‹ Gens singuliersChapitre 44 sur 44 · DE 5AI · texte numérisé non relu

DE 5AI

guinaire Papavoine; il prie sonautomédon d cendre, et il lui dit, avec une douceur exq

jours comme Papa\oine :

« Je \ais faire ton bonheur en le brûlant la

eervelle. ■>

Et le cocher île (aire galoper ->cs che\au\ pour échapper aux mains de cet assassin monomane.

Il y a encore la mystification de la baignoire.

Saint-Criçq commande des bains dan-, les établissements de son quartier; tous doivent arriver à sou domicile pour la même heure. Au moment fatal . présentent une, puis deux, puis quatre, puis six,puis huit voitures de bains. La Cour est encombrée de baignoires, l'eau ruisselle dans l'escalier, les garçons ie disputent et la tête du concierge se pe\\\.

Enfermé dans sa chambre, et tapi derrière la persienne, Saint-Cricq observe et jouit...

I ne autre lois, Saint-(!ricc| recrute trente et un

fiacres à la Bastille, il en une -seule colonne

e]ui règle sa marche sur la sienne; il était mû

dans le premier.

En lace du perron de Tor'.om . la procession s'arrête, et Saint-Cricq se t'ait apporter trois glaces.

Tins, déclarant bien haut que la chaleur était insupportable, il avale la première glaci autres dans ses bot

chroniqueurs ont affirmé que I

à l.i vanille et à l'ananas, mais ce point d'hist

ne me paraît pas encore bien :

D'après M. Yriarte, qui a beaucoup étudié M. de Saint-Cricq, ces consommations de glaces à propos de bottes se renouvelaient souvent.

« Il s'asseyait devant Tortoni, demandait une glace à la vanille et une glace à la fraise ; puis , rassemblant ses idées un instant, se déchaussait sans façon et versait consciencieusement sa glace à la vanillle dans la botte droite et la fraise dans la botte gauche. Quand il lui arrivait de se tromper, il maugréait tout bas en reconnaissant son erreur, vidait ses bottes et redemandait deux autres glaces en répétant jusqu'à l'arrivée du garçon :

« Glace à la vanille, botte droite !

« Glace à la fraise, botte gauche! »

Ne nous étonnons plus si le marquis de Saint- Cricq avait reçu le surnom populaire de père des fiacres.

Son chapeau gras et son double carrick à trois collets ne juraient pas avec cette qualification. Le carrick abritait un gilet, un pantalon et une redingote pleins de taches. Il est vrai que M. de Saint-Cricq avait pour rehausser ces dehors peu soignés, une tête assez aristocratique, une grande agrafe d'argent au collet, et, à la main, son énorme bague chevalière à l'écu portant une croix fleurdelisée, avec deux lions pour supports. L'écusson était reproduit sur sa carte de visite, au-dessus de six à huit lignes de titres vagues comme chevalier de plusieurs ordres , membre de plusieurs sociétés savantes et étrangères, etc., etc.

LE MARQUIS Dl

Il avait, ce qu'on appelle scientifiquement, l'appé* tit dépravé.

Rogerde Beauvoir affirme l'avoiri u souper, au Anglais, d'une salade de mâches et de betteraves, saupoudrées de tabac à priser. Il déclare de plus qu'avant ce régal, le marquis, pour calmer ses migraines, s'enduisait la figure d'un ailVeu\ mélange de cold-cream, de tabac et de vin de Condrieu.

Un garçon de calé était chargé de la conservation du pot de cold-cream, et, des qu'il était vide, il avait

mission d'aller le faire remplir chez le parfumeur Lubin.

Cependant le tabac ne fîlt pas toujours mis par Lui à toutes sauces. Il prisa pendant quelque temps du sucre en poudre. Ce n'est pas le premier caprice de priscur connu. Deux cents ans avant, M. de liullion cultivait bien la poudrette.

Après Roger de Beauvoir, M. Yriarte a vu assaisonner une autre salade étrange. L'huile et le vinaigre étaient remplacés par une tasse de chocolat, avec addition de sel et de poi\re.

( m accuse également Saint-Crieq de s'être nul sen ir,

au cale de Paris, des crêtes de coq entourées de tranches d'ananas et de pissenlits.

