‹ Généalogie de la Famille GosselinChapitre 6 sur 31 · II. — Gosselin Jean. [Gabriel I · texte numérisé non relu

II. — Gosselin Jean. [Gabriel I

!• Tardif Jeanne.

Marie Jeanne, b... ; m 7 janvier 1713, à Pierre- Mons, à Beauport.

(1) Il a dû M fixer à K6»umont, car toua ms «nfants ont été baptiaén dans cette iiaroisHc, et l'une de aes filles s'y Mt nuU» le 19janvier 17&0, à Michel Turgeou.

1694, (19 juin.) 7

2* Cadieu Marie, veuve de Jean Langlois, f 20 avril 1733, au Cap a Ignace a».

Jean Baptiste, b^i 5 avril 1695; m»» 7 juin 1723, à Marie Lemieux ; s ai 13 mars 1733.

Il nous a été impossible de retrouver la date et le lieu du premier mariage de Jean II. Le mariage de sa fille, à Beauport, laisse lieu de croire qu'il a d'abord résidé sur la côte Beaupré, probablement au Château-Richer.

Après son second mariage, il alla se fixer à rUe-aux-Grues, bien qu'il ait été iuhumé au Cap S. Ignace. La preuve, c'est que son fils Jean-Baptiste est né à l'ile-aux Grues, et que les cinq enfants nés du mariage de ce dernier avec Marie Lemieux, sont également nés en cet endroit. L'ileaux-Grues, à cette époque, n'avait pas de curé, c'est ce qui explique que Jean-Baptiste et tous ses enfants ont été baptisés au Cap S. Ignace. IL — Gosselin Hyacinthe. (Gabriel L

Ralté Marie.

Gabriel, b... m 10 août 1716, â Marie Renaud, à S. Famille, L O.

1701, (l" sept.) Rimouski. »

IL — Gosselin Pierre, Rimouski. [Gabriel L Garinet M. Madeleine, b 1674 ; | François L 8 20 14 juin 1733.

Louise, b» 1 juin 1702, religieuse.

Pierre-Joseph, né en fév. 1704 et b le 14 août 1705, à Québec ; f m 24 mai 1728, à Marie Joseph élément, à S. Vallier ; 2» m 6 cet. 1732, à Elizabeth Laçasse, à Beaumont; 8 8 sept. 1755, à S. Michel.

Augustin, b2o 8 juillet 1707; s 20 4 juillet 1733.

Louis, b 20 3 juillet 1708.

Cécile, b2o 20 juillet 1709; 1» m 16 sept. 1728, à Pierre Sorbes, à Ste-Foye; 2» m 7 14 nov. 1739, à Gabriel Côté ; 3- m? 19 fév. 174G, à Charles Dominique Douaire.

François, b2o 10 fév. 1712; 320 25 juin 1733.

Marie-Joseph, b2o29 août 1712; m 20 17 jan. 1733, à Jacques Soulard ; s 20 8 août 1738.

Geneviève, b 20 8 juillet 1 71 4 ; m 7 28 jan. 1 737, à Claude Dudevoir : s7 6 déc. 1738.

Joseph B... s 20 15 juin 1733

1711, (23 nov.) 7

IL — Gosselin Louis, Québec. (I) [Gabriel L 1° Duroy Jeanne-Marguerite, b 1692 ; s 7 25 juin 1727, dans l'église de Québec. (Pierre L

Marie-Louise, B... m 7 nov. 1727, à Joseph Carié. Pierre-Ijouis, b7 14 mai et s7 6 août 1714. Pi.ir,., 1,7 27 mai 1716.

Louis, b7 12 juin 1717; s7 5 mai 1722.

(1) Il était négociant. Sm fila ne semblent pk» avoir laine de deacendants.

Jean-François, b7 6 juin; s 7 8 juin 1719.

Etienne-Euslache, b7 20 nov. 1720; s 7 18 avril

Jean-Charles, b; 4 nov. 1721.

Louis-Jean, b7 11 avril 1724 ; s 6 juin 1724, à •Charlesbourg.

Louis, b7 15 avril 1726.

Joseph- Ainable, b7 31 mai 1727.

