DES DÉFENSES
Le cheval est pris dans trois étaux.
!• A B et la partie E F étreignent le maxillaire infériei^^
2» La partie F H E fléchit l'encolure avec une puissance irrésistible ;
3' Le circuit A B D A produit TefiFet d'un filet releveur.
Le cheval, ainsi emprisonné, ne peut ruer d'une manière violente ; il lui est
impossible de s'emballer; et s'il Test, le ° A conducteur pourra l'arrêter, car la décontraction est irrésistible et un cheval décontracté est à moitié arrêté.
Cette longe ne peut empêcher un animal rétif de se coucher; mais employée par traction énergique et régulière, elle l'empêchera certainement de se débattre s'il est à terre et l'obligera à se relever s'il ne veut être brisé ou étouffé.
Cependant nous ne la croyons pas infaillible pour provoquer le départ, qu'elle favorise pourtant en empêchant la tête de se baisser et l'encolure de se ployer latéralement.
Le cheval, ne pouvant reculer sans éprouver une sorte de strangulation, par l'appui des ganaches sur le cou, se décidera peut-être à faire un pas de côté ; il sera alors en mouvement et par conséquent en voie de progression. A la moindre concession, cessez de tirer et il comprendra peut-être qu'il a tout avantage à se porter en avant, surtout si le maître d'école l'y aide.
S'il est attelé seul et qu'il rencontre le collier, il peut s'imaginer que cette nouvelle résistance fait partie d'un système de torture et il préférera retourner à terre.
Chez Barnum nous avons toujours vu atteler à deux des chevaux rétifs, et ceux qui se couchaient se relevaient généralement aussitôt.
Ménage de campagne. — Tant que votre apprenti ne sera pas parfaitement confirmé au départ, ne lui demandez rien; son attention se concentrera sur ce point unique — le démarrage. —
Il croira, dans son esprit étroit, que vous n'exigerez jamais autre chose de lui que de se promener sans travailler à côté d'un camarade, et dans cette certitude, il perdra l'habitude d'être violent ou de rétiver.
Attelez le plus souvent possible, et le moins longtemps sera le meilleur, un quart d'heure suffit ; les épaules auront le temps de se faire et si elles frisent un peu, tout au moins ne se dépouilleront-elles pas.
Quand les départs sont parfaits, tâchez de rencontrer la bouche, de l'habituer à prendre contact avec la main et ensuite à s'appuyer franchement.
Nous abandonnerons un instant le dressage pour parler des différentes sortes de ménage.
A la campagne, et si vous avez de bons chevaux, vous pouvez
les habituer à trotter droit sur les routes avec les guides sur le dos.
Ce ménage est adopté par des sportsmen dont la réputation
n'est plus à faire, et leur prédilection ne résulte certainement
pas d'ignorance.
Ce genre est commode, en ce qu'il donne seulement la peine de se procurer des animaux doués de sang ; le chic est d'aller très vite et à une allure parfaitement régulière ; les chevaux ne doivent pas être enrênés et s'en iront l'encolure détendue et la tête plutôt en avant.
Pour les amener à ce point il n'y a qu'un système et voici comment nous procédons : toujours une fois le départ bien assuré, nous attelons l'apprenti sur une voiture légère, en ayant soin de le maintenir au-dessous de son point de travail. Nous l'appuyons fortement sur la main en maintenant une action énergique ; puis nous rendons brusquement en faisant un appel de langue ; le novice partira au galop, ou au moins se désunira; nous l'acculons sur les jarrets en lui balançant vigoureusement la tête; nous allongeons un coup de fouet sur le dos et du côté où se produit le galop, en ayant soin d'avoir la guide tendue du côté opposé ; nous remettons au trot, tout en maintenant l'impulsion; nous