Pour ne rien omettre, ajoutons qu'après un bain

rafraîchissant composé d'oseille et de chicorée, il déjeunait volontiers d'une boîte de sardines arro

Dar \.\^ verre de kirsch et par plusieurs bols de C au lait.

Lecaife Anglais payait asses cher l'honneur In-

signe de compter Saint-Cricq parmi ses clients. Dans V Étincelle Roger de Beauvoir a laissé sur ce beau temps des notes fort intéressantes qui reparaîtront, je l'espère, avant qu'il soit peu.

Voici, entre autres, un épisode qui montre bien la ténacité de notre mystificateur.

Le petit salon où il se rendait d'habitude était le dernier du rez:de-chaussée. Cette pièce était préférée par les beaux fils, — les jeunes seigneurs (comme on disait alors), qui, revenant des Italiens en bas à jour, cherchaient à souper chaudement. Cette prédilection gênait Saint-Cricq dont elle dérangeait les habitudes ; il remarqua les dispositions frileuses de la bande et il s'en inspira bientôt pour chercher à reconduire.

A force de patience, il organisa des cordonnets de soie attachés au bas de la porte ouvrant sur la rue. Les cordonnets aboutissaient à lui comme les fils d'une araignée. Il suffisait de les tirer pour amener d'affreux courants d'air qui faisaient hurler à tous les porteurs de -bas de soie un : Ferme^ la porte! continu.

Appelé par les violentes protestations de ses habitués, Delaunay, qui tenait alors le café Anglais, vient donner le coup d'œil du maître ; il ne tarde pas à mettre la main sur les lacs tendus par Saint- Cricq, il lui reproche vivement sa perfidie, et, comme le coupable le prend sur un ton plus haut encore, Delaunay, poussé à bout, tire la chaise de son habitué pour précipiter sa retraite.

Tombé rudement à terre, Saint-Cricq sort pour

il MARQUIS •

Élire fabriquer, par le menuisier Le plus voisin, deux béquilles sur lesquelles il se traîne en criant jusqu'au cabinet du préfet de police, qui était alors M. G i|uet.-- Il ne demandait rien moins que l'arrestation

immédiate de l'atlreux limonadier.

M. Gisquet econduisit poliment L'excentrique qui

de sa dernière ressource : il courut a l'Abbaxe-

an-Bois conter si peine a M"1 Récamier qui le consola de son mieux, mais qui eut, de plus, .1 subir une embrassade en Sjuise de remercimenls ; — une embrassade au cold-cream et au tabac.

Mis .i la porte de tous les restaurants des houle- Vards dont il avait exaspère la clientèle, Sainl-Cricq chercha un dernier asile au Haiiqucl d Aiuicréon. vis-à-vis du théâtre de la Portc-Saini-.Martm. C'est la. qu'il lit certain souper dont la tradition ne périra jamais.

Par une belle soirée de février, on allait fermer la porte, quand le marquis s'insinue en reclam. ml un filet aux Olives et des beignets de pèche. I e BJBTÇOn apporte avec mélancolie un morceau de filet si racorni qu'à première \ ne, Saint-Oicq demande un huilier.

ail plus facile à troiner qu'un beignet de pèche. - L'huilier parait donc incontinent, mais le garçon recule épouvanté en voyani son client

s'oindre d'huile à la mode le 3 lutteurs antiques.

• Il ne faul pas moins, s'cnail il. p • |UC

Un morceau pareil. »

Au fond . cette onction, dont on a t'ait grand brui t

n'était qu'un variante de sa préparation au coldcream dont j'ai parlé déjà.

Après tous ces exploits, sur la malpropreté desquels je n'insisterai pas, il ne paraîtra pas surprenant à nos lecteurs que M. de Saint-Cricq ait été assez longtemps pensionnaire de la maison de santé du docteur Voisin, qui soignait spécialement les affections du cerveau.

Une maison de santé commode d'ailleurs, d'où on pouvait sortir à sa guise.

Ainsi, notre marquis faisait de temps à autre arriver une voiture de poste à la grille. Il y montait en équipage de chasse, avec l'intention bien arrêtée d'aller tuer quelque gibier dans sa terre de Normandie. A peine installé, le chasseur s'endormait, le postillon, prévenu, faisait le tour du bois de Boulogne, et revenait chez le docteur auquel M. de Saint- Cricq déclarait avoir fait la plus belle partie du monde et ne s'être jamais senti plus dispos.

