‹ GenséricChapitre 115 sur 266 · Major, nov. vu. Voir p · texte numérisé non relu

Major, nov. vu. Voir p

3. Sid. Apoll., Ca?-men, v, 510 et suiv. [P. L., t. LVIII, p. 673: — . y. G., A. A., t. VIII, p. 200).

4. Sid. Apollinaire fait ailleurs mention de Petrus, magister epistolaruni (Ep., IX, 13 ; P. L., t. LVIII, p. 630 ; — M. G., A. A., t. VIII, p. 104) ; il lui adressa son panégyrique de Majorien {Carmen m; P. L., t. LVIII, p. 638; — M. G., A. A., t. Vlil, p. 187). Le magister epîstolarum n'avait plus à cette époque l'importance qu'avait eue dans les premiers temps de l'Empire le chef de l'office ab epistulis, chef de tout le secrétariat impérial (Edouard Cuq, Le conseildesemperei/rsd'Augusteà Dioclélien, mém. présentés pardiv . savants àl'Acad. des Inscr., 1884, pp. 38i-394; — Egger, Recherches historiques sur la fonction de secrétaire des princes, chez les anciens, pp. 22Û-J58: Mém. d'hist. anc. et de philoL, Paris, 1863; — Mommsen. Le Droit public romain, traduct. Girard, t. V, p. 109; — Friedlander, Darstellungen ans der Sillengeschichte Roms in der Zeit von Augusl. bis zum Ausgang der Aidoniner, 6= édit.. Leipzig, 1888-1890, 1, pp. 110-114 et pp. 180-192). Les fonctions les plus importantes de Vab epistulis étaient passées au magister mémorise, dont les attributions sont indiquées en ces termes {yotilia Orientis, xvii ; édit. Bocking, t. I. p. 30) : « Magister adnotationes omnes dictât et emitlil et precibus respondet. » Il était donc chargé de la réponse aux requêtes adressées à l'empereur, de la rédaction et de l'expédition de toutes les adnotationes. Les adnotationes sont les décisions impériales brièvement énoncées, par opposition aux s«/ic/(0«es pragmalicœ.aux rescrits, lettres, lois, qui étaient de la compétence du cjuœslor sacri palatii (Bocking, Annot. ad Not. Occ.A. Il, p. 415). 11 était également chargé de ce qui concernait les nominations ;iiix fonctions de la catégorie inférieure

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leur retraite et les contraignit de li\rer des otages'. Majorien se rendit en personne à Lyon dès son entrée dans les Gaules, car il y était présent quand Sidoine Apollinaire prononça dans cette ville son panégyrique, avant la fin de son consulat, c'est-à-dire avant la fin de l'année 458".

Majorien ne prolongea point son séjour à Lyon ; il résulte de la date d'un rescrit, ordonnant l'application des peines les plus sévères contre l'adultère, que le 17 avril 4u9 il était à Arles ^. Tout ce qu'on sait de la campagne qu'il fit ensuite

[minus laterculum) , et parlageailce soin avec le qiia?slor Palatii (Cad. Théod. 1, tit. VIII, l et 2; Haenel, pp. 132-133). Suivantune interprétation du texte de la Notitia, proposée par Bocking, ce serait cette dernière attribution qu'indiquerait le mot « emittit », qu"il ne faudrait pas rapporter à adnolationes, dans le passage cité plus haut, emiltere se disant des nominations à ces fonctions de la catégorie inférieure (Bocking, .l?iHo/. aa?. Not. Occ.,t. II, p. 416. Cf. Otto Hirschfeld, Untersuchungen atifdem Gebiele der rômischen Verwalfutigs(jes>chichle, !, p. 212, n''2). En ce qui concerne la réponse aux requêtes, il y avait aussi, sans doute, partage d'attributions entre le magister memorice et le quœstor palatii, comme semble le prouver le texl;e de la Notitia Occidenlis, xvi « Respondel tamen et precibus » (Hirschfeld, o. c.,I, p. 212; — l^otit. Occid., xvi; Bocking, p. 60). Les fonctions dont le magister epistolarum était demeuré en possession sont définies en ces termes [Notitia Orient., xvii, p. 50, et Occident., xvi, p. 60) : Magister « epistolarum legationes civilatum et consultationes etpreces tractât. » 11 reste donc chargé d instruire lesplacets ou requêtes présentées à l'empereur (preces), de traiter avec les députations des villes (legationes civilatum). d'étudier, de préparer la solution des consultationes. Ce dernier terme indique les questions soumises à l'empereur, dans les cas difficiles, par les fonctionnaires juges, après qu'ils ont terminé l'instruction (W'iliems, Le Droit public romain, Période de la monarchie, liv. II, section III. chap. v, § 2). Le magister epistolarum n'a plus compétence que pour instruire les affaires qui sont dans ses attributions (tractât), la solution est réservée au magister mémorise, chargé de donner les réponses (respondet). (G. Bloch, ab Epistulis, iv ; Dictionn. des antiq. grecq et rom. de Daremberg et Saglio, t. II, Impartie, pp. 712-725). Malgré cette diminution de ses.fonctions, Petrus semble avoir été un personnage considérable, si on juge de son importance par les termes dans lesquels Sidoine Apollinaire lui adresse son panégyrique de Majorien [Carmen, ni). Le magister epistolarum étant chargé de traiter avec les députations des villes, on s'explique pourquoi Petrus fut désigné pour se rendre à Lyon.

1. Sid. ApoU., Carmen v, vers 568-573 (P. L.,p. 675; — .V. G., .l..l.,p.200).

2. Sid. ApoU., Carmina, iv et v. Cf. A. Covllle, Sidoine Apollinaire à Lyon [Revue d'histoire de Lyon, 190i, fasc. 2).

3. Major. Nov., ix (Haenel, pp. 327-330) ; — C7i/-o?i. gallica, n" 633 [M. G., A. A., t. IX, p. 664).

LA GUERRE COxNTRE LEMPIRE 191

contre les Visig'oths c'est qu'il y eut dans les Gaules, en 459, une guerre entre Majorien et Théoderic, qu'il y eut une bataille, et que les Visigoths furent vaincus \ Cette défaite décida Théoderic à faire la paix et à conclure un traité d'alliance avec l'empereur-. Ce traité, notifié aux Suèves par les deux généj'aux, Nepotianus et le comte Sunéric, que Théoderic avait fait marcher contre eux avec une partie de ses ti'oupes et qui venaient de leur infliger un désastre près de Lucum ou Lucania (huis la Galice \ contri])ua apparemment à donner quelque ombre de paix à cette province' et à amener les négociations que Rémismund, fils de Maldras, roi des Suèves, engagea peu après avec le roi des Goths^ Majorien soumit également les autres barbares cantonnés dans les Gaules et en Espagne, les uns par les armes, les autres par des négociations ^ Les Gaules étant ainsi pacifiées et aucun ennemi capable de faire une diversion sérieuse n'étant plus à craindre dans cette province et en Espagne, Majorien se trouvait libre démettre à exécution ses projets contre les Vandales, Les préparatifs en vue de cette guerre, poussés avec vigueur depuis l'année 438'', furent terminés au printemps de l'année 460. Majorien demeura à Arles jusqu'après Pâques, qui était le 27 mars^ 11 partit peu après pour l'Espagne, où il eiiti-a au mois de mai, dans le. dessein de passer de là en Afrique ^

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