I. Paroi
,3 II. Sole /^
Qualités du pied.
Forme d'un cône tronqué.
Incliné à 45" en pince.
Diminution de l'inclinaison sur les côtés.
Corne lisse brillante et de préférence notre. Absence de cercles, de fissures ou de rugosités. Barres puissantes.
Sole bien voûtée.
Fourchette épaisse, larg-e et molle.
Eg-alité des pieds.
Pied plus arrondi en dehors qu'en dedans.
Talons moyens, ni trop droits, ni trop couchés.
Défauts du pied.
Pied trop g^rand ou trop petit.
— plat.
— comble.
— inég-al.
^ dérobé.
— cerclé.
Talons bas.
— trop hauts.
— serrés.
Pied cag-neux.
— panard.
Corne sèche et cassante.
— molle et faible.
Tissu rêticulaire ou chair du pied. — Cette chair est une membrane qui enveloppe les parties dont il a été précédemment parlé. Elle se divise en tissu rêticulaire du bourrelet, tissu de la paroi, tissu de la sole et tissu rêticulaire de la fourchette.
Le tissu du bourrelet occupe la partie supérieure et le pourtour du pied, où il forme le bourrelet principal et le bourrelet périoplique. Le bourrelet principal contourne le pied et rejoint la ligne du milieu de la fourchette ; il sécrète la corne de la paroi. Le bourrelet périoplique s*étend sur le précédent et forme un renflement mou.
Le tissu rêticulaire de la paroi recouvre la face antérieure de l'os du pied et se compose d'une membrane à plis nombreux, disposition qui le fait nommer tissu feuilleté ou podophy lieux. Le tissu de la sole sépare celle-ci de l'os du pied et en sécrète la corne : on l'appelle tissu velouté.
Le tissu rêticulaire de la fourchette en sécrète la corne, et la sépare de la petite fourchette ou coussinet plantaire.
Extérieur du pied{i). — Le sabot se compose de la sole, de la paroi, de la fourchette et du pêriople.
La paroi, — La paroi comprend : l' la pince située en avant; 2*les mamelles, placées de chaque côté de la pince ; 3* les quartiers, qui suivent les mamelles ; 4* les talons, qui réunissent les quartiers aux barres en contournant la partie postérieure du pied ; 5* les barres, qui sont formées par le prolongement de la paroi qui vient entourer la fourchette.
La paroi est intimement liée à l'os du pied par des feuillets nommés tissu hêraphylleux ; elle doit être lisse et noire plutôt que blanche. A sa partie supérieure, elle reçoit le bourrelet dans une sorte de cavité.
La sole, — La sole est la corne qui garnit la concavité intérieure du pied et qui protège des chocs du sol les parties inté^ rieures sensibles. La sole est partagée par les barres, qui sont les
(I) Planche VIII, fig. 4.
bo
continuations de la paroi. Ses différentes parties prennent les noms des régions de la paroi auxquelles elles correspondent.
La fourchette . — La fourchette est le triangle de corne placé entre les barres; elle est située sous le coussinet plantaire. Elle est divisée par une lacune ou vide, et chacune de ses parties prend le nom de branche. Ses extrémités postérieures sont appelées glomes.
Le pêriople. — Le périople est une bande cornée mince qui fournit à la paroi son vernis ; il entoure le haut du sabot qu'il contourne. Le périople doit être soigneusement respecté par la râpe du maréchal.
La souplesse du pied, — Le pied est élastique ; l'os du pied, quand le membre vient à l'appui, comprime le coussinet plantaire qui lui-même comprime les cartilages ; ceux-ci à leur tour dilatent la botte cornée. La sole, les barres et la fourchette également comprimées provoquent l'écartement des talons.
Qualités du pied. — La simple énumération des qualités du pied suffit et se trouve récapitulée dans le tableau synoptique sous le titre de « qualités du pied » .
Défauts, — Le pied trop grand rend le cheval maladroit; il est laid à voir et peut couper ou contusionner le membre opposé pendant l'action.
Le pied trop petit gêne les parties vitales et sensibles ; il prédispose à Tencastelure et ne saurait plaire à Thomme de cheval.
Le pied plat est le plus mauvais de tous : l'inclinaison de la paroi en pince est trop grande ; la sole ne peut être voûtée et les parties sensibles sont froissées par le moindre choc.
Le pied comble est celui dont la sole, au lieu d'être concave, est convexe. Cette anomalie résulte généralement d'une fourbure et enlève au cheval une partie de sa valeur.
Les talons bas sont ceux qui manquent de développement ; ils sont trop inclinés et rejettent la pince en avant, La muraille est forcément, elle aussi, trop inclinée et les tendons souffrent dans leurs attaches.
Les talons hauts sont trop développés et trop droits ; ils provoquent la verticalité de la muraille. Le cheval qui a de tels pieds a tendance à devenir bouleté.
Le pied dérobé est celui qui présente des courbes ou ondulations rentrantes et il est très difficile à ferrer solidement.
Le pied de travers peut être dévié en dedans ou en dehors. Une mauvaise ferrure est la cause la plus fréquente de ces déformations.
Le pied cerclé est assurément défectueux, il ne doit cependant pas toujours faire refuser un cheval. Si les cercles sont visibles sur un pied comble et que Panimal en marche appuie à terre le talon le premier, il y a certainement eu fourbure et il est prudent de ne pas acheter. Mais les jeunes chevaux ayant séjourné dans des prés humides, ayant été mal soignés et mal nourris, font souvent une poussée de corne en changeant d'existence et Ton peut voir la corne pousser forte et abondante à la naissance de la paroi. Le bourrelet ainsi formé descend d'un centimètre et demi par mois, et quand il est complètement descendu, le pied se trouve plus beau et plus fort qu'auparavant. Un tel bourrelet ne doit pas faire reculer l'acheteur, si le pied ne présente pas d'autres symptômes inquiétants. Pendant tout le temps de la pousse de la corne, le maréchal ne devra, en aucun cas, faire usage de la râpe pour rendre au pied une apparence de régularité.