1748, (21 oct.) 7

2» Rasset Ehzabeth, b 1695 ; s 7 14 mai 1779 (1).

[Jean L

1726, (25 nov.) 4

in. — Gosselin Antoine, b 1704. Fixé à S. Laurent, L O. [Ignace II.

Crèpeau Marguerite, b 1706. [Robert II.

Antoine, b4 1 avril 1728 ; 1» m 7 19 fév. 1753, à Elizabelh Vallée ; 2* m 7 6 sept 1791, à Françoise Rousseau.

Geneviève, b7 9 nov. 1729.

Marguerite, b 1730; s 4 16 mai 1735.

M. Angélique, b4 10 déc. 1731.

Prisque, b 1732 ; s 4 2 janvier 1734.

Jean-Baptiste, b4 14 sept. 1733. Célibataire.

Charles, b4 23 mars 1735. Célibataire.

(1) Pas d'enfants issus de ce second mariage.

Joseph, b 4 24 avril 1737. Mort au siège de Qué> bec, en 1759.

François, b4 16 août 1739 ; m 21 juillet 1765, à. S. Vailier, à Marie-Cécile Roy.

Amable, b4 16 mars 1741 ; m4 19 août 1765, à Isabelle Marauda ; S4 13 mars 1827.

Marie-Anne, b4 28 janvier 1743; S4 30 déc.

Gabriel, b4 13 janvier 1745; s 4 22 jan. 1745

Marie-Anne, b4 19 janvier 1745 ; s 4 22 janvier

Pierre, b4 17 mai 1747; s 4 22 août 1747.

Marie-Thérèse, b4 19 nov. 1748; S4 29 juillet-

Joseph, b4 4 juin 1750.

Antoine III fut le père de seize enfants, et donna la terre paternelle à Amable IV.

1766, (19 avril.) 4

IV. — Gosselin Amable, S.Laurent. [Antoine III. b4 16 mars 1741 ; S4 13 mars 1827.

Marauda Isabelle, s 4 13 nov. 1815.

M. Elizabeth, b4f'août 1766; m 4 23 juillet 1790, à Louis Huot, 8 4 12 avril 1849.

François, b4 4 déc. 1767 ; 1" m 3 7 oct. 1799, à Catherine Beaudoin; 2" m3 8 juillet 1823, ù Catherine Hébert; 84 2 mars 1849.

Amable, b4 21 avril 1771.

Marie-Hélène, b4 5 janvier 177a ; l* m4 15 fév.

1 790, à Paul Gravel, de Québec ; -2* m 7 à F. Tremblay, de Québec.

Marie Joseph te, b4 6 fév. 1775; 1* m 2 juillet t804, à Pierre Richer dit Laflèche, à S. Denis, district de S. Hyacinthe ; 2« m 17 juillet 1815, à Charles Lebeau, S. Denis.

Pelage, b4 26 janvier 1777; s 4 fév. 1777.

Marguerite, B...; m 4 23 juin 1800, à Joseph Hébert, de S. François, I. O.

Amable IV légua la terre paternelle à son fils François.

Louis Huot, marié à Elizabeth Gosselin, demeurait sur le haut des Coteaux. Cette famille n'a plus de descendants à S Laurent, et sa terre est aujourd'hui la propriété de Joseph Gosselin, fil» de Michel IV. La maison, située au nord du chemin public, a été démolie ces années dernières.

Amable, fils de Amable IV, alla se fixer dans la seigneurie de S. Ours, vers 1801, avec un cousingermain du nom de Maranda. Ils achetèrent chacun une terre voisine l'une de l'autre, dans le quatrième rang de S. Ours, qui fait aujourd'hui partie de la nouvelle paroisse de S. Jude, érigée

en 1822.

Il eut de son mariage avec Catherine Dupré,

cinq filles et un garçon :

Catherine, b 6 août 1806, à S. Ours ; m 26 sept. 1826, à Pierre Labossière, S. Jude; s vers 1880, à

S. Jude. , ^

Amable, né à S. Ours, vers 1808, et décédé à S.

Jude à l'âge d'environ vingt ans, emporté par l'asthme, après avoir toujours été trop faible pour travailler.

