‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 15 sur 42 · Boussaguat ,./. Ph · texte numérisé non relu

Boussaguat ,./. Ph

Je pense que l’exemple de ce sirop suffit pour montrer combien la recherche du meilleur mode de préparation peut exercer la sagacité des chercheurs,et l'on comprendra qu’il m’est impossible de donner d’autres détails sur ce sujet, car pour chaque sirop il se présenterait quelque particularité nouvelle.

De remploi des extraits /laides . — C’est peut-être pour uniformiser, en tous cas pour faciliter la préparation dos sirops, que quelques praticiens préconisent l’emploi plus ou moins général des extraits /laides. Des pays entiers,comme les Etats-Unis d’Amérique, ont adopté ce mode d'incorporation du médicament au sirop de sucre, et la question prenant de jours en jours plus d’importance je crois qu’il faut, non pas la négliger volontairement en la passant sons silence, mais au contraire l’étudier sérieusement. Je ne puis mieux faire que de transcrire textuellement les considérants qui avaient porté la 9” sous-commission de la révision du Codex,a proposer l’adoption des extraits fluides pour sirops.

« Si le pharmacien pouvait préparer un extrait fluide,représentant exactement le sirop du Codex et pouvant se conserver, il est évident que celte préparation rendrait un immense service aux phannaciens,surtoutà ceux qui habitent la campagne. 1! y a, en effet, certains sirops qui, dans telle localité, sont presque absolument inusités, et que le pharmacien ne peut avoir sous peine de vendre à ses clients tm médicament altéré ou de perdre son produit et en même temps de ne pas satisfaire le malade. Il en résulte que, jusqu'il ces dernières années, le pharmacien de campagne renonçait a avoir chez lui certains sirops peu employés. La

vogue des extraits fluides est venue de la. Il y a, en outre des sirops d'une préparation longue et difficile ; tels sont certains sirops composés. Pour ceux-là aussi les extraits lluides se sont présentés au pharmacien et ont été employés quelquefois même au détriment de la qualité du produit. » Dans une note supplémentaire de M. Leroy la commission propose d’adopter des extraits fluides pour la préparation de quelques sirops :

« Ces extraits fluides ne sont en réalité que les infusions indiquées par le Codex, concentrées en présence d’un liquide conservateur et dont le principe aromatique est à peu près entièrement réservé et soustrait à l’action de la chaleur. Ces infusions concentrées sont mêlées au sirop de sucre cuit à 36 B 5 en hiver et à 37 B é en été, et donnent un sirop marquant 34° à 35° B'\

« La quantité d’extrait fluide à ajouterai! sirop est variable suivant que les infusions concentrées sont plus ou moins chargées de principes extractifs,Elle est généralement de 96 gr. par litre pour les sirops simples; elle peut s’élever à 200 gr. pour les sirops composés.

« Le liquide conservateur est un mélange de glycérine et d’alcool à 90° dans la proportion de 3 parties de glycérine pour I partie d’alcool et 5 parties d’infusion concentrée. Ces proportions paraissent assurer la conservation indéfinie des extraits fluides et elles n’introduisent dans les sirops qu’une quantité minime de substances étrangères, 2 1/2 à 5 1/2 0/0 de glycérine et 1 à 2 0/0 d’alcool à 90°. »

La commission du Codex, tout en appréciant le travail consciencieux de M. Leroy, et en considérant cette étude

■comme l’un des premiers pas faits dans une voie nouvelle et importante, a jugé que la question n’était pas encore assez mûrement connue pour permettre l’introduction officielle des extraits fluides pour sirops dans le nouveau Codex. Il faut reconnaître en effet que la question est beaucoup moins simple qu'il ne le semble au premier abord. Il faudrait connaître avec exactitude les meilleurs liquides à employer comme dissolvants des extraits fluides, et les meilleures proportions de ces liquides. Car il est fort probable que, selon la nature et la quantité des substances a dissoudre,il faudra adopter des véhicules liquides dissemblables. Mais la question est posée et recevra certainement sa solution.

M. tanières (1) a fait uuc élude attentive des extraits fluides et,au lieu d’adopter la glycérine addition née d’alcool, il préfère en général employer un sirop de sucre légèrement alcoolisé. Il possède ainsi des sirops excessivement chargés de substances médicamenteuses, et ces sirops sont les solutions mères des sirops proprement dits qu'il fabrique ensuite. Cette méthode me paraît préférable à la précédente, car elle évite l’introduction de la glycérine dans le médicament, et elle profile des propriétés dissolvantes propres au sucre.

Sac char mm. —Je dois signaler encore ici les saccliarures pour sirops, de M. Dannecy (2J. Jusqu’à présent ces saccbarures ne paraissent pas avoir été employés ; et pourtant l’idée fondamentale est bonne. Dans ces saccbarures la substance médicamenteuse est fixée à l’état solide sur le

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