o NCTIS
De Louise-Marie de France, fille de Louis XV, morte le 27 février 1733, âgée de quatre ans et demi;
De Louise-Elisabeth de France, fille de Louis XV, mariée au duc de Parme, morte à Versailles, le 6 décembre 1759, âgée de trentedeux ans trois mois et vingt-deux jours;
De Louis- Joseph-Xavier de France, duc de Bourgogne, fils de Louis, dauphin, frère aîné de Louis XVI, mort le 22 mars 1761, âgé de neuf à dix ans;
De N. d'Orléans, second fils d'Henri IV, mort en 1611, âgé de quatre ans;
De Marie de Bourbon de Montpensier, première femme de Gaston, fils de Henri IV, morte en 1627, âgée de vingt-deux ans;
De Gaston Jean-Baptiste, duc d'Orléans, fils de Henri IV, mort en 1660, âgé de cinquante-deux ans;
De Marie -Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier, fille de Gaston et de Marie de Bourbon, morte en 1693, âgé de soixantesix ans;
De Marguerite de Lorraine, seconde femme de Gaston, morte le 3 avril 1672, âgée de cinquante-huit ans;
De Jean -Gaston d'Orléans, fils de Gaston Jean -Baptiste et de Marguerite de Lorraine, mort le 10 août 1652, à l'âge de deux ans;
De Marie-Anne d'Orléans, fille de Gaston et de Marguerite de Lorraine, morte le 17 août 1656, à l'âge de quatre ans.
Nota. Rien n'a été remarquable dans l'extraction des cercueils faite dans la journée du mardi 15 octobre 1793 : la plupart de ces corps étoient en putréfaction; il en sortoit une vapeur noire et épaisse, d'une odeur infecte, qu'on chassoit à force de vinaigre et de poudre qu'on eut la précaution de brûler, ce qui n'empêcha pas les ouvriers de gagner des dévoiements et des fièvres, qui n'ont pas eu de mauvaises suites.
Le mercredi 46 octobre 1793.
Vers les sept heures du matin, on a continué l'extraction des corps et cercueils du caveau des Bourbons. On a commencé par celui de Henriette-Marie de France, fille de Henri IV et épouse de l'infortuné Charles Ier, roi d'Angleterre, morte en 1669, âgée de soixante ans; et on a continué par celui de Henriette-Anne Stuart, fille dudit Charles Ier et première femme de Monsieur, frère unique de Louis XIV, morte en 1670, âgée de vingt-six ans;
De Philippe d'Orléans, dit Monsieur, frère unique de Louis XIV, mort en 1701, âgé de soixante et un ans;
D'Élisabeth-Charlotte de Bavière, seconde femme de Monsieur, morte en 1722, âgée de soixante-dix ans;
De Charles, duc de Berry, petit-fils de Louis XIV, mort en 1714, âgé de vingt-huit ans;
De Marie-Louise-Élisabeth d'Orléans, fille du duc régent du royaume, épouse de Charles, duc de Berry, morte en 1719, âgée de vingt-quatre ans;
De Philippe d'Orléans, petit-fils de France, régent du royaume sous la minorité de Louis XV, mort le jeudi 2 décembre 1723, âgé de quarante-neuf ans ;
D'Anne-Élisabeth de France, fille aînée de Louis XIV, morte le 30 décembre 1662, laquelle n'a vécu que quarante-deux jours;
De Marie-Anne de France, seconde fille de Louis XIV, morte le 28 décembre 1664, âgée de quarante et un jours;
De Philippe, duc d'Anjou, fils de Louis XIV, mort le 10 juillet 1671, âgé de trois ans;
De Louis, duc d'Anjou, frère du précédent, mort le 4 novembre 1672, lequel n'a vécu que quatre mois et dix-sept jours;
De Marie-Thérèse de France, troisième fille de Louis XIV, morte le 1er mars 1672, âgée de cinq ans;
De Philippe-Charles d'Orléans, fils de Monsieur, mort le 8 décembre 1666, âgé de deux ans six mois;
De N., fille de Monsieur, morte en naissant, en 1665;
D'Alexandre-Louis d'Orléans, duc de Valois, fils de Monsieur, mort le 15 mars 1676, âgé de trois ans ;