Phélie, née à S. Ours vers 1810; mariée à l'âge d'environ 21 ans à Michel Labossière, à S. Jude, où ils ont résidé quatre ou cinq ans, puis sont partis pour les Etats-Unis, où elle est morte vers

Marie-Angélique, née à S. Ours le 2 juillet 1812 ; mariée à Narcisse Courtemanche, à S. Jude, en janvier 1843 ; morte au presbytère de S. Louis de Bonsecours, le 3 novembre 1884.

Son mari, Narcisse Courtemanche, est également décédé chez son fils, le 13 juin l.S9.">, et a été inhumé dans la paroisse de S. Jude.

Marie-Josephte, née à S. Ours, le 1 1 février 1814, resta célibataire, vécut chez sa sœur Catherine, et mourut chez un neveu, au village de S. Denis, en août 1894.

Marie-Louise, née à S. Ours, le 4 sept 1815, resta célibataire et résida elle aussi chez sa sœur <Jatherine. Actuellement, elle est pensionnaire à l'hôpital de S. Denis-sur-Richelieu.

Marie-Josephle, fille de Araable IV, et demeurant à S. Ours avec son frère, eut de son premier mariage au moins un fils, du nom df Louis. On ne lui connaît de son second mariage (lu'une fille, du nom de Domitille, qui se maria à S. Denis, le 17 octobre 1837, à François Bousquet. Elle mourut à S. Denis, un peu avant 1853, car

on constate par les registres que Charles Lebeau se maria en secondes noces, à S. Denis, le 23 janvier 1853, avec Marguerite Pépin,

Du mariage de Narcisse Courlemanche et de Angélique Gosselin naquii-ent:

1* Léandre, marié à Hermine Dufault.

2* Adéline, baptisée le 10 juin 1745; mariée à l'âge de 19 ans, à J.-B. AUaire, père de M. l'abbé Arthur Allaire, baptisé le 22 juillet 1866, et actuellement vicaire à S. Roch-de-Richelieu.

3o Joseph-Israël, ancien curé de S. Roch-de- Richelieu et l'auteur d'une Histoire de la famille Courtemanche.

4" Amélie, baptisée le 24 déc. !848, et mariée à William Wilson, marchand de S. Jude.

5' Marie, baptisée à S. Jude, le I" septembre 1850.

6® Olivier, qui ne vécut que deux jours.

M. l'abbé Courtemanche est donc notre parent au troisième degré, puisque son grand'père Amable Gosselin, était le frère de notre grand'père François Gosselin ou François V., et sou neveu,. M. l'abbé Arthur Allaire, est parent avec nous du trois au quatre.

Ces notes généalogiques sur la famille Courtemanche nous ont été communiquées par l'abbé Courtemanche lui-même, décédé en son presbytère de S. Roch-de-Richelieu, le 5 déc. 1900.

Le lendemain de son décès, le journal de Montréal publiait une notice biographique qui a sa place ici.

M. l'abbé J. I. COIRTEMANCHE.

«La jolie petite paroisse de SainURoch-de- Richeheu pleure aujourd'hui son dévoué pasteur et tout e diocèse de Saint-Hyacinthe un de ses prêtres les plus estimés et aimés dans la personne de labbé J. I. Courtemanche. Encore dans la force de l'âge, il pouvait compter sur sa robuste constitution physique pour prolonger son existence; mais une maladie de foie, qui le minait sans pitie depuis déjà longtemps, a fini quand même par triompher de lui plus vite qu'on ne le croyait dans le cercle de ses parents et de ses amis. Il avait espéré qu'un voyage en Europe ralentirait au moins la marche du mal et il a pris part au dernier pèlerinage canadien de Parav. le-Monial, de Rome et de Lourdes. Pendant deux mois 11 a respiré l'air étranger et joui des nombreuses distractions qu'offre le vieux monde 11 a reçu la bénédiction du Pape et prié le Sacré-Cœur de Jésus ot Marie-Immaculée dans leui-s sanc. tuaires privilégiés. Après cela, on l'attendait au pays avec un regain de santé, mais on se trompait; Il revenait pour mourir.

