‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 130 sur 322 · CLERGÉ SÉCULIER. — HIERARCHIE · texte numérisé non relu

CLERGÉ SÉCULIER. — HIERARCHIE

Le Christ, ayant laissé ses enseignements à ses disciples, monta sur le Thabor et disparut. Dès ce moment l'Église subsiste dans les apôtres : elle s'établit à la fois chez les Juifs et diez les Gentils. Saint Pierre, dans une seule prédication, convertit cinq mille hommes à Jérusalem, et saint Paul reçoit sa

mission pour les nations infidèles. Bientôt le prince des apôtres jette dans la capitale de l'empire romain les fondements de la puissance ecclésiastique1. Les premiers césars régnoient encore, et déjà circuloit au pied de leur trône, dans la foule, le prêtre inconnu qui devoit les remplacer au Capitole. La hiérarchie commence; Lin succède à Pierre, Clément à Lin : cette chaîne de pontifes, héritiers de l'autorité apostolique, ne s'interrompt plus pendant dix-huit siècles, et nous unit à Jésus-Christ 2.

Avec la dignité épiscopale, on voit s'établir dès le principe les deux autres grandes divisions de la hiérarchie, le sacerdoce, et le diaconat. Saint Ignace exhorte les Magnésiens à agir en unité avec leur évêque, qui tient la place de Je s us-Christ, leurs prêtres, qui représentent les apôtres, et leurs diacres, qui sont chargés du soin" des autels3. Pie, Clément d'Alexandrie, Origène et Tertullien, confirment ces degrés 4.

Quoiqu'il ne soit fait mention pour la première fois des métropolitains ou des archevêques qu'au concile de Nicée, néanmoins ce concile parle de cette dignité comme d'un degré hiérarchique établi depuis longtemps 5. Saint Athanase 6 et saint Augustin 7 citent des métropolitains existant avant la date de cette assemblée. Dès le second siècle Lyon est qualifié, dans les actes civils, de ville métropolitaine, et saint Irénée, qui en étoit évêque, gouvernoit toute Y Église (wapo^iov) gallicane8.

Quelques auteurs ont pensé que les archevêques mêmes sont d'institution apostolique 9; en effet, Eusèbe et saint Chrysostome disent que Tite, évêque, avoit la surintendance des évoques de Crète i0.

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