‹ Généralités sur les sirops et les mellitesChapitre 14 sur 42 · Mouchon, Union pharm.. 1, 201, voir aussi, Essai sur · texte numérisé non relu

Mouchon, Union pharm.. 1, 201, voir aussi, Essai sur

toutes les substances vraiment médicamenteuses, et laisse insolubles les substances inertes; il doit être employé de préférence, et on pourra, s'il le faut, chasser l’alcool du sirop après dissolution du sucre dans la solution hydroalcoolique. Mais tel n’est pas l’avis de tous les chercheurs. M. Jeaudet, par exemple, préfère, avec bien d’autres, les sirops d’extraits (I), et critique la méthode de M. Mouchon comme ne pouvant être d’une application générale. Gairaud conseille à son tour d’employer l 'eau alcoolisée pour dissoudre les extraits alcooliques, pour le sirop de ratan- Jiia par exemple, et de chasser l’alcool par l’ébullition.

Plus tard, la glycérine a été préconisée et considérée comme le meilleur dissolvant, et M. Guichard (2) propose de la substituer aux sirops eux-mêmes, supprimant ainsi complètement cette forme médicamenteuse.

En même temps, la découverte des alcaloïdes et leur emploi pharmaceutique pousse de plus en plus les praticiens à les réduire en sirops nouveaux que l'on tente do substituer aux anciens, c’cst-a-dire h ceux où entraient les principes extractifs des plantes. Sirops de sucs de plantes, de macérés, d’infusés, de décoctés, sirops hydro-alcooliques, sirops d’extraits, sirops glycérines,sirops d'alcaloïdes, etc., telle est la diversité que peuvent présenter les principes actifs d’une seule et même plante mis sous forme de sirop. Je n’ai pas parlé des extraits fluides, parce que je vais y revenir dans un instant.

les sirops alcooliques, 1860. — Voy. aussi Union pharm.,

m, ît.

i. Rép. pharm., 1873.

[| do m’appartient pas de critiquer la diversité de cesopinions, car je considère que toutes s’appuient sur des considérations sérieuses entre lesquelles il faut une grande expérience pour pouvoir se prononcer. Du reste, pour beaucoup de sirops médicamenteux» la méthode la plus satisfaisante est trouvée depuis longtemps. En tous cas, il a été prudent de la part de ceux qui avaient a prescrire le formulaire legal, de n’adopter une nouvelle méthode de préparation que lorsqu’elle avait reçu d’une manière certaine la sanction de l’expérience.

Je n’ai parlé que de la nature des dissolvants. Mais bien souvent il faut aussi considérer la manière dont on les appliquera sur les substances végétales ou animales pour en dissoudre les principes actifs. Au jourd’hui il ya une tendance générale à éviter de plus en plus l'action prolongée de la chaleur sur les substances médicamenteuses, car on considère que la chaleur les altère presque toujours. Pourtant on pourrait citer des exemples où l’action modificatrice de la chaleur est recherchée.

On a multiplié les méthodes pour faciliter la dissolution de la substance active lorsque cette dissolution présentait quelque difficulté. Je n’ai qu’a citer comme exemple le sirop de baume de toht et le sirop de goudron. Ces substances ne se laissant pas pénétrer par l’eau et restant compactes h l’intérieur do ce liquide au lieu do s’y diviser, on a proposé toutes sortes de moyens pour remédier h cet inconvénient :

Planche a proposé de faire une teinture alcoolique avec le baume et de la précipiter par l’eau ; de filtrer, après vingt-

quatre heures, de faire un sirop h la grande plume et d’y ajouter le soluté à chaud, afin de chasser l’alcool.

l'rémy triture la teinture avec le sucre, chauffe jusqu’à l’ébulition avec assez d’eau pour chasser l’alcool, et concentre en consistance convenable. Beaurné agit de même, sauf qu’il laisse l’alcool conlenu dans le sucre s'évaporer h l’air libre avant de dissoudre ce dernier dans l’eau. Ragon mélange la teinture a du vin blanc, puis transforme la liqueur en sirop. Le Codex enfin conseille la digestion pure et simple avec l’eau. Pour augmenter la surface d’action et diviser le baume, Desaybals le triture avec du sucre (l); mais le sucre est dissous, le baume s’agglomère, et pendant la digestion le sucre est altéré par l’acide cinnamique (voy. plus loin). M. E. Marchand recommande de triturer le baume avec le double de son poids de sucre, et prescrit de verser du sirop de sucre bouillant sur le mélange. Ce procédé a l’avantage de profiter des propriétés dissolvantes propres au sucre, sans que l’inversion ait le temps de se produire notablement. M. Defresne (2) a indiqué un procédé analogue que nous indiquerons plus loin.

L’un des procédés les plus simples et les plus employés consiste a diviser le baume avec une substance inerte et insoluble comme la ouate M. Desailly), la sciure de buis (loin pulvérulent de M. Boussaguat) (3), le sable lavé. Ce dernier mode de division a été adopté par la pharmacopée belge.

1. M. Boureau préconise ce procédé pour tous les sirops résino-balsamiquos (goudron, lolu, baumes, etc.). — Union pharm., fil, 74.

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