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TUlemont, A)ithètne, art. vi ; Empereurs, t. VI, p

LA GUERRE CONTRE L'E.Ml'IRE 23b

blemeiit la \\e. La peine de mort, prononcée par le Sénat, fut commuée en exiP.

L'histoire d'Arvandus et de Récimer fait voir clairement le tissu d'intrigues dont le nœud était à Caiihage, et par lesquelles les barbares, tous ligués entre eux, préparaient, môme avec l'aide de magistrats romains, la destruction de l'Empire, pour se créer sur ses ruines des souverainetés indépendantes. Ces intrigues assuraient, sui\"ant l'expression de Jordanès, la puissance et la tranquillité du royaume des Vandales. L'habile diplomatie de Genséric avait réussi à lui procurer une situation analogue à celle qui, trente ans plus tard, fit la force de Théodoricle Grand'. Par lui, une entente était établie entre tous les barbares, il était le trait d'union entre eux et en (juelque sorte leur chef. Pour se conserver cette situation prépondérante, pour empôchei- une nouvelle tentative de l'Empire contre l'Afrique, il lui fallait achever de détruire les restes de la puissance romaine en Occident et détacher l'Italie de l'Orient, en la soumettant à la domination des barbares, ou en y plaçant sur le trône un prince qui fût sa créature. Les mômes intrigues continuèrent donc dans le môme but et par les mômes moyens. Il s'agissait toujours de pousser Euric à la guerre ^ Récimer, qui ne voyait dans sa réconciliation avec Anthemius({u'un ajournement de la lutte et un délai pour la préparer, joignit, sans aucun doute, comme précédemment, ses sollicitations aux instances de Genséric.

Il se ti'ouva encore des fonctionnaires romains prêts à lui servir d'intermédiaires. Les lettres de Sidoine Apollinaire nous font connaître les méfaits et les trahisons d'un agent du fisc, nommé Seronatus, qui commit en Auvergne et dans le

1. Cassiodore. C7(/-o«., n" 1287, a. 469(édil. Moinmsen, M. li.A. .1., t. XI, p. 158).

2. F. Martroye, UOccident à Vépoque byzanline, liolhs et Vandales, ch. ii.

3. Jordanôs. Getica, .\i.vii {M. G., A. A., t. V, pp. 120-121).

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pays des Gabali^ les plus scandaleux excès et les plus effroyables violences". Ce Catilina de son siècle, comme rappelle Sidoine Apollinaire, en vint à une véritable fureur^. Impudemment envieux, al)jectement faux, orgueilleux comme un esclave parvenu, il taxait en maître, exigeait en tyran, et s'érigeant en juge, prononçait des confiscations ^ Chicaneur comme un barbare % il soulevait à tout propos des difficultés. Il ne cessait de punir de prétendus vols, et volait publiquement, au point que, même en sa pi'ésence, on ne pouvait s'empêcher d'en rire^ Toutes les ressources de son esprit étaient sans cesse employées à faire payer deux fois ceux cjui ne pouvaient représenter leurs quittances '', à exiger des impôts dont il avait été fait remise ou qui n'étaient pas régulièrement établis*, de sorte qu'il remplissait les forêts de fugitifs et les prisons de prêtres®.

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