Génie du dix-neuvième siècle: ou Esquisse des progrès de l'esprit humain
Une portion de cet ouTrage a déjà paru sous la forme d'une Introduction à une Encyctoffédie. Jim cette partie même se Irouve ici condâérablemerit augmentée et entièrement rdConBue, et les matières qu^dle renYermah soiit disposées dans im nouvel ordre. Le reste de Touvrage eA inédit.
J'avoue ^ue ee n'est fphis qu'en ^tremblant ^e je eonsidèi^ la grandâur de la tftohe que je me suis imposée. J'étais ai pleins, dans le cours de raoB travail, du déôr de ne^int le laisser incomplet, qm ^m été di«trait de la difficulté pw TeffoitYmèQae. iAJourd^ui jfue j'ai isaasé d^écHie ju iikm, j^idewaw Urmgtiit m 4e
jugeant. Je ne le vois plus que comme une table des matières de Touvrage que j^aurais voulu et n'ai pu faire. Cet ouvrage se fera un jour. J'ai donné le titre; j'ai esquissé le plan : il ne reste plus qu'à trouver Fauteur.
Et cependant , les secours n'ont point manqué à ma faiblesse. Je ne serai point poussé à l'ingratilude par le désir de me justifier de mon impuissance. Dans plusieurs branches des connaissances humaines, des hommes de grande autorité m'ont tracé la route. Je citerai particulièrement pour la zoologie , M. Duvernoy, professeur d'histoire naturelle des corps organisés, au collège de France; pour les mathématiques, M. Cauchy , membre de l'Académie des Sciences; pour la minéralogie et la géologie, M, Beudaât, son collègue à la même académie. Avant de m'engager dans la théologie, j^ai reçu de M. Fabbé Glaire, Doyen de la Sorbonne, d'utiles directions; et M. Barbié-Dubocage , Géographe au Ministère des Affaires étrangères , ne m'a pas refusé ^e précieuses communications sur les
progrès les plus récents de la géographie.
Enfin, d'importantes omissions que j'avais commises dans un chapitre appartenant aux sciences naturelles m'ont été signalées par un homme éminent, à plusieurs titres, M. Flou* l'eus, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences.
En m'abritant sous de pareils noms, je m accuse encore : aussi je ne me vois plus de refuge que dans la pureté de mes intentions, dans l'amour et le respect que j'ai voués à la yérité, dans l'espérance qu'on ne trouvera aucune passion dans mes jugements, aucune adulation dans mes louanges, aucune amertume dans mes critiques ; enfin, dans la force et la sincérité d'une conviction qui respire sans doute dans toutes les parties de cet ouvrage : savoir que les progrès de l'esprit humain ne peuvent plus être séparés du triomphe des croyances chrétiennes.
IIVTOQDUCTWN.
Upe loi 4mi|« rè^e p^si4nçu$«mmt les génératioDs de» isièçle^ fiomipc; ccine9 de$ bomiiiea. le i0iDp$ a «jpm qeuYre è foire icî*)>ai, Ql fiwrce lés sociélés bunrnines à l'aider dan$ sa lâdiQ; cba-* orne lui obéit k «oo insu, et lui ourdit de sqf gloire ou de $e9 pialhevr^ uoe petite portion de cette toile dont il est Tinfetigable ouvrier. Tons les hommes sont les serviteurs du temps, qui, ft $on tour, est celui de la Providence. Son travail De s^arrét^ra que sur les ruines du monde , lors* que, i:essent d'emçr lni-mê|ne, il aura marqué la dernière heure de Tunivers : c'est qu'alors tout s^r9 pon^pnmié ; }es vQlont<^$ diyui^s s^iroQt été ac* pofnplie^, rÉv?u)gilç prêché k toute qrçature » les Up^s ^u père 4^ feroUle éguitahlem^mt iistn-:
M m^ f^^f^ k^m^ q^e pp^r le feu.
T^ çff , ;n ptipt, ceft^ règle lopr^iM 1^ tor
ti INTRODUCTION,
cjuelle tous les événements obéissent, ou qu^ils suivent tôt ou tard. Pendant que la parole sainte s'étend sur le monde , et , pareille à une inondation bienfaisante, laisse partout un engrais céleste qui triomphe de l'aridité des déserts les plus reculés, la justice pénètre dans les gouvernements et renouvelle la forme des vieilles sociétés. Là s'établit un partage plus égal des douceurs de la vie et des trésors de la science. Voilà Tordre invincible qui règle la marche des siècles. La lumière du christianisme qui s'est levée sur rhorizôn ne s'éteindra plus: elle doit éclairer la destruction du monde. Mais le ciel et la terre ne passeront qu'après que ce soleil de vérité aura touché au terme de sa carrière. Toutes les nations sont donc appelées à recevoir l'enseignement d'en-haut. Les plus effroyables guerres, les révolutions les plus sanglantes, les fléaux de là nature et les crimes des hommes seront mis à profit par la Sagesse infinie qui a prévu le mal et lui donne des lois. Le navigateur mettant le pied sur un rivage jusqu'alors inconnu est un messager céleste : il porte un ordre scellé dont il n'a pas lu les caractères. Le commerçant qui a défié les tempêtes pour vendre à des peuples encore sauvages les marchandises de son pays, feiton bénéfice que la vérité, plus tard, partagera avec
INTRODUCTION. tii
lui. En même temps , chaque, nation est un monde où il se rencontre des contrées incultes et des terres, aimées du soleil ; les bienfoits de la vérité et les dons du travail demandent aussi à s y répandre avec égalité. Le progrès, c'est Fappel d'un nombre d'hommes de plus en plus grand à la vérité et au bonheur. Par la vérité j'entends la loi chrétienne, et par le bonheur une participation à la civilisation universelle dans le monde, et aux avantages et aux droits découlant, dans chaque société , de la forme du . gouvernement.