De Charles de Berry, duc d'Alençon, fils du duc de Berry, mort le 16 avril 1718, âgé de vingt et un jours;
De N. de Berry, fille du duc de Berry, morte en naissant, le 21 juillet 1711;
De Marie-Louise-Élisabeth, fille du duc de Berry, morte en 1714, douze heures après sa naissance;
De Sophie de France, sixième fille de Louis XV, et tante de Louis XVI, morte le 5 mars 1782, âgée de quarante-sept ans sept mois et quatre jours;
De N. de France, dite d'Angouléme, fille du comte d'Artois, frère de Louis XVI, morte le 23 juin 1783, âgée de cinq mois et seize jours;
De Mademoiselle, fille du comte d'Artois, frère de Louis XVI, morte le 23 juin 1783, âgée de sept ans trois mois et un jour;
De Sophie-Hélène de France, fille de Louis XVI, morte le 19 juin 1787, âgée de onze mois dix jours;
De Louis-Joseph-Xavier, dauphin, fils de Louis XVI, mort à Meudon, le 4 juin 1789, âgé de sept ans sept mois et treize jours.
Suite du mercredi 46 octobre 4793,
A onze heures du matin, dans le moment où la reine Marie-Antoinette d'Autriche, femme de Louis XVI, eut la tête tranchée, on enleva le cercueil de Louis XV, mort le 10 mai 1774, âgé de soixantequatre ans.
Remarques. Il étoit à l'entrée du caveau, sur un banc ou massif de pierre, élevé à la hauteur d'environ deux pieds, au côté droit, en entrant, dans une espèce de niche pratiquée dans l'épaisseur du mur : c'étoit là qu'étoit déposé le corps du dernier roi, en attendant que son successeur vînt pour le remplacer, et alors on le portoit à son rang dans le caveau.
On n'a ouvert le cercueil de Louis XV que dans le cimetière, sur le bord de la fosse. Le corps retiré du cercueil de plomb, bien enveloppé de linges et de bandelettes, paroissoit tout entier et bien conservé; mais dégagé de tout ce qui l'enveloppoit, il n'offroit pas la figure d'un cadavre ; tout le corps tomba en putréfaction, et il en sortit une odeur si infecte, qu'il ne fut pas possible de rester présent : on brûla de la poudre, on tira plusieurs coups de fusil pour purifier l'air. On le jeta bien vite dans la fosse, sur un lit de chaux vive, et on le couvrit encore de terre et de chaux.
Autre remarque. Les entrailles des princes et princesses étoient aussi dans le caveau, dans des seaux de plomb déposés sous les tréteaux de fer qui portoient leurs cercueils : on les porta au cimetière : on jeta les entrailles dans la fosse commune. Les seaux de plomb furent mis de côté, pour être portés, comme tous les autres, à la fonderie qu'on venoit d'établir dans le cimetière même pour fondre le plomb à mesure qu'on en trouvoit.
Vers les trois heures après midi, on a ouvert, dans la chapelle dite des Charles, le caveau de Charles V, mort en 1380, âgé de quarantedeux ans, et celui de Jeanne de Bourbon, son épouse, morte en 1378, âgée de quarante ans.
Charles de France, mort enfant en 4386, âgé de trois mois, étoit inhumé aux pieds du roi Charles V, son aïeul. Ses petits os, tout à fait desséchés, étoient dans un cercueil de plomb. Sa tombe, en cuivre, étoit sous le marchepied de l'autel.
Isabelle de France, fille de Charles V, morte quelques jours après sa mère ; Jeanne de Bourbon, morte en 1378, âgée de cinq ans, et Jeanne de France, sa sœur, morte en 13G6, âgée de six mois et quatorze jours, étoient inhumées dans la même chapelle, à côté de leurs père et mère. On ne trouva que leurs os, sans cercueils de plomb, mais quelques planches de bois pourri.
