Ireland's Case
8° Les prêtres qui célébreront la messe seront déportés, et s'ils reviennent, pendus ;
9° Si un catholique possède un cheval valant plus de cinq livres sterling, il sera confisqué au profit du dénonciateur;
10° Par une disposition du lord Hardwick, les catholiques sont déclarés incapables de prêter de l'argent à hypothèque K
Il est bien remarquable que cette loi ne fut portée que cinq ou six ans après la mort du roi Guillaume, c'est-à-dire lorsque tous les troubles d'Irlande étoient apaisés, et lorsque l'Angleterre étoit à son plus haut point de lumière, de civilisation et de prospérité.
Il ne faut pas croire que, même dans ces temps de fermentation où les meilleurs esprits sont quelquefois entraînés dans des excès, il ne faut pas croire que les vrais catholiques approuvassent les fureurs du parti qui se servoit de leur nom. La Saint-Barthélémy trouva des larmes, même à la cour de Médicis, même dans la couche de Charles IX.
« J'ai ouï raconter, dit Brantôme, qu'au massacre de la Saint- Barthélémy la royne Isabelle n'en sachant rien, ni mesme senti le moindre vent du monde, s'en alla coucher à sa mode accoustumée, et ne s'estant esveillée qu'au matin, on lui dit à son réveil le beau mystère qui se jouoit : Hélas! dit-elle, le roy mon mari le sait-il? — Oui, madame, respondit-on : c'est lui-mesme qui le fait faire. — O mon Dieu ! s'écria-t-elle, qu'est cecy, et quels conseillers sont ceux-là qui lui ont donné tels advis? Mon Dieu, je te supplie et te requiers de lui vouloir pardonner : car, si tu n'en as pitié, j'ai grand'peur que ceste offense ne lui soit pas pardonnée; et soudain demanda ses Heures, et se mit en oraison, et à prier Dieu la larme à l'œil. Que l'on considère, je vous prie, la bonté et la sagesse de cette royne, de n'approuver point une telle feste ni le jeu qui s'y célébra; encore qu'elle eust grand sujet de désirer la totale extermination et de M. l'amiral et de tous ceux de sa religion, d'autant qu'ils estoient contraires du tout à la sienne, qu'elle adoroit et honoroit plus que toute chose au monde, et de l'autre côté, qu'elle voyoit combien ils troubloient Testât du roy son seigneur et mari. »
(Mémoires de Brantôme, t. II, édit. de Leyde, 1599.)
NOTE LVII, page 244.
« Le sommet du Saint-Gothard est une plate-forme de granit, nue, entourée de quelques rochers médiocrement élevés,' de formes