L'abbé Courtemanche appartenait à l'une des plus respectables familles de SainUJude. Il est né

nf ^r?J.l*'^""'"""^^ ^' Narcisse Courte, inaiu heet d Angélique Gosselin. Formé à la piété par ses bons parents dès son bas Age, il n'a surpris personne en manifestant à ireite ans son

intention de devenir prêtre. Il ne se démentit pas -dans la suite. Son père l'envoya au collège de SainuHyacinthe et le petit écolier y fil sérieusement sa préparation au sacerdoce. De 1860 à 1K68 il parcourut les cours classique et philosophique et, de 1868 à 1872, il enseigna aux mômes •élèves depuis les éléments latins jusqu'à la versification tout en s'initiant lui-même aux éludes théologiques. C'est le 24 février 1872 qu'il fut •ordonné. Laissant alors son Aima ilater^ il fut ensuite successivement employé comme vicaire à la Présentation, à Saint- Aimé-su r-Yamaska, à Iber ville, à Sorel et à Sainl-Oure. De ce dernier poste, il alla prendre la cure de Saint-François- Xavier de Sheflord. Il en passa à celle de Saint- Louis de Bonsecours en 1884, puis à celle de Saint-Roch-de-Richelieu en 1889.

«Homme d'ordre s'il en fut jamais, il a laissé partout des traces de celte qualité si précieuse. Non-seulement il se rappelait constamment pour sa propre gouverne que t celui qui vit selon une règle vit selon Dieu,» mais dans sa conduite à l'égard des autres quelle ponctualité î Autant Kjue possible tout était indiqué d'avance dans l'exercice de son minislèi-e. Avec lui on pouvait avantageusement invoquer la coutume pour prévoir ce qui n'était pas encore spécialement annoncé. A moins de circonstances incontrôlables un office religieux n'était pas retardé, il commençait à la minute. Et il fait bon de voir la

correction qu'il mettait dans la tenue de sesdiver»^ cahiers de fabrique.

«La franchise était iiin' autre de ses qualités caractéristiques. Avec lui la vérité conservait ses droits sacrés jusque dans ses moindres détails. Aussi avons-nous souvent lu tendu dire u franc comme M. Courtemauciie.

« A ces deux amours de l'ordre et de la franchise s'en joignait un autre non moins fort, celui de ses confrères. Comme il aimait à les rencontrer ! Les sacrifices qu'il a faits pour les visiter quand ils ne venaient pas le disent assez haut. Apprenait-il que quelqu'un d'entre eux fût en danger de mort, il s'empressait d'aller lui doniKi un dernier témoignage d'affection ot aux s. rvir.s innôbres ensuite on remarquait i areiutul son abseiut\ De même on le voyait toujours aux concours religieux où il devait son aide.

«Bon et fidèle serviteur de Dieu, en un mot. il aura probablement déjà mérité d'entendre du Très-Haut ces paroles consolantes: « Entrez dans le repos de votre Maître. »

"11 est décédé dans son presbytère de Saint- Roch-de-Richelieu, le 5 déceniltre l'.)UU. Sou service et son enterrement ont «u li. u en celte dernière paroisse, le 1 1 décembre r.»00 à 10^ hr?. du matin, après l'arrivée du train qui laisse Sanil- Lambert, à 8.25 hrs. »

— 27 ^ 1799, (7 octobre.) S. François, I. O. 3

V. Gosselin François, S. Laurent 4 (Amable IV 1)4 déc. 1767 ; s 4 -2 mars 1849.

I* Beaudoin Catherine, s 4 25 fév. 1820. (Joseph. François, b4 28 juin 1800; m f 20 fév. 1827, 2« 5 fév. 1833, 3» 30 juin 1847 ; S4 29 sept. 1873.

Amable, b4 13 sept. 1801 ; s 4 7 nov. 1884.

Antoine, b4 2 juillet 1803; m 9 août 1836, â S. Henri ; s 9 juillet 1865, à S. Henri.

Catherine, b4 7 avril 1805; S4 9 avril 1807.

Jean-Baptiste, b4 23 déc. 1806; m 4 16 août 1842; s 4 28 juillet 1873.

