‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 236 sur 322 · Hbr., loc. cit. et seq · texte numérisé non relu

Hbr., loc. cit. et seq

admis à la preuve des autres; nos coutumes en ont ordonné autrement.

Cette grande obligation que notre système civil doit aux règlements du christianisme est une chose très-grave, très-peu observée et pourtant très-digne de l'être1.

Enfin, les juridictions seigneuriales, sous la féodalité, furent de nécessité moins vexatoires dans la dépendance des abbayes et des prélatures que sous le ressort d'un comte ou d'un baron. Le seigneur ecclésiastique étoit tenu à de certaines vertus que le guerrier ne se croyoit pas obligé de pratiquer. Les abbés cessèrent promptement de marcher à l'armée, et leurs vassaux devinrent de paisibles laboureurs. Saint Benoît d'Aniane, réformateur des Bénédictins en France, recevoit les terres qu'on lui offroit, mais il ne vouloit point accepter les serfs; il leur rendoit sur-le-champ la liberté2 : cet exemple de magnanimité au milieu du xe siècle est bien frappant; et c'est un moine qui Ta donné!

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