Remarques. On a trouvé dans le cercueil de Charles V une couronne de vermeil bien conservée, une main de justice d'argent et un sceptre de cinq pieds de long, surmonté de feuilles d'acanthe d'argent, bien doré, dont l'or avoit conservé tout son éclat.
Dans le cercueil de Jeanne de Bourbon, son épouse, on a trouvé un reste de couronne, un anneau d'or, les débris de bracelets ou chaînons, un fuseau ou quenouille de bois doré, à demi pourri, des souliers de forme fort pointue, en partie consommés, brodés en or et en argent.
Les corps de Charles V et de Jeanne de Bourbon, sa femme, de Charles VI et de sa femme, de Charles VII et de sa femme, retirés de leurs cercueils, ont été portés dans la fosse des Bourbons ; après quoi, cette fosse a été couverte de terre, et on en a fait une autre à gauche de celle des Bourbons dans le fond du cimetière, où on a déposé les autres corps trouvés dans l'église.
Le jeudi 17 octobre 1793, du matin, on a fouillé dans le tombeau de Charles VI, mort en 1422, âgé de cinquante-quatre ans, et dans celui d'isabeau de Bavière, sa femme, morte en 1435; on n'a trouvé dans leurs cercueils que des ossements desséchés : leur caveau avoit été enfoncé lors de la démolition du mois d'août dernier. On mit en pièces et en morceaux leurs belles statues de marbre, et on pilla ce qui pouvoit être précieux dans leurs cercueils.
Le tombeau de Charles VII, mort en 1461, âgé de cinquante-huit ans, et celui de Marie d'Anjou, sa femme, morte en 1463, avoient aussi été enfoncés et pillés. On n'a trouvé dans leurs cercueils qu'un reste de couronne et de sceptre d'argent doré.
Remarques. Une singularité de l'embaumement du corps de Charles VII, c'est qu'on y avoit parsemé du vif-argent, qui avoit conservé toute sa fluidité. On a observé la même singularité dans quelques autres embaumements de corps du quatorzième et du quinzième siècle.
Le même jour, 17 octobre 1793, l'après-dînée, dans la chapelle de Saint-Hippolyte, on a fait l'extraction de deux cercueils de plomb, de Blanche de Navarre, seconde femme de Philippe de Valois, morte en 1391, et de Jeanne de France, leur fille, morte en 1371, âgée de vingt ans. On n'a pas trouvé la tête de cette dernière ; elle a été vraisemblablement dérobée il y a quelques années lors d'une réparation faite à Pouverture du caveau.
On a ensuite fait l'ouverture du caveau de Henri II, qui étoit fort petit : on en tira d'abord deux cœurs, un gros, et l'autre moindre : on ne sait de qui ils viennent, étant sans inscriptions; ensuite quatre cercueils : 1° celui de Marguerite de France, femme de Henri IV,
morte le 27 mai 1615, âgée de soixante-deux ans; 2° celui de François, duc d'Alençon, quatrième fils de Henri II, mort en 1584, âgé de trente ans ; 3° celui de François II, qui n'a régné qu'un an et demi, et qui mourut le 5 décembre 15G0, âgé de dix-sept ans; 4° d'une fille de Charles IX, nommée Elisabeth de France, morte le 2 avril 1578, âgée de six ans.
Avant la nuit on a ouvert le caveau de Charles VIII, mort en 1498, âgé de vingt-huit ans. Son cercueil de plomb étoit posé sur des tréteaux ou barres de fer : on n'a trouvé que des os presque dcsséiiés.
Le vendredi 18 octobre 1793, vers les sept heures du matin, on a continué l'extraction des cercueils du caveau de Henri II, et on en a tiré quatre grands cercueils : celui de Henri II, mort le 10 juillet 1559, âgé de quarante ans et quelques mois; de Catherine de Médicis, sa femme, morte le 5 janvier 1589, âgée de soixante-dix ans; de Charles IX, mort en 1574, âgé de vingt-quatre ans; de Henri III, mort le 2 août 1 589, âgé de trente-huit ans.