Joseph, b4 19 mai 1809; m4 1 fév. 1836; 8 4 29 juillet 1880.

Michel, b4 30 sept. 1811 ; m» 5 août 1845; S4 7 juillet 1888.

Elizabeth, b4 6 avril 1813 ; m4 17 oct. 1852, à Marcel Grégoire dit Deblois; s octobre 1875, à S. Sauveur où elle résidait.

Louis, b4 21 déc. 1815; S4 8 mars 1822.

M. Henriette, b 4 21 déc. 1817; m4 17 juillet 1838, à Isidore Aubin, de S. Pierre, 1. O. Aucun enfant n'est né de ce mariage.

1823, (8 juillet.) S. François, l. 0.3

2* Hébert Catherine, S4 17 janvier 1872. Magloire,b4 30 mars 1826 ; m 4 13 juillet 1858 ; S4 11 avril 1885.

Avant de donner sa terre, Fi-ançois V, réunit ses enfants pour leur faire part de ses intention» et s'entendre avec eux, vu qu'ils étaient héritiers de la part de leur mère. Tous renoncèrent volontiers à leurs droits, et chacun reçut plus tard en compensation une somme de 150 piastres.

Alors il légua la terre paternelle à son fils Amable, après l'avoir offerte à François, l'aîné de ses enfants, qui refusa de l'accepter.

Ce bon vieillard vint à l'église, pour la dernière fois, dans l'automne de 1848, et coucha chez mon père. Le lendemain, après avoir entendu la messe et communié, il remonta h pied chez lui, et malgré son âge avancé, d'un pas aussi alerte que dans son jeune temps.

Amable, fils de François V, resta célibataire et légua la terre paternelle à son frère Magloire, l'unique enfant né du second mariage de François V avec Catherine Hébert.

Il mourut à l'âge avancé de 83 ans, après avoir été toute sa vie un chrétien exemplaire et un homme de bonnes œuvres.

Non seulement il ne savait pas refuser, mais comprenant qu'il est plus agréable de donner que de demander, il ne manqu.iit presque jamais de prévenir ceux qui étaient tentés de faire appel à sa générosité.

Le montant des dons qu'il a semés à droite et à gauche, pendant cinquante ans, est un secret qu'il a emporté avec lui. Nous ne pouvons donc

rien préciser. Mais les indiscrétions que la reconnaissance a fait commeltre à plusieurs de ses obligés, nous permettent d'affirmer qu'il aurait acquis une fortune relativement considérable s'il avait aimé thésauriser. Cependant ses libéralités, comme il arrive presque toujours, ne l'empêchèrent point d'arrondir le domaine patrimonial et de laisser à son frère plusieurs milliers de piastres.

Lors du typhus de IS47, qui décima si cruellement les émigrés irlandais, il fut l'un des premiers à courir chez les Sœurs de la Charité pour les prier de lui confier un orphelin.

Celui qui eût la bonne for lu no de tomber entre ses mains s'appelait James Donnelly.

Son père adoplif l'aima comme son enfant, réleva avec le plus grand soin et ne recula devant aucun sacrifice pour assurer sou avenir.

11 lui fit d'abord fréquenter l'école modèle du village, et lorsque l'Ecole normale Laval, ouvrit ses portes, en 1857, il demanda et obtint l'admission de son protégé qui désirait faire son cours.

Le jeune Donnelley, doué de talents remarquables, conquit facilement ses diplômes et entra dans la carrière de l'enseignement. Il aurait pu monter beaucoup plus haut et faire l'honneur et la joie de son protecteur, s'il l'eût voulu.

Aujourd'hui le petit orphelin de 1847 dépasse la soixantaine et porte dans l'Institut du Bienheureux de la Salle le nom de Frère Marc. Puisse

Dieu lui faire la grAce d'y vivre el d'y mourir ! A pari Jami'?, Cftte famille Donnelly comptait trois autres orphelins: John, William et une fille.

John, marift à une canadienne, réside à Notre- Dame de la Garde où il a fait souche.

