‹ Généalogie de la Famille GosselinChapitre 7 sur 31 · VI. Gosselin Joseph, S. Lan- (François V · texte numérisé non relu

VI. Gosselin Joseph, S. Lan- (François V

rent, I. O. b4 19 mai 1809; s 4 29 juillet 1880.

Denis-Lapierrc Soulaiiges, [François IV.

b4 3l juillet 1809; s 4 17 avril 1878.

Adeiine. b4 4 novembre 1836.

Joseph, b 4 14 déc. 1837 ; s 4 1 1 sept. 1866, après une maladie qui dura une couple d'années. I! travaillait avec mon père, lors de sa mort, et lui aurait probablement succédé, bien que le métier de forgeron n'ait jamais en d'attrait pour lui.

François-Régis, 1)4 •2() juin 1839: m 25 juillet 1864, à Mary-Ann Nathalie ONeil, à Chicoutimi.

Henriette, b4 4 janvier 1841. Elle enseigna durant plusieurs années, après avoir obtenu un diplôme d'école modèle à TEcole Normale Laval.

Boulanges, b4 27 sept. 1862 ; S4 10 nov. 1863. Elle est morte des fièvres typhoïdes, après deux ou trois semaines de maladie.

David, b4 22 nov. 1846. Première Communion en 1857. Confirmation à N.-D. de Québec le 4 juin 1861 ; entrée au Petit Séminaire de Québec le 4 fév. 1861 ; an Grand Séminaire en sept. 1868; ordonné prêtre par Mgr Taschereau, à Notre- Dame de Lévis, le 26 mai |H72 ; vicaire à S.Thomas, Monlmagny, 1872-1874; à Sle Anne de Beaupré, 1874-1875 ; aux Eboulements, 1875- 1876, et desservant de cette paroisse pen-iant deux mois; vicaire à S. Roch de Québec, 1876 1882;

desservant de Notre-Dame de la Garde, du 28 juillet au 1" octobre 1882 ; desservant de la Congrégation de S. Roch de Québec, 1882-1885; curé de S. Honoré, Beauce, 1885-1886; pensionnaire de la Caisse, ltJ86-1887; curé du Cap-Santé, 1887- 1899; Directeur propriétaire de la «Semaine Religieuse de Québec depuis déc. 1888 jusqu'à septembre 1901 ; curé de Charlesbourg depuis le 11 juillet 1899. '

Louis, b4 11 novembre 1848 ; m 15 juin 1886 à Eva l'aniiing, à S. Gervais.

Pierre, b4 5 s«-pt. 1850; m 23 uov. 1881 à il Rosalie Felixine Lefrauçois, à S. Jean-Baptiste de Québec.

Jean, b4 29 août 1852. Entrée au Petit Séminaire de Québec le 4 fév. 1868 ; admis à l'étude du droit le 12 janvier 1875; reçu avocat le 1i janvier 1878.

Fran«;ois-Xavier, b4 8 mai 1857; m 29 mai 1888, à Marie-Honorine Fournier, à Notre-Dame de Québec.

Mon père quitta la maison paternelle à l'âge de dix-huit ans, pour aller aider temporairement son frère François, qui demeurait à quelques perches de l'église S. Laurent. Puis, il finit par se décider à apprendre, sous sa direction, le métier de forgeroiî, passablement lucratif ùcette époque.

Son apprentissage terminé, il ouvrit une boutique à son tour, sur un emplacement, dont l'acte d'achat a été passé le 2 déc. 1829, par M. le

notaire A. Côté, enregistré le 5 déc. 1843, sous le numéro 3870, et correspondant aux n* 1 19 et 120 du cadastre. Les bornes de cet emplacement composé de deux lois, l'un de quatre perches de front, et l'antre de soixante pieds de front, sont décrites ■comme suit :

Premier lot: au nord, par le chemin du Roi; il l'est, par Joseph Noël ; au sud, par le lleuve S. Laurent; à l'ouest, ijar Joseph Couture.

Deuxième lot: au nord et à l'est, par Ignace Bouffard; au sud, par le chemin du Roi; à l'ouest, par Pierre Pouliot.

Pendant les soixante-dix ans écoulés depuis •cette époque, bon nombre de mutations ont eu lieu parmi les voisins mentionnés dans l'acte 4'achaL

Ainsi, Joseph Noël, père d'Antoine Noël, a été remplacé par Louis Godbout, et ce dernier par David Bouffard, pilote, décédé en nov. 1899.

Joseph Couture a été remplacé par Joseph Lapierre, pilote, frère de ma mère; et ce dernier par David Cinq-Mars, pilote, mort accidentelle^ ment à bord du navire dont il venait de prendre charge dans le port de Québec, en 1876.

Ignace Bouffard à été remplacé par Prisque Plante, et ce dernier par ses héritiers.

Pierre Pouliot a été remplacé par Dame Jean Dumas; celle-ci par François Cinq-Mars, et ce -dernier par Jean Coulombe, pilote, décédé il y a 4]uelques années.

