‹ Geneviève de BrabChapitre 20 sur 24 · GENEVIÈVE ET SES VASSAUX · texte numérisé non relu

GENEVIÈVE ET SES VASSAUX

aux choses de la terre. Dieu peut, en un instant, plonger l'homme le plus riche dans la plus extrême pauvreté, et, de la plus exirêine indigence, il peut nous élever soudain au faîte des richesses et de la gloire. Priez souvent, et tâchez de conserver votre conscience pure. Le cœur qui est uni à Dieu possède le ciel en lui. La prière nous donne la force nécessaire pour pratiquer la vertu, et soutient notre courage dans l'infortune. Une conscience pure est, dans les cachots comme dans la maladie et la mort, le plus doux oreiller sur lequel on puisse reposer. Dans le cours de votre vie vous en ferez l'expérience. Quand votre conscience vous fait des reproches, chercliez avant tout à vous réconcilier avec Dieu. Si nous disons : Nous n'avons point péché, nous nous trompons nous-mêmes; mais si nous avouons nos fautes, si nous montrons un cœur sincèrement repentant et contrit. Dieu nous pardonnera. Ayez toujours celte pensée présente à votre esprit : Dans la croix est notre salut. Par la croix, par les souffrances et la mort, Jésus-Christ entra dans la gloire céleste. C'est aussi par le chemin de la croix que nous entrerons dans le royaume des cieux. N'est-ce pas, mes amis, ajoutaitelle, nous prendrons tous la résolution de marcher dans cette voie du salut !

Aucun enfant ne sortait de l'appartement de Geneviève, sans emporter un joli cadeau que Bénoni était chargé de distribuer. Cette affectueuse bonté et les exhortations de leur maîtresse touchaient ces bonnes gens; les hommes les moins sensibles en étaient attendris jusqu'aux larmes. La piété de Geneviève, ses infortunes et surtout son exemple furent une source de bénédictions pour le pays. Les hommes devinrent meilleurs. Plusieurs chaumières où régnait autrefois la discorde, virent renaître la concorde et la paix.

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