En voyant tout ce qui arrive tous cette lumière, on admire Tordre secret qui enchaîne les choses humaines; la fortune vous parait, comme les astres, se jouer, dans un espace immense, selon certaines lois qui ordonnent ses mouvements et contraignent ses caprices. L'histoire des temps passés est un vaste mausolée dont le marbre, rongé par les siècles, vous laisse toutefois déchiffrer répitaphe qu'il reçut et qui trahit les secrets de la mort.
Yous n'ignorez plus pourquoi les nations se mêlent par la guerre et se rapprochent par la paix, et comment les fureurs des passions, qui les portent à s'entrechoquer, concourent à produire les mêmes effets que les paisibles relations du -commerce qui aplanit les montagne^* et jette
^11 MTRCHlUCfllOfil.
des poats SOT les mers : c'est ainsi <|iie les nations comauBÎqueBt entre elles , et qne les plas sau- Taçes «achètent m prix de leur «ang le don de la vérifté. Toum îttitiatioD se fait par k «onfErmce : la Aamme des volcans porifie les aks; il y a .d^s fleuves défaoïdés qui laissent, en jneaicant dans lenrs lit s , de Tor mâé au liimm inpnr. L'ambidenx eonqnérant plante un drapeau^: il croit le voir flotte, et c'est la croix » étendard de la rédemption, qu'il enracine de ses mains vioto- 'rieoses. Dans le aein des nations, la sotf décommander aUume des guerres civiles.: les principes d'autorité sont méconnus, les lois renversées, la justice loulée aux pieds; Tordre ancien s'é- «o^oule, tous les rangs se confondent; les igno- <rants et îles ^periFers^ qui semblent les seuls vibrants, trègnent snr des tombeaux, et Dieu .parait se retirer. Ne dirait-on pas que cette confusion échappe aux règles de la Providence, que cette iniquité trahit ses volontés; quecette révolution , argument contre sa prescience , n'aura d autres effets que le crime, la misère et la mQrt?:Attendez, et :ces malheurs et ces forfaits subiront Ja loi de l'infaillibilité suprême, comme les déviations de Ja comète errante, qui semblent déconcerter l'ordre et l'harmonie du ciel. L'inf<»tune ne dok pas étonner la :f enn ip'elle
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ëprwkve, et qiti se Ueût topjoQrs pr^{iar^Q w /çopJiffit; le crim^ est une pjuaition à çeli^i qui le comm^. Dans ces i^ouj(e versements de conditions . et dfi l^ortunes , les grands et heurei^ «^e I9 tepre appreniient qup pieu qui dpnnç 1^ nabsai^e ^e la reconnaît pas comme un droit in^énab^e; çt q^Iqi^e^-^As d'efîj^re eux» une lois pi^cipités, sont pfk$ J!;i»e5Qia d'ui^ profonde po^litiqqe pour ^^Quyer l$i cause de lei^ ruine : .^ leur s^fit d'avouer .que Ie(uri^evçf,1,i9n.]Çbe|el^*aya^ servi qu'^ 4onner de plus bçivit de m^uvfiis exemples, lies fautes les p^us anciennes f[e la royauté filM^qnt pesé dans la jbalauce divine : peut-être 9 poMT agrandir Qvitre mesure son autorité, en at-elle abattu un jour les ,plus fermes soutien^ ; et cherchant dans la.t;empête, sur les marches <^u 4rQ|ie,.cet oindre contemporain de la monarchie , eUe Faura ^trouvé dans Fattitude çù. ejllç Tayiiit mise : à geçoux, I$i^te bs^issée, .et.tpot préparé pQUr^ç^çevoir ;le cpup mplct^l. lil^is enÇn çes.jnévoldlipos , pendant lesqp^lles 1^ spleil deiici^it s'obscurcir pour ne p^ eu éclairer les. hqn^cMses et cen^ibles viqisaittides, «font tçml^^r 4^ §bus séciilaires qui se défendaient par cette appajpence Àe inajesté que le temps dcdtme.à ^ut. la dispaj\ià <trop sUélptioie eptce des .condiûons s^est adoade ; l'égdité civile qui s'est piëcipîlé^ dài^la