Comme la clientèle venait suffisammj'ntet promettait davantage, mon jR-re commettra en 1832, à dix pieds de sa boutique, la construction d'une assez jolie maison dont il a été lui-môme l'architecte et l'artisan. Depuis J885, maison et boutique sont annexées l'une à l'autre, etcelle derni»*re a été transformée, au point de ne différer de la première que par les dimensions. Enfin, en 1836^ mon père fit un dernier pas, et maria une personne digne à tous égards, Mlle Soulaiiges Denis dit Lapierre. Le mariage fut célébré par M.l'abbè Jean Naud, alors curé de S. Laurent, et le contrat de mariage lut passé le 24 janvier 1836, par M. François Rouleau, notaire, décédé à Sle Claire, comté de Dorchesler, et a été enregistré en 1843, sous le numéro 3SG!.

Alors commenra pour mon père, simple, lal)orieuseetchrélieime, l'histoire d»'s gens, qui n'ont pas d'histoire, composée du charme des souvenirs et des espérances, des enfants qui grandissent, des bonnes et solides amitiés du voisinage, des longues causeries du soir, qui font oublier les fatigues de la journé •. des deuils consolés iwr la religion et de l'alleute calme et résignée du jour et de l'heure de Dieu.

Tel est le résumé d'une vie familiale qui dura quarante-deux ans. Kn avril 1878, ma mère, dont la ganté déclinait sensiblement depuis une dizaine d'années, rendit son Ame à Dieu ; et deux ans plus tard, en juillet 1880, mon \)i're alla i*ejoindre celle

dont il n'avait cessé de déplorer la perte. Maintenant ils reposent tous deux sous le banc u° 7, qu'ils occupaient dans l'église paroissiale.

La maison paternelle de ma mère appartient aujourd'hui, avec la terre sur laquelle elle est bâtie, à Dame Vve G. DeBoucherville, et n'a cessé, jusqu'en 1888, d'être occupée par lafamiUe Lapierre, depuis le mariage de Nicolas avec Charlotte Isabelle en 176-2. Cette terre est désignée sur le cadastre sous le n" 81.

Le premier ancêtre de cette famille Denis dit Lapierre, émigré au Canada, Pierre, était fils de Biaise Denis dit Lapierre et de Jeanne Laponche de S. Martin, ville de I^rac, évôché de Condom, où il a été baptisé en 1620. Le 8 oct. 1687, il se maria à l'Ange-Gardien, à Marie Jeanne Gandin, veuve de Louis Goulet, et fut inhumé le 19 sept. 17-27, à S. Laurent, L O. Il était propriétaire de la terre occupée plus tard par Charles Therrien, et aujourd'hui par la famille Boissonneault.

Jacques, fils de Pierre, fut baptisé à S. Laurent en 1688, se maria le 22 oct. 1725, à l'Ange-Gardien, à Véronique Mathieu, et fut inhumé à S. Laurent le 17 août 1758. Son épouse née en 1700, fut inhumée le 30 juillet 1759.

Nicolas, fils de Jacques, se maria à S. Laurent, le 22 nov. 176-2, avec Charlotte Isabelle, et fut inhumé le 3 nov. 18-20. Son épouse née en 1745, fut inhumée le 7 déc. 1801.

François, fils de Nicolas, se maria à S. Laurent,

le 29 juillet 1799, avec Cécile Gosselin, née le 1^ avril 1775, inhumée le 21 oct 1829. François fut inhumé le 7 déc. 1820. De ce mariage sont nés :

François, b4 8 déc. 1801, noyé accidentellement en 1803.

Joseph, b4 31 mars 1803; m 4 13 nov. 1832, k. Marguerite Genest ; s le 11 oct. 1880, à S. Féréol.

Nicolas, b 4 5 fév. 1803 ; M. à Québec, en 1836, à Marie Maheu, native de l'Ange-Gardien ; 8 4 5nov. 1878.

Cécile, b 4 1 5 mai 1 800 ; m 4 5 no v. 1 83 1 . à Ignace Roberge ; 84 3 juin 1871.

.lean, b4 7 mai 1808; m 4 18 jan. 1831, à Marie- Louise Coulombe ; S4 II mars 1871.

Soulanges, b4 31 juillet 1809; m4 fév. 1836,. à Joseph Gosselin ; s 4 17 avril 18T8.

Philippe, b4 6 jan. 1813. Parti de Québec, le 5nov. 1832, avec Jean Dumas, pilote, sur la barque Prince^ commandée par le capitaine Renault, il débarqua avec le pilote, le 9 novembre au soir, en face de l'île Verte, et tous deux périrent dans une tempête qui s'éleva peu après. Le lendemain on trouva leur bagage sur le rivage de l'Ile Verte,, et quelques jours plus tard, la chaloupe fut retrouvée à soixante lieues plus bas, mais 4eft corps des deux naufragés n'ont jamais été revus.

Flavie, b 4 21 mars 1817 ; m 4 16 aoftl 1842, à J.-B. Gosselin ; s 4 23 juillet 1895.

Pierre, b 4 18 sept. 1819 ; nu 19 juillet 1854, à Salomée Cinq-Mars ; s 4 18 nov. 1871.

H- l'abbé D- (ïosselin

1842, i)8 aoùt.)4

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