Idace, Cliron., n° 2-^4 [M. G., A. A., t. XI, p
3. Priscus, Exe. ex hist. byz., 13 (C. S. H. B., p. 158). Ce fut certainement en 464, donc à l'époque de 1 entente entre Genséric et .Egidius, que Récimer fit à Gonstantinople cette démarche, suivie de l'ambassade de Tatianus. Priscus dit en effet {Exe. ex hist. hyz., do: p. 138) qu'en même temps que la légation des Italiens, dont il est ici question, arriva à Byzance une légation du roi des Perses, et ailleurs [Exe. ex hist. fjot. M ; p. 219) il dit qu'en même temps que Tatianus se rendit chez les Vandales dans l'intérêt des Italiens, Constantius fut envoyé chez les Perses. Or l'ambassade envoyée à l'empereur Léon par le roi des Perses et la légation de Constantius auprès de ce prince eurent lieu en 464. (Cf. Tillemont, Léon I, art. X ; Empereurs, t. VI, p. 381, édit. de Venise ; — Borghesi, Praef. Prœt. Orient., lx.xxiv ; Œuvres, t. X, p. 332).
LA GUERRE CONTRE L'EMl'IRE 205
Orient, Tatiaims, qui en 430 avait été préfet de la Aille à Constantinople S et qui était revêtu de la dignité de patrice". Tatianus ne tarda guère à revenir. Il n'aAait pu aboutir à rien, Genséric ayant repoussé les conditions de paix qui lui étaient offertes^. L'envoi d'un ambassadeur de la qualité de Tatianus peut donner àpenser que dès ce moment l'empereur ne voulait plus s'en tenir à la stricte neutralité qu'il avait observée jusqu'alors. Les circonstances n'étaient plus les mêmes. Si Léon n'avait pu se montrer très favoral)le à l'usurpation préparée pai' le meui'tre de Majoi'ien, il a\'ait intérêt désormais à ne pas permettre la ruine de Sévère, dont la conséquence pou\ait être une nouvelle vacance du trône en Occident et l'avènement d'Olybrius, le candidat de Genséi'ic, car il était certain qu'assuré de n'avoir plus à craindre l'hostilité de l'Italie sous le règne de son protégé, le roi des Vandales tournerait ses armes contre l'Oi'ient. Mieux valait, pour l'empereur Léon, intervenir dans la lutte que de s'exposer au danger d'avoir à la soutenir bientôt avec ses seules forces. 11 ne rompit pourtant point ouvertement aAcc Genséric, mais il est probable qu'aussitôt après l'échec de la mission confiée à Tatianus il sollicita jMarcellinus d'entreprendre, comme de lui-même, une expédition contre les Vandales. L'un des principaux chroniqueurs de cette époque nous apprend en efTet qu'en 464 une grande armée fut expédiée sous les ordres de Marcellinus contre les Vandales '*, et qu'en cette même
1. Edouard Cuq, Addition au texte de Borghesi, et noie de M. Héron de Villefosse; Vrgefecti Prsetorio Orientis. lxxiv (Borgliesi, Œuvres, t. X, pp. 342-343).