Celui de Louis, duc d'Orléans, second fils de Henri II, mort au berceau.
De Jeanne de France et de Victoire de France, toutes deux filles de Henri II, mortes en bas âge.
Remarques. Ces cercueils étoient posés les uns sur les autres sur trois lignes : au premier rang, à main gauche en entrant, étoient les cercueils de Henri II, de Catherine de Médicis, sa femme, et de Louis d'Orléans, leur second fils; le cercueil de Henri II étoit posé sur des barres de fer, et les deux autres sur celui de Henri II.
Au second rang, au milieu du caveau, étoient quatre autres cercueils placés les uns sur les autres, et les deux cœurs ci-dessus mentionnés étoient posés dessus.
Au troisième rang, à main droite, du côté du chœur, se trouvoient quatre cercueils : celui de Charles IX, porté sur des barres de fer, en portoit un grand (celui de Henri III) et deux petits.
Sous les tréteaux ou barres de fer étoient posés les cercueils de plomb. 11 y avoit beaucoup d'ossements; ce sont probablement des ossements trouvés dans cet endroit lorsqu'en 1719 on a fouillé pour faire le nouveau caveau des Valois, qui étoit avant construit dans l'endroit même où on a déposé les restes des princes et princesses au fur et à mesure qu'on en a découvert.
Le môme jour, 18 octobre 1793, on est descendu dans le caveau de Louis XII, mort en 1515, âgé de cinquante-trois ans. Anne de Bretagne, son épouse, morte en 1514, âgée de trente-sept ans, étoit dans le même caveau, à côté de lui : on a trouvé sur leurs cercueils d.^ux couronnes de cuivre doré.
Dans le chœur, sous la croisée septentrionale, on a ouvert le tombeau de Jeanne de France, reine de Navarre, fille de Louis X, dit le Hutin, morte en 1349, âgée de trente-huit ans. Elle étoit enterrée aux pieds de son père, sans caveau : une pierre creuse, tapissée de plomb ; intérieurement, et couverte d'une autre pierre toute plate, renfermoit j ses ossements; on n'a trouvé dans son cercueil qu'une couronne de i cuivre doré.
Louis X, dit le Hutin, n'avoit pas non plus de cercueil de plomb,
ni de caveau : une pierre creuse, en forme d'auge, tapissée en dedans
f de lames de. plomb, renfermoit ses os desséchés, avec un reste de
: sceptre et de couronne de cuivre rongé par la rouille; il étoit mort
! en 1316, âgé de près de vingt-sept ans.
Le petit roi Jean, son fils posthume, étoit à côté de son père, dans une petite tombe ou auge de pierre, revêtue de plomb, n'ayant vécu que quatre jours.
Près du tombeau de Louis X, étoit enterré, dans un simple cercueil de pierre, Hugues, dit le Grand, comte de Paris, mort en 956, père de Hugues Gapet, chef de la race des Capétiens. On n'a trouvé | que ses os, presque en poussière.
On a été ensuite au milieu du chœur découvrir la fosse de Charles le Chauve, mort en 877, âgé de cinquante-quatre ans. On n'a trouvé, bien avant dans la terre, qu'une espèce d'auge en pierre, dans laquelle étoit un petit coffre, qui contenoit le reste de ses cendres. Il étoit mort de poison en deçà du Mont-Cenis, sur les confins de la Savoie, dans une chaumière du village de Brios, à son retour de Rome. Son corps fut mis en dépôt au prieuré de Mantui, du diocèse de Dijon, d'où il fut transporté sept ans après à Saint-Denis.
Le samedi 19 octobre 1793, la sépulture de Philippe, comte de Boulogne, fils de Philippe-Auguste, mort en 1223, n'a rien donné de remarquable, sinon la place de la tête du prince, creusée dans son cercueil de pierre.
Nous remarquerons la même chose pour celui de Dagobert. Le cercueil de pierre, en forme d'auge, d'Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, mort en 1271, ne contenoit que des cendres; ses cheveux étoient bien conservés. Mais ce qui peut être remarquable, c'est que le dessous de la pierre qui couvroit son cercueil étoit tacheté, coloré et veiné de jaune et de blanc comme du marbre : les exhalaisons fortes du cadavre ont dû produire cet effet.