C'est en sortant de chez le docteur Voisin, par un jour de grande pluie, qu'il offrit l'hospitalité de sa voiture à lord Seymour, surpris par le mauvais temps sur la route deSablonville. — Hospitalité peu écossaise, car il voulut, chemin faisant, lui emprunter un millier de livres, et, sur les fins de non-recevoir du noble lord, il le menaça de se faire sauter avec lui en approchant un cigare de sa provision de poudre de chasse. — Lord Séymour dut s'exécuter.

LE M kRQXJIS DE SAIN1 - KiJ

Tous ses emprunts n'avaient pas eu de prologue* aussi féroces. Au cercle, il lui arrivait souvent

de prendre à part un ancien ami en lui dis. ml : « VOUS savez, mon cher, combien ma famille me rationne, je suis Obligé de faire la cour à mon laquais pour avoir un louis. C'est répugnant. Pour aujourd'hui, rendez-moi donc ce petit service. »

Les vingt francs obtenus, Saint-Cricq laissait passer une demi-heure et employait le même procédé pour trouver un second préteur. Le beau coté de la chose était qu'une fois nanti d'une somme a ronde, il gagnait le boulevard et voulait faire largesse au peuple. 11 fallait la présence à'un valet tutclairc pour arrêter la distribution et pour rembourser les avances.

(/est à l'intéressante notice de .M. Yriartc que je

suis redevable de ces derniers détails.

M. de Saint-Cricq est-il bien mort }

Après i85o, tous les biographes «au paru le

croire, et je me rallierais à leur témoignage SI je n'étais fort trouble par la lecture d'un ancien article de M. de Menou, qui a raconte minutieusement dans le Diable bottettX ^ en i S > - , les détails de deux

entrevues qu'il avait eues avec M. de Saint-Cricq, à

Toulouse, pendant l'automne de [856. Peut-être

le plus excentrique des marquis fait-il encore l'ornement d'une avant-scène de province.

iq8 lutterbach.

LUTTERBACH

Lutterbach était un modeste tailleur de la rue Saint-Honoré. Fatigué de croiser les jambes sur un établi, il se créa a professeur de marche et d'exercices physiologiques, hygiéniques et confortables. »

Ce nouveau métier était l'antipode de celui qu'il avait exercé jusqu'alors. Pour accentuer davantage la séparation, il rit paraître, en 1 853, une brochure sur les différentes manières de respirer. Coup d'essai triomphal, car il lui valut un article et une visite d'Alphonse Karr, — Alphonse Karr que Lutterbach connaissait de réputation « comme première plume de France pour fronder les torts de la société. »

Ce patronage auguste décida de l'avenir du professeur de marche.

Et alors on vit paraître coup sur coup divers traités recommandables par des titres à sensation tels que la Statique pour ne plus boiter sans le secours des orthopédistes ; — les Moyens naturels pour entretenir la chaleur aux pieds et aux mains ; — la Révolution dans la marche ou cinq cents moyens

i i R B \ CIL

naturels pour ne pas se fatiguer en marebamt, ei exercices physiologiques d'kjrgièue ei d'agrément pour se conserver ei s'améliorer les cinq sont. Pi

5 Ira ne s.

Cenl sous pour cinq cents moyens naturels de ne

pas se fatiguer, sans compter le privilège inestima ble de conserver ei d'améliorer son tact, ^a rue, son

ouïe, SOO Odorat Cl SOU loucher! cent sous, c'él réellement ne pas trop demander. On acheta doiu un peu le volume, et on en parla beaucoup dans le petits journaux. Cette publicité axait bien quelques

allures railleuses, mais, enfin, c'était de la publicité.

et Lutterbacfa s'abandonna tout entier au charnu d'entendre répéter son nom par des gens qui ne lui avaient jamais commande ie moindre paletot.

