CHAPITRE VH
De la chimie.
Les- «onnaissances chimiques des Anciens se^ WroaiettC aux arts de fabriquer les métaux, de lÎMer •! dU teindre les étoffes ^ de composer le» parfooi» et tes baumes. Les Arabes inventèrent Vakhinie^Aont Tuniq^ue but était de faire For et l'argent : cette doctri ne régna pendant huit siècles, et fut cultivée d'une manière plus fructueuse par AlbeVt-le-Grand, Ro^jer Bacon^ liayaiond-LuUe, Jean et Arnold de Villa-Nova, Isaac de Hollande, Basile-Valentin , Paracelse, Van-Helmont, qui. découvrirent les principales propriétés des métaux , la manière de préparer un assez grand nombre d'huiles et d'acides, et l'art d'émailler le verre et les pierres précieusea.
La chimie moderne ne date que du milieu du.
xvtf siècle. Les substances gazeuses furent-étudiées pour la première fois par Hecker; ce savant jeta aussi une vive lumière sur les mystérieux phénomènes de la fermentation et de la putréfaction. Bientôt Ernest Stahl entrevoit les principes de l'afhnité et trouve une théorie de la combustion : il suppose le feu occasionné par ime séparation soudaine entre les corps combustibleset une certain^ substance nommée plilogistique ^
combinée avec tous les corps. Bergtnanii, chiluiste suédois, dresse les tables des attractionsélectives; Scheele complète ces importants travaux.
Mais le principe des grandes découvertes en chimie est trouvé par le docteur Black, qui reconnaît dans tous les corps la propriété d'absorber, avant d'entrer en fusion, une certaine quantité de calorique, qui, n'étant pas sensible au thermomètre,, est appelé calorique latent; il découvre Texistence d'un fluide aériforme uni à la. chaux et à l'alcali pur dans la pierre à chaux. Cavendish étudie les propriétés de ce fluide qu on nomme air fixe ; on lui doit aussi la découverte du gaz inflammable ou gax hydra^ gène.
Bientôt le plus remarquable des corps simples,, qui entre dans la composition de tous les acides et de tous les oxydes, le principe de vie que ^lous aspirons dans l'air, le gaz le plus pur et le plus comburent, Y oxygène enfin, est signalé, en 1770, par Priestley.
Lavoisier établit une nouvelle théorie de la. combustion, renverse la théorie à\x phlogistique y et fait une révolution dans la science : c'est lui qui le premier, dans les combinaisons chimiques, a tenu compte du poids des corps. Secondé par Fourcroy et BerthoUet, il élève très-haut en Europe la gloire des chimistes français. Guyton de Morveau soutient dignement la renommée de cette école en proposant sa nomenclature chimique, qui es.t adoptée par l'Europe «ntière. Le xix^ siècle allait commencer lorsque BerthoUet, auteur de la. Statique chimique ^ appliqua avec succès la science, qui nous occupe, aux principales branches de l'industrie et du commerce.