‹ Geneviève de BrabChapitre 1 sur 24 · Geneviève de Brab · texte numérisé non relu

Geneviève de Brab

^•^L y a piusiCTirs siècTês,~îâliiBÏi^re de l'Evan- , t^ sile se levant sur l'Allemagne y avait dissipé ,-*^ les ténèbres du paganisme et adouci les (^» mœurs sauvages de ses habitants. Déjà ses ^« « immenses forêts avaient disparu sous le main laborieuse des premiers chrétiens, pour faire place à des plaines fertiles, A cette époque, vivait dans les Pays-Bas le noble duc de Brabant. C'était un puissant seigneur, justement renommé pour sa vaillance; il était chéri et respecté de tout le monde pour sa piété, sa douceur et sa bonté. La duchesse, sa femme, avait les mêmes qualités et les mêmes vertus ; elle ne faisait avec lui qu'un cœur et qu'une àme. Dieu ne leur avait donné qu'une fille, l'unique objet de leur affection et de leurs tendres soins, elle s'appelait Geneviève.

Toute jeune encore, Geneviève montrait déjà une belle intelligence et un noble cœur ; toute sa personne respirait la douceur et la modestie ; on aimait à la voir -assise sur un tabouret à côté de sa mère, qui s'occupait à filer selon l'usage des plus grandes dames de ce temps-là. A cinq ans, ses petites mains tenaient le fuseau avec une merveilleuse adresse, et pendant que le lin se tordait sous ses doigts en fils légers et brillants, les questions les plus sages, les réponses les plus justes, les paroles les plus aimables sortaient de sa bouche. Chacun disait en la

OBN. DE BRfeiBi loTHÈQUE PAROISSÏAÉB

Page 1