Eli homme qui comprenait la plaisanterie, il alla même remercier se* critiques et leur montra un homme encore vert, aux dehors un peu prèles, à l'ieil UI1 peu en!' )\w^.\ mais au sourire des plus aimables. ( )n le questionna sur l'application de ses théories ; .s.ms trop se taire prier, il consenti! a taire quelques-mudes m mieux res recommandées dans ses iiuv- I >•

lit cercle pour voir ce nouveau professeur exécutani /a tourniquette, Li talonnette, /a moulinette, l'ondoyante, et mille autres figures non moins agréablement dénommées. L'imprimerie \ mtelain, ou il liait corriger SCS épreuves, eut s.i part de ces s;

tacles, et les typographes chargés du soin deoompo

ser notre notice se SOUVienneW t a\ec bonheur

ifa> )ir\u Lutterbach en fonction.

200 LUTTERBACH.

Dès lors, il répudia son premier titre de professeur de marche, qui sentait trop le terre-à-terre ; il s'intitula « professeur de médecine naturelle spontanée, » et fit paraître, en cette dernière qualité, sa Physiologie hygiénique pour bien se nourrir avec peu de nourriture, bien se désaltérer en buvant peu et éviter V indigestion en cas de surabondance .

Tout ce qui touche à l'estomac étant de la plus haute importance, je ne vois pas pourquoi je ne serais pas utile à mes contemporains en propageant quelques-unes des recommandations de Lutterbach. Voici donc la formule exacte de l'exercice auquel on peut se livrer en cas d'embarras des fonctions digestives :

« Exercice dt la scie. — Il faut, étant assis, croiser le bas des jambes, mettre les mains dos à dos, les fourrer entre les genoux, les faire aller et venir, de même que la scie, en inclinant et relevant le haut du corps; pousser et tirer les main$ avec plus ou moins de force selon la pression des genoux, de même que, pour la scie, lorsqu'elle pénètre dans le bois plus ou moins dur. Puis la reprise d'haleine viendra soutenir la poitrine et fortifier l'impulsion qui fait attirer à soi. Le frottement des mains par vacillement causera moins de chaleur. Pour varier la sensation, les mains descendent aux mollets ou les bras pirouettent entre les cuisses. A table, la scie satisfera au besoin pour raviver le jeu des sens, qui a sa part dans l'action nutritive. »

Les recommandations précédentes ne s'adressent, bien entendu, qu'aux gastronomes, aux repus de ce bas monde. Quant aux consommateurs à bourse peu garnie qui, loin de craindre les indigestions, en sont réduits aux expédients les plus propres à tromper le

l rii! RBA< il. :u|

vide de leurs estomacs, Lutterbach est encore là

pour les sauver. Et pour cela il ne lui faut qu'un

simple légume : le haricot.

Si on veut bien nous suivre un moment dans la cuisine de l'auteur, on verra tout le parti qu'il a su

tirer de ce légume si décrié dans les collèges et les sociétés délicates.

Nous avons dirigé, dit-il, principalement nos expériences

sur le haricot, vu qu'il nourrit, fortifie et généralement platt .m goût. 1 1 ne manquait pour le bien qu'on peut retirer de cet aliment, que le moyen de le rendre bienfaisant à tout le Dionde. A cet effet, devant soutenir Vélan de Tappétii pi>ur augmenter la force digestive, nous disposâmes nos coi

liblesde maniérée taire notre repas d'un seul trait, en commençant par la substance la plus limpide et comportant le plus de chaleur, afin d'aider celle de l'estomac à ouvrir les \ les plus reculées et y faire pénétrer la nutrition. C'est ainsi que dans le monde les plus courageux s'avancent et les autres les suivent. En conséquence, un poêlon dans lequel avaient

cuit les haricots reçut des tranches de pain, ce qui transforma la sauce en potage; puis une légère tranche de rôti cuit a l'avance vint se tiédir sur les haricots.

Ce Simple repas ainsi préparé, et l'estomac bien disp nous commençâmes par l'espèce de bouillon, le pain à la suite, puis les haricots, pour finir par le rôti. Il nous est arrive, par-

outenu Vélan de l'appétit, de nous sentir lue soulevé rien que par la puissance de li taie:

ainsi que l'on voit un ballon s'clevcr de plus eu plus .1 mesure

que le i^a/ y est Introduit.