Le corps de Philippe-Auguste, mort en 1223, étoit entièrement consommé : la pierre taillée en dos d'âne qui couvroit le cercueil de pierre étoit arrondie du côté de la tête.
Le corps de Louis VIII, père de saint Louis, mort le 8 novembre
1226, âgé de quarante ans, s'est trouvé aussi presque consommé. Sur la pierre qui couvroit son cercueil étoit sculptée une croix en demirelief : on n'y a trouvé qu'un reste de sceptre de bois pourri; son diadème, qui n'étoit qu'une bande d'étoffe tissue en or, avec une grande calotte d'une étoffe satinée, assez bien conservée. Le corps avoit été enveloppé dans un drap ou suaire tissu d'or; on en trouva encore des morceaux assez bien conservés.
Remarques. Son corps ainsi enseveli avoit été recousu dans un cuir fort épais qui étoit bien conservé.
Il est le seul que nous ayons trouvé enveloppé dans un cuir. Il est vraisemblable qu'on ne l'a «ait pour lui que pour que son cadavre ©'exhalât pas au dehors de mauvaise odeur dans le transport qu'on en fit de Montpensier en Auvergne, où il mourut à son retour de la guerre contre les Albigeois.
On fouilla au milieu du chœur, au bas des marches du sanctuaire, sous une tombe de cuivre, pour trouver le corps de Marguerite de Provence, femme de saint Louis, morte en 1295. On creusa bien avant en terre sans rien trouver : enfin on découvrit, à gauche de la place où étoit sa tombe, une auge de pierre remplie de gravats, parmi lesquels étoient une rotule et deux petits os.
Dans la chapelle de Notre-Dame-la-Blanche, on a ouvert le caveau de Marie de France, fille de Charles IV, dit le Bel, morte en 1341, et de Blanche sa sœur, duchesse d'Orléans, morte en 1392. Le caveau étoit rempli de décombres, sans corps et sans cercueils.
En continuant la fouille dans le cœur, on a trouvé, à côté du tombeau de Louis VIII, celui où avoit été déposé saint Louis, mort en 1270. Il étoit plus court et moins large que les autres,- les ossements en avoient été retirés lors de sa canonisation, en 1297.
Nota. La raison pour laquelle son cercueil étoit moins large et moins long que les autres, c'est que, suivant les historiens, ses chairs furent portées en Sicile : ainsi on n'a rapporté à Saint-Denis que les os, pour lesquels il a fallu un cercueil moins grand que pour le corps entier.
On a ensuite décarrelé le haut du chœur pour découvrir les autres cercueils cachés sous terre. On a trouvé celui de Philippe le Bel, mort en 1314, âgé de quarante-six ans. Ce cercueil étoit de pierre, recouvert d'une large dalle. Il n'y avoit pas d'autre cercueil que la pierre, creusée en forme d'auge et plus large à la tête qu'aux pieds, et tapissée en dedans d'une lame de plomb, et une forte et large lame aussi de plomb, scellée sur les barres de fe.* qui fermoient le tombeau. Le squelette étoit tout entier : on a trouvé un anneau d'or, un sceptre de cuivre doré, de cinq pieds de long, terminé par une touffe
de feuillage sur laquelle étoit représenté un oiseau aussi de cuivre doré.
Le soir, à la lumière, on a ouvert le tombeau de pierre du roi Dagobert, mort en 638. Il avoit plus de six pieds de long : la pierre étoit creusée pour recevoir la tête, qui étoit séparée du corps. On a trouvé un coffre de bois d'environ deux pieds de long, garni en dedans de plomb, qai renfermoit les os de ce prince et ceux de Nanthilde, sa femme, morte en 642. Les ossements étoient enveloppés dans une étoffe de soie, séparés les uns des autres par une planche intermédiaire, qui partageoit le coffre en deux parties. Sur un des côtés de ce coffre étoit une lame de plomb, avec cette inscription :