SCÈNE Xï
parer vos torts, il faut me jurer... une soumission aveugle et absolue...
ADRIEN
Je le jure.
Ecoutez-moi donc!., il y a des cœurs trop tendres ou trop susceptibles... dont on doit.par devoir, ménager et cacher les faiblesses... et surtout celles d'un père.
ADRIEN
Que dites-vous?
C'est un secret que moi, sa fille, jo dois garder et respecter. Il faut donc vous fier à moi... me laisser faire... et quoiqu'il arrive... ne pas vous fâcher... comme tout à l'heure... à propos de rien.
ADRIEN
De rien! quand vous déclarez ne pas m' aimer!
Et quand je vous détesterais...
Air : de Mademoiselle Garin.
Il faut, monsieur, je dois vous en instruire, Croire très peu ce que vous entendez ; Et croire un peu ce que l'on craint de dire : Mais pour le reste, en silence attendez ! Quoi d'un délai, dont le temps vous effraie Vous, négociant, vous redoutez les frais. Qu'importe enfin ! si plus tard on vous paie Le capital avec les intérêts.
ADRIEN
I Mais cependant...
Geneviève, vivement et à demi-voix.
Oui, Monsieur, pour votre bonheur il faut que vous me soyez tout-à-fait indifférent, que mon père en soit bien persuadé, et vous-même aussi... car si vous pouviez seulement supposer le contraire, il y aurait dans votre air quelque chose d'heureux et de triomphant qui perdrait tout... et il faut que vous m'épousiez...
adrien, vivement.
Ah!., avec amour...
JNon ! avec désespoir. . .
ADRIEN
Je ne vous comprends pas.
Tant mieux...
ADRIEN
Mais, en attendant, si seulement je pouvais entrevoir une lueur d'espérance...
Maintenant, aucune!., plus tard, je ne dis pas...
ADRIEN
Ah ! c'est qu'être aimé de vous, est un bonheur si grand... un rêve si doux... qu'à peine à présent oserais je y croire même si je l'entendais.,*
Impossible... ce mot-là, si je le prononçais, noua perdrait tous les deux.
ADRIEN
Et moi, pour l'entendre, je consentirais à ma perte.
Air : J'ai reçu ta promesse (final du Serment,)
ADRIEN
Ce mot seul], je vous prie, Et dussè-je en mourir, Même au prix de ma vie, Je voudrais l'obtenir!
Taisez-vous, je vous prie, Et laissez moi partir ; Calmez une folie Qui pourrait nous trahir.
ADRIEN
Oui, Geneviève, au nom de mon amour extrême...
Relevez-vous, et ne demandez rien !
Au nom de mes tourments, ce mot, ce mot suprême, Et je puis tout braver si de vous je l'obtiens.
Puisque vous l'exigez, oui, monsieur, je vous aime Depuis longtemps... et je n'aime que vous !
VW\WWWWVVV\VVWW\\VV\AV\«W\VVX\\VVVV\\\VVVWVVV\VVVVVV\*