11 est vrai que ce ballon plein de gai offre un p

ni; il peu! civ\ci\ mais runpcrturluMc M. l.ul-

terbach prévient toute objection :

202 LUTTERBACH.

« Mais, dira-t-on, l'usage de légumes comme le haricot,, ne peut être continué sans causer de réchauffement et être parfois incommode ! Nous répondrons : Le haricot agit sur le principe échauffant des mauvaises humeurs; chassez les mauvaises humeurs, le principe fortifiant des haricots vous profitera, et vous aurez moins de fermentations venteuses, qui d'ailleurs sont utiles au corps quand elles passent librement. — Faisons connaître que l'on peut, pour les moments opportuns, y donner cours au moyen d'une longue aspiration cadencée en accord avec un mouvement saccadé du milieu du corps. »

Du haricot et de ses conséquences atmosphériques, Lutterbach fut conduit naturellement à formuler une théorie nouvelle : l'Art de respirer,, moyen positif pour augmenter agréablement la vie*

Je ne sais si les exercices respiratoires recommandés dans ce livre sont positivement agréables, mais ils sont, à coup sûr, très-compliqués. Il y a la nasale qui produit les effets du chloroforme et qui fait passer les étourdissements ; il y a le rhume factice qui rétablit la transpiration ; la toux gutturale et la quinte factice qui préviennent les congestions du cerveau ; la gravitation respiratoire qui soulage les. poumons; le roulis élastique, conçu à l'imitation du cheval et du chien qui se roulent sur le dos dès qu'ils sont en liberté ; la manivelle hygiénique qui donne à tout le corps des sensations bienfaisantes ; la boussole qui fait tourner en tous sens de la façon, la plus agréable, etc., etc.

Il y a même un chapitre qui aborde la guérisott du poitrinaire. Ici, comme partout, il est un auxiliaire sur lequel Lutterbach insiste. C'est la gaieté.

« puissam moyen pour mettre en jeu la force vil et par conséquent L'augmenter. Mais, ajoute-t-i)

avec beaucoup de sens, la gaieté ne se commande conseillerons les exercices >ensitils, hygiéniques, par lesquels on peut â volonté se donner des sensations agréables. Peut-être que ce système

cjue nous espérons perfectionner, est le moyen

guérison le plus certain pour un poitrinaire, p

(lette recette me bit songer à l'inimitable roman d'Aristide Frôissart. 1 .à', se trouve, entre autres types superbes, celui d'un jeune viveur, condamné par les princes de la science à mourir dans un délai fixé. Il mange gaiement son patrimoine pour n'a\oir rien '\

regretter dans cette vie. dépendant l'heure fatale

sonne, et le poitrinaire ne trépasse point; resté très- \ i\ ant... mais complètement ruine, il atteste l'impre-

voyance de l'art et la clairvoyance des Lutterbach de l'avenir.

A ce propos, je dois attester que notre professeur

était conséquent a\ec ses principes. 11 était gai quand même, .le vois encore sa bouche dont L'éternel

sourire contrastait avec une figure naturellement

assez triste. Dans le dernier entretien que j'eus a\ec lui, au mois de septembre [856, il déclarait qu'il était sans cesse a l;i piste de toute sensation joyeuse, et il assurait s'en très-bien trouver. Il préparait aloi

Médecine mécanique divisée entrais grandes leçons : — leçons de beautéf leçons de santés /<■• d'impressions agréables.

(le qui n'empêcha le pauvre Lutterbach de n

i ii" trois ans après.

204 LUTTERBACH.

Je ne sais si sa fille donne encore des leçons particulières auxquelles j'aurais donné beaucoup pour assister. Que de promesses piquantes pour l'observateur étaient en effet contenues dans la simple annonce de ce cours sans précédent dans les annales de l'enseignement particulier.

« Avis. — Les dames peuvent s'adresser à la demoiselle de l'auteur pour les leçons sur l'amélioration du visage. A tout âge on obtient un bon résultat, mais seulement avec plus ou moins de rapidité; d'ailleurs pour la sécurité des élèves, ils peuvent ne rien payer avant d'avoir obtenu ce qu'ils désirent. «

Je recommande les deux dernières lignes aux critiques les plus sévères ; elles leur prouveront que Lutterbach put se tromper, mais qu'il fut de la plus exquise délicatesse.

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