FIN
10. Si une carte se tourne en donnant, il dépend du choix des adversaires de faire redonner, à moins qu'ils n'en aient été la cause, car, dans ce cas-là, le choix est du côté de celui qui a donné.
11. Si l'on joue l'as ou une autre carte d'une couleur, et qu'il arrive que le dernier joueur joue quand ce n'est pas son tour, il ne peut ni couper ni faire la levée, pourvu qu'on ne le fasse pas renoncer, n'importe que son partner ait de cette couleur ou non.
12. Si une carte du jeu se trouve tournée, il faut redonner, à moins que ce ne soit la dernière.
13. Personne ne doit prendre les cartes ni les regarder pendant qu'on donne ; et au cas que celui qui donne donne mal , il faut qu'il redonne; mais il n'est pas obligé de le faire si une carte se tourne en donnant.
14. Quand on joue une carte, si quelqu'un des adversaires joue quand ce n'est pas son tour, son partner ne peut point gagner la levée, pourvu que cela ne le fasse pas renoncer.
15. Chacun doit prendre garde qu'on lui donne treize cartes: ainsi, s'il arrivait que quelqu'un n'en eût que douze, et qu'il ne s'en aperçût qu'après avoir joué plusieurs levées, et que le reste des joueurs eût le nombre juste des cartes, la donne sera bonne. On ne doit punir que celui qui a joué avec douze cartes pour chaque renonce, s*il en a fait ; mais si, au contraire, un des autres avait quatorze cartes, la donne serait nulle.
16. Si quelqu'un jette ses cartes à découvert sur la table, s'imaginant avoir perdu, et que son partner ne donne pas gagné , il dépend des adversaires d'appeler
telle carte de son jeu qu'ils jugent à propos, pourvu qu'ils ne fassent pas renoncer sa partie.
17. A et B sont associés contre C et D; A joue trèfle, son ami B joue avant Tadversaire C : dans ce cas,D est en droit de jouer devant C , parce que B a joué quand ce n'était pas son tour.
18. Si quelqu'un est assuré de faire toutes ses cartes, il peut les montrer sur table ; mais s'il y avait par hasard une seule perdante parmi, il se trouverait exposé à voir appeler toutes ses cartes.
19. Personne ne doit demander à son partner, pendant qu'on joue, s'il a joué un honneur.
20. A et B sont associés contre C et D; A joue trèfle, C un pique, B le roi de trèfle, et D un petit ; C s'aperçoit, avant qu'on tourne la levée , qu'il a renoncé : qu'en arrivera-t-il?
B peut reprendre sa carte, et D de même ; et il dépend de A ou de B d'obliger G de jouer la plus haute ou la plus basse carte de la couleur indiquée.
21. Si quelqu'un ayant huit points appelle, si son partner lui répond, et si les adversaires ont jeté leurs cartes, et qu'il paraisse que l'autre n'a que deux points par les honneurs, dans ce cas, ils peuvent se consulter ensemble, et sont les maîtres de laisser subsister la donne ou non.
22. Si quelqu'un répond n'ayant pas un honneur, les adversaires peuvent se consulter ensemble, et sont les maîtres de laisser subsister la donne ou non.
23. Personne ne peut prendre des cartes neuves au milieu de la partie, sans le consentement de tous.
24. Celui qui donne doit laisser sur table la carte qu'il a tournée, jusqu'à ce que ce soit son tour à jouer; dès qu'il l'a mêlée avec les autres, personne ne peut lui demander laquelle c'est, mais bien quelle est la triomphe : la conséquence qui résulte de cette loi est que celui qui donne ne peut pas indiquer une fausse carte, ce qu'il aurait pu faire sans cela.
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