‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 237 sur 322 · POLITIQUE ET GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

POLITIQUE ET GOUVERNEMENT

La coutume qui accordoit le premier rang au clergé dans les assemblées des nations modernes tenoit au grand principe religieux que l'antiquité entière regardoit comme le fondement de l'existence politique. Je ne sais, dit Gicéron, si anéantir la piété envers les dieux ce ne seroit point aussi anéantir la bonne foi, la société du genre humain et la plus excellente des vertus, la justice3 : « Haud scio an, pietate adversus deos sublata, fides etiam, et societas humani generis, et una excellentissima virtus, justilia, tollatur. »

Puisqu'on avoit cru jusqu'à nos jours que la religion est la base de la société civile, ne faisons pas un crime à nos pères

1. Montesquieu et le docteur Robertson en ont dit quelques mots.

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