point tal.... » Mais les consuls ne veulent point accorder à Garcie-Arnaud de Bideran les mêmes immunités qu’à quelques seigneurs privilégiés et « fu délibérât el dict cossolat que hom prenha ung sirven, e los cossols e que hom l’execute del mouble de l’ostal, et que hom no lo laysse poynt passar per tal noelas el, ni los autres, quar drech n’avem en cossolat1 * 3.... ».

(1) Fonds Périg., 122, f. 3, r.

(a) Chartrier du chàt. de Lanquais : liasse : Chartes du Périgord.

(3) Communication de M. Charrier d’après les Jurades de Bergerac; 1463, layette d, f. 21.

Garcie-Arnaud fut commis le 23 février 1471 pour recevoir les montres , faire réparer et avitailler les places du Périgord2. Dans d’autres titres des années 1468, 1483 et i486 il est fondé de procuration par Bertrand d’Estissac, fils de Jean3 4. En 1464 il avait rendu hommage au comte de Périgord pour la seigneurie de Roussille ; l’abbé de Lespine mentionne en outre deux hommages pour la Poncie, rendus par lui, le premier à Charles de France, duc de Guyenne, le 8 novembre 1469, et le second au Roi de France, le 2 juillet i486. Il est qualifié écuyer dans ce dernier*. Il fut choisi avec noble David de Montferrand, seigneur du Gua, comme arbitre entre Jean, seigneur d’Estissac, et Jean de Pellegrue, seigneur d’Eymet, au sujet des limites de leurs seigneuries5.

Sa mort est antérieure à 1501. De Louise Brard, alias Broarde6, sa femme, il laissa :

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