Oraison funèbre du grand Condé
Comme une aigle aux ailes immenses,
Agile habitante des cieux, Franchit en un instant les plus vastes distances, Parcourt tout de son vol et voit tout de ses yeux,
Tel, à son gré changeant de place,
Bossuet à notre œil retrace Sparte, Athènes, Memphis aux destins éclatants: Tel il passe, escorté de leurs grandes images,
Avec la majesté des âges
Et la rapidité du temps l.
Oui, s'il parut jamais sublime,
C'est lorsque armé de son flambeau, Interprète inspiré des siècles qu'il ranime, Des États écroulés il sonde le tombeau;
C'est lorsqu'en sa douleur profonde,
Pour fermer le convoi du monde, Il scelle le cercueil de l'empire romain, Et qu'il élève alors ses accents prophétiques
A travers les débris antiques
Et la foudre du genre humain!
(Note de l'Éditeur.)
XOTE XXIX, page 55.
On jugera de l'éloquence de saint Chrysostome par ces deux morceaux, traduits ou extraits par Rollin, dans son Traité des Études, t. II, ch. ii, p. 493.