William, marié aussi û une canadienne, réside à Chicago. Il avait été placé dans une famille irlandaise de la PelilcHivière, près Québec, qui ne fut pas tendre pour lui. Fatigué d'être maltraité, il déserla à l'âge de quinze ans et vint demander l'hospiialiléà celui qu'ensuite il appela toujours sou oncle .Amabie Gosselin, et qiVil no quitta qu'au bout d'une dizaine d'années pour commencer l'apprentissage du mélier de boulanger.

Leur sœur avait élé placée à Lévis, dans la famille de M. l.onis l'réchette, où elle fut heureuse.

Amable Gosselin a été inlmmé dans TéfïUse de S. Laurent, à côté de mou père el de ma mère.

Antoine alla se fixer à S. Henri, comté de Lévis, où il a fait souche comme nous hî verrons plus loin.

Elizabelh mourut frappée d'apople.\ie. Des deu.x filles \>ées «le sou mariage, l'une mourut encore jeune, et l'aulre, mariée à un nomme Blron, mourut quelques années après sa mère, sans laisser de dcsccndanls.

M. l'abbé J- Naud, curé de S- Latirent

Décëdé et inhumé à S. Laftrent en 18r-9.

1827, (-20 fév.)4

VI Gosselin Franrois, S. l.aii- (François V. rent, I. 0. b4 28 juin 1800; S4 29 sept. 1873. 1» Charest Catherine, s 4 22 déc. 1830. François, h 4 27 déc. 1827.

Amablo, b 4 sept. 1829 ; S4 15 oct. 1830.

1833, (J> iVMM4

2* Brousseau Geneviève ; s 4 2 août 1839.

Adéiaido, b4 7 nov. 1833 ; m 4 20 sept. 1881, à Félix Parent, dr Boniiport. Pas d'oiifaiils issus de ce mariage.

Joseph, 1h 29 jmii Is.)."»; s 4 J.') mai 1837.

Jean-Baplislf, b4 31 mai 1837.

Jonas, b4 27 oi;t. 1838.

1847, |30 juin.) 4

3" Dallaire Lonise; S4 9 juillet 1884.

Eugène, b 4 22 mars 1848.

Philadelphe, b4 20 déc. 18i9.

Magloire, b4 6 mars 1851.

Amable, b4 G mars 1851.

Joseph, b4 7 août 1853.

François VI était né mécanicien. Il lui suflisait d'examiner n'importe quelle machine, pour en comprendre immédiatement tous les rouages et en faire une semblable. Il a été inhumé

dans l'église de S. Laurent, dont il a fait la charpente et le toit. I^ maison d'école du village de l'église a aussi été construite par lui.

Lorsi]u'il s'est fixé près de l'église, le village de S. Laurent n'existait pas encore. On y comptait tout au plus cinq à six maisons.

1836. (9 août.)

VL Gosselin Antoine, S. Henri 5 ; [François V. «5 8 juillet 1865.

Turgeon Brigitte, née à S. Henri 8 ocl. 1811 ; s S 13 août 1900.

Antoine, h s 20 mars 1838.

Pierre Amable, b s 29 juin 1839 ; s 5 avril 1841.

Brigitte, b s 8 octobre 1840.

F.-X.,b5 3 août 1842.

Louis, b 5 22 sept. 1843 ; ss 8 déc. 1851.

Elizabeth, bs 26 déc. 1844 ; m 5 U jan. 1862 à Magloire Dutil, de S. .\nselme, s 0 déc. 1895.

Amable David, i? T juiii isit. ; s5 5 déc. 1846.

Michel Zéphirin,b 5 10ocUKS48; s s 5 déc. 1870-

Jos. Amable, b s 14 avril 1850 : m 5 16 oct. 1877, à Delvina Labouté ; s 5 21 jan. 1879. Pas d'enfants issus de ce mariage.

Jean-Baptiste, bs 9 mai 18.52 ; Sous-Diacre, 21 mai 1876 ; Diacre, 8 oct. 1876 ; Prêtre 26 mai 1877;

actuellement curé de S. Eugène, C*. de l'IsleL

Louis Onésime, b s 1" fév. 1^54.

M. Adehne, b 5 10 août 1856.

M- l'abbé J.-B Gosselin

1836, (I" fév.)4

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