SCÈNE X
ADRIEN, qui s'est jeté dans un fauteuil près dû
bureau à droite. GENEVIÈVE, s' approchant
de lui après un instant de silence.
Il faut convenir, M. Adrien, que vous êtes bien singulier et bien impatientant...
ADRIEN
Moi!
Si j'avais un peu d'amour-propre... je ne vous regarderais plus... je ne vous adresserais même pas la parole... comment il ne tient qu'à vous de m' épouser! mon père dit: oui.., moi je ne dis pas non ! on voustflre ma main, et vous la refusez.
Parce que vous ne m'aimez pas... et moi je vous aime tant... vous ne saurez jamais, Geneviève tout ce qui s'est passé dans mon cœur de souffrances et de combats.
C'est ce qui vous trompe encore... je sais tout.
ADRIEN
Et qui a pu vous l'apprendre?
Geneviève, le regardant.
Quelqu'un... en qui j'ai confiance.
ADRIEN
Qui a pu trahir un secret que seul je possédais... «- ■ l
Vous-même !
ADRIEN
Quoi ! malgré mon silence...
C'est peut-être lui qui m'a tout dit.... et depuis longtemps...
ADRIEN
Depuis longtemps alors cet amour vous offense... et vous me haïssez.
Je n'ai pas dit cela, Monsieur, je n'ai pas besoin de m'expliquer là-dessus. , . mais si vous voulez ré- Gcncvicve, Adrien-.