MONASTÈRES-HÔPITAUX
En Italie..
En France.
A reporter
Report .
En Allemagne.
En Bohême...
Chanoines et Chanoinesses de Saint-Jacques-de-i'Épée.
En Espagne.
Religieuses Hospitalières, ordre de Saint-Augustin.
Hôtel-Dieu à Paris.
Saint-Louis
Moulins
Frères de la Charité de Saint- Jean-de-Dieu.
Espagne et Italie.
France
Religieuses Hospitalières de la Charité de N.-D.
France.
Religieuses Hospitalières de Loe'ies.
France.
Italie..
A reporter 357
ET ÉCLAIRC
Report 357
Religieuses Hospitalières de l'ordre de Saint- Jean-de-Jérusalem en France.
Beaulieu 1
Sieux 1
Dames de la Charité, fondées par saint Vincent-de-Paul.
France, Pologne et Pays-Bas. .. 280 Dirigent de plus à Paris l'hôpital du nom de Jésus, devenu l'hôpital général 1
Les deux maisons des Enfants- Trouvés 2
Le Séminaire vis-à-vis de Saint- Lazare »
L'Hôtel des Invalides 1
Les Incurables 1
Les Petites-Maisons 1
Filles Hospitalières de Sainte- Marthe, en France.
Beaune 1
Châlons 1
Dijon 1
Langres 1
Plusieurs autres en Bourgogne,
inconnus »
Chanoinesses Hospitalières en France.
Sainte-Catherine, à Paris ...... 1
Saint-Gervais, ibid 1
Filles-Dieu.
Paris, rue Saint-Denis 1
Orléans 1
Filles Hospitalières en France.
Beau vais 1
Noyon 1
Abbeville 1
Amiens 1
Pontoise 1
A reporter 658
ISSEMENTS.
Report
Cambrai
Menin
Tiers ordre de Saint-Françoisles-Bons-Fieux.
Armentières
Lille
Dunkerque
Bergue
Ypres
Sœurs-Grises.
Chefs-lieux d'hôpitaux
Brugelettes cl Frères Infirmiers, Minimes, en Espagne.
Burgos.
Guadalaxara
Murcie, Nazara
Belmonte
Tolède
Talavera
Pampelune
Saragosse
Valladolid
Médina del Campo
Lisbonne
Evora
Malines, en France
Filles Hospitalières de Saint- Thomas-de - Villeneuve , en France.
En Bretagne
A Paris
Filles de Saint-Joseph.
Belley
Lyon
Grenoble
Embrun
Gap
Sisteron
Viviers
Uzès
Filles de Miramion.
Paris
Total des hôpitaux dans les
chefs-lieux d'hôpitaux
Pour se convaincre qu'Hélyot ne parle ici que des chefs-lieux des hôpitaux desservis par les différents ordres monastiques , il suffit de remarquer qu'aucune capitale, excepté Paris , n'est nommée dans ce tableau, et qu'il y a telle métropole qui contient jusqu'à vingt et trente hospices. Ces maisons centrales des ordres hospitaliers ont étendu des branches autour d'elles , et ces branches ne sont indiquées dans la plupart des auteurs que par des etc.
Il est presque impossible de rien dire de certain sur le nombre des collèges en Europe : les auteurs en parlent à peine. On voit seulement que les religieux de Saint-Basile en Espagne n'ont pas moins de quatre collèges par province; que toutes les congrégations bénédictines enseignoient; que les provinces des Jésuites embrassaient toute l'Europe ; que les Universités avoient des multitudes d'écoles et de collèges dépendants, etc.; et quand, d'après les statistiques des divers temps, nous avons avancé que le christianisme enseignoit 300,000 élèves, nous sommes certainement resté au-dessous de la vérité.
C'est d'après le calcul suivant, tiré des diverses géographies, et en particulier de celle de Guthrie, que nous avons donné 3,294 villes en Europe, en accordant à chacune de ces villes un hôpital.
Villes.
Norvège 20
Danemark propre 31
Suède 75
Russie d'Europe S3
Ecosse 103
Angleterre 552
Irlande 39
Espagne 208
Portugal 51
Piémont 37
République Italique 43
République de Saint-Marin. .. . 1
ÉtatsVéni tiens et duché de Parme 23
République Ligurienne 15
République de Lucques 2
A reporter 1,2S3
Villes.
Report 1,283
Toscane 22
États de l'Église 36
Royaume de Naples G0
Royaume de Sicile 17
Corse et autres îles 21
France, en y comprenant son
nouveau territoire 960
Prusse 30
Pologne 40
Hongrie 67
Transylvanie 8
Gallicie 16
République Helvétique 91
Allemagne 643
NOTE LIX, page 284.
C'est cette corruption de V empire romain qui a attiré du fond de eurs déserts les barbares, qui, sans connoîtrela mission qu'ils avoient de détruire, s'étoient appelés par instinct le fléau de Dieu.
Salvien, prêtre de Marseille1, qu'on a appelé le Jérémie du cinquième siècle, écrivit ses livres de la Providence2 pour prouver à ses contemporains qu'ils avoient tort d'accuser le ciel et qu'ils méritoient tous les malheurs dont ils étoient accablés.
« Quel châtiment, dit-il, ne mérite pas le corps de l'empire, dont une partie outrage Dieu par le débordement de ses mœurs, et l'autre joint l'erreur aux plus honteux excès?
« Pour ce qui est des mœurs, pouvons-nous le disputer aux Goths et aux Vandales? Et, pour commencer par la reine des vertus, la charité, tous les barbares, au moins de la même nation, s'aiment réciproquement, au lieu que les Romains s'entre-déchirent... Aussi voit-on tous les jours des sujets de l'empire aller chercher chez les barbares un asile contre l'inhumanité des Romains. Malgré la différence de mœurs, la diversité du langage, et, si j'ose le dire, malgré l'odeur infecte qu'exhalent le corps et les habits de ces peuples étrangers 3, ils prennent le parti de vivre avec eux et de se soumettre à leur domination, plutôt que de se voir continuellement exposés aux injustes et tyranniques violences de leurs compatriotes.
« ... Nous ne gardons aucune des lois de l'équité, et nous trouvons mauvais que Dieu nous rende justice. En quel pays du monde voit-on des désordres pareils à ceux qui régnent aujourd'hui parmi les Romains? Les Francs ne donnent pas dans cet excès; les Huns en ignorent la pratique; il ne se passe rien de semblable ni chez les Vandales ni chez les Goths... Que dire davantage? Les richesses d'aufois nous ont échappé des mains, et, réduits à la dernière misère, nous ne pensons qu'à de vains amusements. La pauvreté range enfin les prodigues à la raison, et corrige les débauchés ; mais pour nous, nous sommes des prodigues et des débauchés d'une espèce toute particulière : la disette n'empêche pas nos désordres.
« ... Qui le croiroit? Cartilage est investie, déjà les barbares en battent les murailles; on n'entend autour de cette malheureuse ville que le bruit des armes, et durant ce temps-là des habitants de Car-
1. Il paroît certain, d'après les lettres qui nous restent de Salvien, qu'il étoit de Trêves, et d'une des premières familles de cette ville. A l'époque de l'invasion des barbares, il alla s'établir à l'autre extrémité des Gaules avec sa femme, Palladie, et sa fille, Auspiciole : il se fixa à Marseille, où il perdit son épouse, et se fit prêtre. Saint Hilaire d'Arles, son contemporain, le qualifioit d'homme excellent et de très-heureux serviteur de Jésus-Christ.