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DES BRIDES

La bride cousue est la meilleure, mais elle complique l'entretien des aciers, et si vous n'en avez pas d'ajustées à différents genres de mors, vous pourriez être tenté de monter un cheval avec une embouchure ne lui convenant pas. Les suites de votre négligence seraient des plus graves dans certains cas. J'emploie des brides munies de petits crochets intérieurs sinon invisibles au moins inoffensifs.

Le cuir des rênes doit être parfaitement souple et très large ; avec un gros tireur c'est absolument indispensable; aussi ne faites jamais encaustiquer vos brides ni vos selles; faites-les savonner avec un produit spécial que vend un sellier renommé ; cet ingrédient conserve le cuir indéfiniment, lui donne une souplesse incomparable et une belle matité grasse, aussi agréable à l'œil que le plus beau brillant.

Les cochers ont la manie de vouloir faire reluire les cuirs jaunes ; ils ont le plus grand tort, et s'ils avaient passé quelques jours dans une grande écurie de chevaux de selle, ils perdraient cette habitude nuisible au matériel et au confortable du cavalier. Si vous n'avez pas besoin d'attacher votre cheval en cours de route, ne lui mettez pas une bride-licol, cela n'a pas de raison d'être.

Si vous n'avez ni martingale, ni porte-manteau, ne mettez ^s de poitrail ; son emploi ne serait pas plus justifié que celui d'un reculement ou d'une plate-longe à votre hack.

A moins de monter un gros tireur à qui vous voulez fermer la, bouche, ne défigurez pas le profil de votre cheval avec une muserolle.

Si vous tenez absolument à avoir quelque chose de voyant, mettez un frontal de couleur et encore...

Les meilleurs selliers et même le meilleur font des rênes trop courtes, particulièrement celles de bride, qui doivent être beaucoup plus longues que celles de filet. Si, dans une défense, vous êtes obligé d'employer les rênes ouvertes, tout l'effort se produira sur le mors dont les rênes ne sont pas assez longues pour que

VOUS puissiez les laisser glisser ; le résultat de cette action intempestive paralysera votre effet, s*il ne le rend nuisible.

Les rênes nattées appartiennent au domaine de la fantaisie et doivent être rejetées.

La bride munie d'ime seule boucle à la têtière a l'avantage de la simplicité; sans être élégante, elle est très pratique.

Achetez des brides assez grandes ; vous pourrez toujours les faire raccourcir ; il vous serait impossible de les allonger.

Du mors. — Le cavalier inhabile ne se rend pas compte de la place que le filet occupe dans la bouche du cheval. Il pourrait s'en assurer en regardant, mais il n'y pense pas, ou il y attache peu d'importance. Aussi est-il fréquent de voir le filet tout sorti d'un côté, tandis que, de l'autre, son anneau disparait en partie dans la bouche. Pour éviter cet inconvénient, je conseille l'emploi du filet Baucher, qui sans gêner le mors, comme le ferait un bridon d'écurie, reste cependant en place, même quand le cavalier ouvre une rêne.

Baucher professait que le même mors — :- excepté au point de vue de la largeur bien entendu — devait être employé indifféremment pour tous les chevaux. Dans les mains du maître, il est certain qu'un mors unique pouvait servir à des animaux de nature très différente, mais confiez un cheval à bouche sensible à un débutant qui tirera sur un instrument puissant, vous pouvez être assuré qu'en quelques jours, ou même en quelques secondes, l'animal sera rétif.

Je répète ce que j'ai déjà dit à propos de l'attelage : embouchez légèrement par principe, mais sans parti pris.

J'emploie, le- plus souvent possible, un seul filet, ou deux filets. Le filet seul sera à quatre grands anneaux ; si j'en ajoute un je choisirai un filet ordinaire ou, de préférence, un du modèle Baucher,

Je préfère à tous les mors celui à pompes, à branches épaisses et à canons forts ; il favorise la mastication et par conséquent la décontraction de la mâchoire.

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