Sid. Apoll., Carmen v, 474 et suiv
révoltés, et les taillèrent en pièces ^ Majorien était encore à Ravcnne le 6 novembre 458. comme l'atteste la date dunr des lois dont il a été question'; il en sortit peu après, pour passer les Alpes vers la fin de cette même année, au milieu des froids et des glaces, dit Sidoine Apollinaire, qui rapporte à cette occasion l'anecdote sui\ante. Au passage des montagnes, un barbare, ne pouvant, bien qu'il fût du Nord, suj)porterles rigueurs de ce climat, se mit à munnurei-, Majorien, pour encourager cet homme et les autres, prit la tête de la colonne et marcha le pi-emier à pied à travers les glaces •\ Comme Lyon a^-ait été occupé par des ennemis, peut-être par des Burgondcs, Majorien y envoya Petrus, chef de l'office de la correspondance impériale'*, qui réussit à négocier
1. Sid. ApoW., Carmen v, 485 et suiv. On a conjecturé que les barbares qui se mutinèrent étaient des Huns (Migne, P. L., t. LVIII, p. 672, note f). mais Sidoine Apollinaire ne nomme point ces barbares et ne donne aucune indication de nature à faire connaître de quelle nation ils étaient.