‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 163 sur 322 · Lettres édif., t XVII, p · texte numérisé non relu

Lettres édif., t XVII, p

2. Ibkl, t. XVII, p. 152 et suiv. Voyez la note LIV, à ïa fin du volume.

cela tombe et s'évanouit au seul nom du Dieu de l'Évangile. Au moment même où nous écrivons, au moment où le christianisme est persécuté en Europe, il se propage à la Chine. Ce feu qu'on avoit cru éteint s'est ranimé, comme il arrive toujours après les persécutions. Lorsqu'on massacroit le clergé en France et qu'on le dépouilloit de ses biens et de ses honneurs, les ordinations secrètes étoient sans nombre ; les évêques proscrits furent souvent obligés de refuser la prêtrise à des jeunes gens qui vouloient voler au martyre. Gela prouve, pour la millième fois, combien ceux qui ont cru anéantir le christianisme en allumant les bûchers ont méconnu son esprit. Au contraire des choses humaines, dont la nature est de périr dans les tourments, la véritable religion s'accroît dans l'adversité : Dieu l'a marquée du même sceau que la vertu.

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