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TOUS

Du café.

LK PKUE FARUEL 201

lAIlUEL.

AbouF-nous trois mies, Joséphine.

(Joséphine apporte les trois tasses et leurs soucoupes, puis va prendre la cafeiière sur le fourneau.)

JOSÉPHINE, versant le café.

V'ià du café tout frais passé

Avec, par-dessus, d' la bonn' fine...

Quéqu' vous dit's des mies? Sont-i's chauds?

CALVARIN, après avoir bu un peu.

Oui donc, bougi' ! moi j'ai 1' mien qui m' brûle. Mets-moi core un peu d' tord-boyaux.

(Kerveur et Faruel ayant bu, comme Calvarin, une partie de leur café poivré, Joséphine verse de nouveau de l'eau-devie dans les tasses.)

FARUEL, à Joséphine.

March'-t-eir bien, ta gare' de pendule?

JOSÉPHINE

Oui, M'sieu Faruel, il est midi.

(La cloche de la cathédrale se fait entendre au moment où le mousse de Faruel ouvre la porte et entre.)

FARUEL.

C'est vrai, v'ià VA7igelus qui sonne.

Tiens, pay'-toi ces trois cafés-ci,

Et largu'-moi t'embrasser, p'tit' bonne.

JOSÉPHINE

Voyons, voulez- vous bien finir!

Vous savez bien qu'j'aim' pas qu'on m'iiche.

FARUEL, apercevant près de la porte son mousse, qui le regarde agacer la bonne.

Allons, c'est 1' moment d' déguerpir; V'ià mon moussaillon qui m' déniche.

LE MOUSSE, à Faruel.

Tout' la pêche est vendu', patron.

FARÏÎEL.

Ça va bien. Appareillons d' suite.

Faut êtr' dans deux heur's à Plev'non.

(Les trois amis se lèvent et sortent, puis Faruel serre la main à Calvarin et à Kerveur.)

Au r'voir, mes vieux, faut que j' vous quitte! Tandis qu' dans 1' port ya cor' de l'eau, J' vas d'river avec la marée.

Quand je r'viendrai à Saint-Malo, J'pass'rai avec vous la journée.

(Faruel presse le pas avec le mousse pour rallier son bateau, pendant que Calvarin et Kerveur se rendent au môle.)

CALVARIN.

Quel sacré lapin qu' ce Faruel, r court toujours après la brune.

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