Chronicon paschale (C. S. H. B.,p
blessures ', et Harmeucrich, le troisième fils d'Aspar, ne s'étant pas trouvé au palais avec sou père, réussit à se sauver -. Les troubles et la guerre qui furent en Orient les conséquences (lu meurtre ordonné par Léon, pi-ocurèrent à Genséric, en assurant sa tranquillité, les avantages qu'il comptait tirer de ses intrigues avec Aspar. Celui-ci s'était entouré d'une troupe nombreuse de Gotlis et de comtes barbares qui, avec d'autres serviteurs, lui formaient une garde. L"n de ces Goths, désigné sous le nom de comte Ostrus, attaqua le palais, y pénétra de force et engagea un combat meurtrier. Entouré et ne se voyant pas de force à soutenir la lutte, il enleva une femme de la nation des Goths, riche et d'une grande beauté, qui était la maîtresse d'Aspar, et, sautant sur un cheval, s'enfuit avec elle ^ Il gagna la Thrace\ d'où il ne tarda point à revenir à la suite de Théodoric le Louche, qui marcha sur Constantinople pour venger la mort de ses alliés, et qui faillit se rendre maître de la ville. Théodoric fut repoussé parBasiliscus et par Zenon qui, de Chalcédoine, accourut au secours de Léon% mais il continua à guerroyer contre l'Empire jusqu'en 473. Pour obtenir la paix, Léon dut s'engager à lui payer tous les ans deux mille livres d'or (2 251 378 fr. environ), à le nommer maître des deux milices, à le reconnaître comme roi des Goths, et à n'admettre dans ses Etats aucun de ceux qui voudraient lui faire défection". Cette paix ne mit point fin à l'alliance de Genséric avec Théodoric le Louche. Celui-ci s'engagea, en échange des avantages qui lui étaient concédés, à servir l'Empire contre tous ses ennemis, excepté contre les